2eme partie
Après cette mystérieuse visite Vincent se posa de nombreuses questions. D’un côté, il ne voulait pas croire à cette histoire totalement loufoque : un homme qui lit dans l’avenir et qui vient l’avertir du malheur qui l’attend, et puis quoi encore ; mais d’un autre côté cet homme connaissait des choses que personne ne savait. Des sentiments qui lui étaient personnels et dont, il en était pratiquement certain, il n’en avait jamais fait part à une quelconque personne. Ceci l’intriguait…mais il avait d’autres problèmes en tête ; notamment les résistants de Utaï qui avaient, inexplicablement, toujours une longueur d’avance sur les Turks, qui étaient pourtant un modèle d’efficacité et de rapidité dans le domaine du démantèlement de réseaux, ce département avait déjà fait ces preuves depuis bien des années, aucune affaire, quelle qu’elle soit, ne leur avait jamais posé de problème. Du moins jusqu’à maintenant.
Ce fut le véritable premier échec dans toute la carrière de Vincent au sein des Turks ; il eu vraiment beaucoup de mal à le digérer.
Pourtant quelque chose d’inattendu vint lui redonner espoir. En effet il reçu une information de dernière minute concernant ce fameux réseaux de résistance :
« Monsieur Valentine ! Monsieur Valentine ! cria un jeune membre des Turks en frappant à la porte de la chambre de Vincent.
-Qui a-t-il ? s’étonna Vincent en ouvrant la porte, pour quelle raison es-tu si pressé ?
-C’est une information très importante ! dit le jeune garçon essoufflé par sa course à travers la ville, elle concerne les résistants que nous traquons depuis des lustres !
-Que ce passe-t-il ? demanda Vincent qui soudain était devenu extrêmement attentif.
-Et bien, nos services de renseignements on réussit à localiser le nouveau lieux où se cachent les résistants, de plus ils ont pu les apercevoir, dit le garçon en essayant de reprendre son souffle, il seraient dix en tout dont un vieillard ce qui paraît étonnant car généralement des réseaux comme celui-ci ne s’embarrassent pas de personnes qui risqueraient de les ralentir…
-Hhm ! Oui en effet tu as raison, dit Vincent songeur, cet homme doit être avec eux pour une bonne raison…mais laquelle ? Bon, peut importe, tu as l’adresse de leur nouveau repère ?
-Bien sûr ! Tout est là…. »
Le jeune homme donna l’adresse à Vincent, qui rassembla, aussitôt, son équipe d’urgence.
Ils se dirigeaient, maintenant, vers l’endroit que leurs renseignements leur avait communiqué.
Soudain en chemin une idée traversa l’esprit de Vincent : « ….le vieil homme…si c’était… ».
Il stoppa net sa course, ses coéquipiers surpris s’arrêtèrent également. Vincent se retourna rapidement en direction du jeune homme qui lui avait communiqué les informations :
« Le vieil homme, est-ce qu’ils t’ont donné une description du vieil homme qui accompagné ce groupe de résistant !
-C’est à dire…quel genre de description ? demanda le jeune garçon visiblement mal à l’aise.
-Je sais pas moi ! N’importe quoi sur son physique, sa tenu vestimentaire…
-Euh..non, enfin je veux dire je ne crois pas, je ne m’en souvient pas… répondit-il encore plus mal à l’aise.
-Comment ça ! dit Vincent en s’approchant du garçon et en le saisissant violemment par les épaules, on ne t’as communiqué aucune information sur lui...où tu as tout simplement tout oublié !
-Lâche le Vincent ! lui ordonna l’un de ses coéquipiers, ça suffit maintenant ! Qu’est qui te tracasse autant pour que tu sois autant énervé ?
-Non…non ce n’est rien tu as raison, répondit Vincent en lâchant le garçon.
