J'avais d'ailleurs parlé en profondeur (enfin je crois
) du lien entre Code Geass et Clamp dans un post perdu dans les méandres du topic
Bon, j'ai terminé les 42 volumes de Dragon Ball, y a pas à dire, même avec la nostalgie, ce manga possède d'incroyables qualités et surtout d'ordres graphiques. Bien que Toriyama ait une préférence évidente des machines sur les muscles (puisqu'il en dessine qui n'existent pas
), il y a une identité vraiment marquée qui aura largement influencée tout l'univers du shônen. Qu'on aime ou non ce manga, son influence est indéniable, et je sais bien que je n'apprends cela à personne. Toutefois, je pense vraiment que la meilleure partie du manga est la première, celle de l'enfance de Sangoku jusqu'à l'arrivée de Raditz (non-inclus). Pourquoi ?
La raison est simple, c'est le seul moment où il n'y a pas des écarts de force abusés. Si on compte selon les machines de Freezer, Tortue Géniale aurait 139 de puissance (ou 137 je sais plus bref). A la fin de Dragon Ball, Sangoku et Piccolo ont une puissance d'environ 300. Ce qui veut dire que tous les personnages sont dans une petite fourchette et les combats sont vraiment à suspense, on découvre plein de techniques, et on est époustouflés par l'imagination de Toriyama.
Mais à partir de Dragon Ball Z, les écarts deviennent impressionnants, rien que Radditz avec sa puissance de 1200 écarte d'un revers de main tous les personnages, recentrant alors le manga sur Sangoku et Piccolo (qui sera vite balayé par la suite). Par la suite, ce n'est qu'artifices pour faire augmenter les combats. Il n'y a plus de techniques, il n'y a que des transformations, en gros tout le côté spectaculaire se perd un peu. Lors de la saga Freezer c'était encore digeste, mais la saga Celle c'est clairement l'écoeurement. En plus, Toriyama a tenté de faire une complication du scénario qui est assez déconcertante. Heureusement, la saga de Boo s'assume totalement dans ce n'importe quoi (les persos n'ont plus de technique, ils échangent juste quelque coups de pied / boules d'énergie, mais ce qui est décisif c'est la puissance pure par le biais de transformations). Du coup, on tombe dans un burlesque assez glauque qui rappelle étrangement les débuts du manga (en plus on revoit plein de vieux persos, on sent que Toriyama voulait vraiment terminer en beauté).
Bref, Dragon Ball reste incontestablement une épopée à lire et à relire, avoir lu 42 volumes en une semaine et avoir vu défiler quasiment 40 ans (je sais plus exactement quel est l'âge de Sangoku à la fin du manga), et bien ça fait bizarre. Malgré les défauts de DB, je resterai fan à vie je pense
Sinon, j'ai trouvé que le Naruto et le Bleach étaient pas mauvais du tout pour une fois. Pour le Naruto, on a même des beaux dessins sur la fin, ou alors y a un assistant de Kishimoto qui a fait des merveilles
J'ai hâte de voir le One Piece
