DQVI fini en 52h54 avec des persos au niveau 41-40
Voici mon nouveau classement:
1) DQ5
2) DQ9
3) DQ8
4) DQ4
5) DQ6 
7) DQ1
8) DQ2
Ce qui m'a gêné dans ce Dragon Quest, c'est vraiment l'absence totale de scénarisation une fois la dizaine d'heures dépassées, le non-rapport des minis-histoires entre-elles contrairement aux autres épisodes et la non clarification des objectifs, ce qui transforme l'aventure en une chasse bête aux objets divers et importants. On a vraiment du mal à se sentir impliqué dans ce qui se passe, puisqu'on ne sait presque jamais pourquoi on doit aider tel personne et si ça va vraiment nous aider pour le but principal du héros durant la seconde partie du jeu.
Pourtant il y avait matière à faire avec quelques persos importants qui auraient pu nous donner une véritable raison d'avancer (Rubiss par exemple). Petite parenthèse pour la clé suprême étant quasi introuvable sans soluce, à moins que l'on passe au pif à l'endroit où elle se trouve.
En points positifs je dirais que de tout les DQ que j'ai fait (1,2,4,5,6,8,9) il s'agit clairement de celui qui fait le plus voyager et qui a les situations les plus diversifiées. On y retrouve toujours l'esprit DQ avec un sens pour l'aventure toujours aussi présent (peut être trop ?) et des répliques de PNJ toujours autant humoristiques servies par une traduction FR de qualité si l'on excepté les noms d'Olivier et Francis (
) pour 2 membres de l'équipe. L'univers et ses mondes parallèles ne s'en retrouve que plus enrichi car le contexte de ce DQ (pour ne pas spoiler) favorise encore plus l'ironie et l'auto-dérision par rapport aux autres épisodes. Il y a quelques twists les 10 premières heures de l'histoire nous scotchant littéralement, certaines mini-histoires sont vraiment intéressantes/émouvantes (au choix) et il y a des passages vraiment cultes dans leur construction dignes de ce que l'on retrouve habituellement dans les RPG SNES. Un des passages vers la fin du jeu d'ailleurs est juste mémorable. Sugiyama quant à lui nous livre une BO de qualité, il est toutefois regrettable que les 3 musiques vraiment exécrables de l'OST (musique de ville, de combat, des tours-donjons) soient celles que l'ont entend le plus et que certaines musiques aient perdu de leur cachet par rapport à la version SNES. La fréquence des combats a augmenté ce qui est un mal pour un bien, puisque cela évite d'xp sur place comme un porc dans ce DQ excepté pour le boss final de l'aventure principale (étant au passage le plus dur des DQ que j'ai finis et le seul boss du jeu posant problème car la difficulté a été clairement revue à la baisse notamment au début du jeu).
En points nuancés, je mettrais plutôt le système de vocations qui est simple à prendre en main vu qu'il nécessite ni de retomber au niveau 1, ni de changer son équipement en fonction de chaque nouvelle vocation choisie comme dans DQ9. Par contre il est plutôt chiant en termes d'évolution puisqu'il faut se taper un certain nombre de combat (200 en moyenne par jobs) pour les maîtriser sans avoir la possibilité de gruger en trouvant de bons spots à mobs pour les faire grimper plus vite, à préciser que battre des monstres bien plus faibles que soi ne fera pas monter les jobs.
Malgré la panoplie de coups très diversifiée par rapport aux épisodes précédents et même au 8, le système du 4 avec chaque perso vraiment spécialisé dans un job prédeterminé reste le meilleur de la trilogie grâce à sa simplicité et efficacité.
L'option "parler" ou "plutôt récolter les avis des compagnons après chaque replique de PNJ" ajouté dans le remake du 5 (
) est toujours présente et est ici bien plus mis à contribution malgré sa relative inutilité. Elle montre même à quel point Francis - le healer par défaut du groupe - est un personnage carrément insipide.
Au final ce DQ est un RPG plutôt costaud qui nous réserve de très bons moments mais qui demeure entaché par sa seconde partie s'étalant sur près de 30h et étant vraiment frustante et rageante du fait de sa scénarisation carrément absente et très mal rodée face aux autres épisodes, de l'illogisme dans lequel les situations s'enchainent et de l'obtention archi-ridicule de certains objets qui auraient mérité une meilleure mise en scène, de même pour certains persos. Passer après l'épisode 4, dont DQ6 reprend quelque peu la structure plus ou moins non-linéaire du chapitre 5 en plus bordélique, et après le 5 - qui fait un bond sur la scénarisation malgré quelques flottements sur la 2nde partie - pour en arriver à un résultat inférieur à ses 2 ainés, ça fait mal.
En clair il s'agit du DQ le moins bon de la trilogie zénitienne pour moi et de l'un des moins bon de la saga, même si je compte lui mettre un 16/20 grand max.
Pavey Cesar que personne ne va lire.