-Bon alors que fait-on ? demanda un des équipiers qui s’impatientait, est ce qu’on suis toujours le plan ou tu as une meilleure idée ? »
Vincent regarda sont équipe qui le fixait, tout reposait sur sa décision, il le savait ; des gouttes de sueurs coulaient sur tout son visage, les veines de ses tempes se dilataient, il se mordillait la lèvre inférieur, ses yeux effectuaient des mouvements rapides de droite à gauche. Il ne savait que faire, il était confronté à un sérieux dilemme : soit il faisait entièrement confiance à sa raison qui lui dictait de ne pas croire à ces histoires grotesques de sorte de devin donc de s’en tenir à l’adresse qu’on leur avait communiqué ; ou bien il se laissait guider par son intuition : les résistants étaient partit, à chaque fois, au moins une minute avant leur arrivée, cela signifiait que le vieillard ne pouvait prédire l’arrivée de Vincent et son équipe seulement au moment ou Vincent lui-même communiquait les ordres et se dirigeait vers eux, il faudrait donc anticiper la prédiction du vieil homme et les prendre à revers, de plus si cette hypothèse s’avérait juste cela voudrait dire que les prédictions du vieil homme, concernant son obscure avenir, serait bel et bien vrai…
Vincent était une nouvelle fois tiraillé ; pourtant il n’avait plus le droit à l’erreur, car l’un de ses supérieur, le méprisable Heidegger l’avait menacé d’être muté dans un autre secteur si il n’avait pas résolu cette affaire avant la fin de la semaine.
Il commença à paniquer, ses mains tremblaient, ses pensées commençaient à s’embrouiller ; les quelques secondes qu’il mit pour se décider lui paressèrent des heures entières.
« Vous…vous avez raison, suivons le plan à la lettre, dit Vincent d’une voie fébrile. »
Tous se mirent donc à courir vers le repère des résistants.
Ils n’était plus qu’a une centaine de mètre quand Vincent, soudainement et sans aucune explication, changea totalement de direction. Les Turks qui se trouvaient derrière lui furent bien surpris, mais Vincent leur fit un signe de la main leur indiquant qu’il fallait le suivre, ils avaient une totale confiance en lui, donc ils le suivirent sans se poser de question.
Ils se mirent donc à courir dans une direction légèrement déviée vers la gauche, par rapport à leur objectif initial.
Puis au détour d’une ruelle Vincent aperçu un groupe de fuyard, un d’entre eux portait un vieil homme sur son dos ; plus de doute s’étaient bien eux. Il fit signe à ses coéquipiers, qui le précédaient, que les résistant se trouvaient près d’eux et qu’il fallait donc se séparer pour pouvoir les encercler ; ils lui obéirent et se dispersèrent dans déférentes directions.
Les résistants, à leur plus grande surprise, furent vite encerclés.
Vincent leur fit fasse, il les regarda tous droit dans les yeux, il fixa ceux qui lui avait causé tant de soucis, les premiers à lui avoir résisté. Bizarrement il n’arrivait pas à voir où se trouvait le vieillard, il était pourtant impératif qu’il le voit car il avait de nombreuses choses très importantes à lui demander pour qu’il puissent éviter le futur cauchemardesque qui lui était destiné.
Tout d’un coup un violent coup de feu vint déchirer le silence qui pesait, il provenait d’une ruelle avoisinante, Vincent se précipita sur les lieux, et là il vit le corps d’un vieillard étendu sur le sol, une balle logée en pleine tête, il le regarda bien et ce rendit compte qu’en effet c’était bien le vieil homme qui était venu chez lui quelques jours auparavant. Derrière le cadavre de l’homme se tenait un des Turks le pistolet encore fumant.
« Il a tenté de s’enfuir, lui expliqua-t-il, je n’avait pas d’autre solution, et puis ce n’est qu’un sauvage de plus. »
Vincent se leva le pris part le col, le plaqua contre un mur et lui dit :
« Tu n’as pas idée de ce que tu viens de faire ! Tu viens de gâcher le reste de mon existence ! »
Le Turk ne compris pas les paroles de Vincent.
Malgré le fait qu’il avait réussit à boucler l’affaire qui lui avait posé tant de problème, Vincent n’arriva pas à trouver le sommeil cette nuit là, il ne cessa de penser à son avenir : de quoi allait-il être fait ? A quelles horreurs devait-il s’attendre ?
Maintenant, il avait la quasi certitude que ce que lui avait prédit le vieillard se révélerait vrai.
Il prit donc la décisions de se retirer dans un petit village sans histoire appelé Nibelheim. Dans ce village se trouvait un château où résidait certains membres importants de la Shinra, dont un certain professeur Gast qui se trouvait être l’un des plus éminent scientifique du monde entier.
Il alla donc s’installé dans ce fameux château. Sur les lieux il fut accueillit par une charmante demoiselle :
« Bonjours mademoiselle, puis-le me permettre de vous demander votre nom ? dit Vincent d’un ton charmeur comme il savait si bien le faire.
-Je me nomme Lucrétia, je suis l’assistante du professeur Gast, lui répondit la demoiselle.
-Lucrétia, quel jolie nom ! Je suis enchanté »…………