IV Toxicologie et effets adverses
Les sportifs utilisent des doses d'anabolisants qui sont au minimum de 10 à 30 fois supérieures aux doses thérapeutiques et jusqu'à 1000 fois supérieures. Les effets recherchés sont : croissance de la masse musculaire, endurance, augmentation de l'agressivité.
A ces doses, des effets secondaires très importants et des effets toxiques surviennent :
sur le système cardiovasculaire : thromboses, hyperagrégations plaquettaires, infarctus, hypertension, arrythmie (2, 3 ,4).
sur le foie : hépatites, tumeur maligne, tumeur bégnigne (péliose), jaunisse, trouble du métabolisme (5, 6,7).
sur le système nerveux : thromboses cérébrales, syndromes psychiatriques et psychoses, épisodes maniaques, illusions paranoïaques, paniques, idées suicidaires, hallucinations auditives, hyperactivité (8,9).
sur les tissus musculaires et osseux, particulièrement au niveau des tendons (10), une réduction du nombre de capillaires par unité de volume est observée dans les muscles, avec quelquefois une dégénérescence de la fibre musculaire (11).
chez les hommes : atrophie testiculaire, infertilité, baisse de la production de spermatozoïdes, calvitie, développement de la poitrine (gynécomastie), impuissance, tumeur testiculaire, tumeur de la prostate.
chez les femmes : pilosité (particulièrement faciale), perturbation du cycle menstruel, augmentation de la taille du clitoris, changement du timbre de la voix, calvitie.
chez les adolescents : perturbation de la croissance (arrêt) et changements pubertaires accélérés.
Enfin, des répercussions rénales (tumeurs) des oedèmes des extrémités, douleurs et hémorrhagies digestives, l'apparition d'acné sont également décrits (12)
La question de la dépendance à ces substances est posée et reste sans réponse claire.
Toujours
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