Jiang => Si seulement tu regardais Gungrave, ça m'offrirais enfin le sujet de discussion dont je rêve ( 26 épisode seulement, donc un quasi one shot anime). Je pense franchement que ça pourrait te plaire (et puis la musique est bonne anyway)
Bon, voila mon argumentation sur DBZ.
Que toriyama ait voulu faire de DBZ une illustration des principes nietzschéen, ce n'est pas sur, je le concède deso. Enfin, un homme de la culture et du raffinement d'Akira ne pouvait ignorer la doctrine de Nietzsche et des grand philosophes. Mais les prismes nietzschéens collent très bien à l'analyse de DBZ. C'est assez curieux, j'y voit plus qu'une coïncidence (et pas seulement à cause de la quête de puissance). Mais on sent bien que Toriyama a développé sa propre philosophie (ou des concepts philosophiques qui lui étaient chers) dans DBZ, d'où la profondeur exceptionnelle des personnages.
Par exemple, analysons Goku.
Il est à bien des égards, l'incarnation des "derniers hommes" (hommes policés, civilisés et donc faibles en très très gros ).
Il est policé par la société,sauvage à la naissance, il est domestiqué, harnessed (intraduisible de l'anglais, cela signifie controler, exploiter et aussi domestiquer )par le monde social. A tel point qu'il finit par conclure un mariage sans amour avec chichi, par sens des conventions...
Mias comme les derniers hommes, il est d 'un égoisme phénoménal, qu'il cache en prétendant défendre la justice. Que dit il face à Gynui sur Namek ? "Helping people is also fun !". Ce qu'il fait il le fait pour son PLAISIR, et c'est tout. Il n'y a pas de morale chez Goku.
D'ailleurs, on présente beaucoup Goku entouré de ses "amis" (la phrase mythique ) et des siens... Mais qu'en est-il vraiment ? Il se fiche de chichi. Il n'hésite pas à abandonner ses fils (l'épilogue de DBZ est TRES révélateur -ne considérons pas GT car il n'est pas fait par toriyama et est donc une blague gigantesque qui ne reprend QUE le filon baston de DBZ.)pour le PLAISIR de s'entrainer. Pendant 7 ans, il se fiche de prendre des nouvelles de sa famille via King Kai, et ne le fait QUE pour un tournoi. Il n'hésite pas à demander à Gohan de l'accompagner et d'affronter Cell (contre l'avis de Piccolo) sans vrai necessité.
Son égoisme est évident, mais paré des atours de la morale.
Le plus frappant c'est quand il refuse de demander à shenron de trouver le lab de Gero (3 ans avant l'attaque) POUR L'UNIQUE RAISON qu'il veut se battre contre les androides.. Mais il se rattrape aussitôt en disant que gero n'a encore rien fait de mal ...(justification). Ceci est supprimé dans l'anime et n'existe que dans le manga (les types de Fujianimation ont cru que c'était une erreur dans le scénario alors que bien au contraire, c'est révelateur)
De plus, Goku est l'homme du présent, l'esthéticien de Kierkegaard. Il ne se projette jamais dans le futur ni ne pense au passé, il essaie de jouir de chaque instant indépendamment de toutes conséquences (puisqu'il à un rapport au temps comme un succession de moment ). Exemple type : donner un senzu à son adversaire cell juste avant qu'il n' affronte...son propre fils !!! ) dans le seul but de regarder un beau combat !
Par opposition à Vegeta, l'homme du passé ET du futur mais JAMAIS du présent.
Il y a trop d'opposition d'ordre conceptuel entre ses deux personnages, pour que cela ne soit pas le fruit d'une longue reflexion...
A suivre au prochain post (d'ici demain ou pas VU QUE C'EST MON ANNIVERSAIRE-rappelez vous en sinon
) Vegeta : Le motif du surhomme.