Hmm… je me rends compte qu’enchainer des séries courtes me challenge un peu trop sur le débit des critiques que je dois rédiger… Mais bon, si je dois me montrer sélectif, ce n’est clairement pas Barakamon que je mettrais de côté, pour lequel je vais mettre tout ce que j’ai
(que j’ai terminé hier d’ailleurs, je voulais avoir au moins un jour de recul avant de l’évaluer afin de confirmer mon ressenti).
GRAPHISMES : 9,5/10
Graphismes époustouflants avec une bonne fluidité, jeux de lumières et somptueux paysages qui feront vibrer votre rétine. Après tout, le thème de l’art oblige un minimum de rendu pour forcer l’inspiration.
Le chara-design quant à lui est imperfectible, car même sans les dialogues les traits des personnages suffiraient seuls à ridiculiser la crédibilité des films muets tellement c’est expressif.
PERSONNAGES : 10/10
Bon, j’ai déjà fait le coup de 11/10 avec Kill La Kill, donc je vais m’en abstenir cette fois ci même si je pense que ce critère pourrait avoir le mérite d’être noté avec un numérateur à minimum 5 chiffres.
Anyway, même une tronçonneuse ne pourrait pas défaire l’attachement du spectateur aux personnages. Les quelques clichés qui traînent prouvent que cette notion n’est pas péjorative du tout si elle est utilisée à bon escient. Seul Seishu est véritablement approfondi, et son évolution est vraiment passionnante tellement elle est subtillement menée. Les autres personnages quant à eux semblent tous s’être déjà trouvés et servent surtout de marche pied au héros pour le conduire dans son épanouissement.
Ceci dit, ils ne sont pas à sous-estimer, car tous ont leur charme (y en a vraiment AUCUN à jeter) et certains risquent de faire complètement chavirer votre cœur, notamment Naru qui pulvérise atomiquement tout le kawai que j’ai connu jusqu’ici dans toute les œuvres/l’IRL que j’ai connu… rien que le Seiju c’est juste magique !
UNIVERS/SCENARIO : 8/10
Un univers peu ambitieux mais qui suffit largement à tenir ce plateau d’or. Celui-ci se résume à une petite île isolée où la vie se déroule de manière assez archaïque, avec le thème de l’art qui imprègne l’atmosphère. Pour être plus précis, le sujet central est ici la calligraphie. Certainement un des domaines qui, dit comme ça, semble la chose la plus ennuyeuse qui existe au monde. D’ailleurs, je le pense toujours, mais ce n’est tellement pas ce qui est important. Ce que j’ai surtout retenu : la calligraphie est une activité parfaite pour retranscrire les émotions des personnages, c’est juste parfait pour du Slice of Life de cette envergure !
En effet, l’anime s’adonne essentiellement à nous plonger dans le quotidien de cette petite île, amenant divers problèmes et les solutions qui vont avec. C’est jamais cherché loin et ne stimulera en rien vos neurones, mais c’est certainement une facette stratégique de l’anime pour renforcer le côté touchant. Néanmoins, de temps à autre, ce quotidien vient s’entremêler au thème de l’art et c’est surtout dans ces moments clés que le héros manifeste son évolution, même si cela se passe parfois de manière assez maladroite.
OST : 9/10
Très bonne OST qui ne rate jamais son coup et ne fait qu’accroître l’emprise de cette ambiance radieuse et pleine d’entrain sur le spectateur.
CONCLUSION : 9.5/10
Barakamon, c’est un anime incroyable qui redonne un second souffle, quel que soit l’endroit d’où on vient ou ce qu’on recherche. Sa pureté est sans égale si on exclut le fait qu’il attise vicieusement le spectateur à se délecter d’un chef d’œuvre qu’il ne pourra suivre que pendant une douzaine d’épisodes, rendant les adieux à cette petite île très difficiles. On en aura toutefois profité pour faire d’incroyables rencontres, avec des personnages attachants comme jamais, tout comme on aura été témoin du quotidien de cet espace paradisiaque, qui fige complètement le monde extérieur.
En tout cas, il n’y a absolument rien à perdre à regarder cet anime, une magistruosité universelle dont personne ne sera apte à réfuter sa qualité !
Première fois que je fais ça, mais... merci Kay et Cocodec sans qui je serais certainement passé à côté de ça 