On est plus a un article suce boule pres, alors voici le beu petit torchon de yahoo:
Année sportive - Tony Parker s´est fait un nom en NBA
LOS ANGELES ( Etats-Unis), 17 déc ( AFP) - Le meneur de jeu des Bleus et des San Antonio Spurs, Tony Parker, se souviendra de 2003 comme une année charnière dans sa carrière avec la prise en main d´une équipe de France, dont il est désormais le leader naturel, et la conquête du titre NBA, trophée que seuls trois joueurs européens avaient brandi avant lui.
Lui qui se définissait, au soir d´un sacre américain arrosé au champagne dans le vestiaire des Spurs, comme une " machine à gagner" aura toutefois connu sa première grande déception sportive sous la forme d´une 4e place à l´Euro, synonyme d´adieu aux Jeux d´Athènes où - compte tenu de leur potentiel - les Français auraient eu leur mot à dire.
Le raté suédois, dont Parker ne peut aucunement être tenu responsable, en a décidé autrement. Muet sur le sujet depuis septembre, celui qui peut désormais se contenter de décliner son identité par le seul énoncé de ses initiales ( T.P. , prononcer Tipi) s´est réjoui récemment de la nomination de Claude Bergeaud comme sélectionneur.
Une façon sans doute de souligner que, malgré une carrière américaine qui le mobilise une grande partie de l´année, son avenir se dessine toujours en bleu-blanc-rouge.
Deuxième gâchette des Spurs
En attendant de retrouver l´équipe nationale, le N.9 des Spurs peut en tous cas se retourner avec fierté sur sa saison 2002-2003 avec le club texan, un exercice qui l´aura vu progresser mois après mois et franchir avec brio tous les obstacles.
Après un départ en demi-teinte, le Français et son équipe ont réalisé une seconde partie de saison remarquable à partir de janvier ( 41 victoires, 9 défaites) avec, en point d´orgue, une série de 8 succès consécutifs à l´extérieur qui ont jeté les bases de leur futur triomphe.
Sans être linéaire, le parcours de Parker en phase finale réserva quelques moments d´anthologie. Comme le 23 mai, avec son 8 sur 11 aux tirs ( 19 pts) dans le seul 3e quart-temps du match 3 de la finale de l´ouest face à Dallas.
On n´oubliera pas non plus son rôle prépondérant dans la série précédente qui précipita la chute des Lakers de Los Angeles, pas plus que son début de finale NBA face aux New Jersey Nets qui lui valurent des pleines pages dans les quotidiens new-yorkais.
Seul Spur, avec Bruce Bowen, à avoir joué les 106 matches ( 82 en saison régulière et 24 en phase finale), le Français a notamment signé 28 matches à 20 points ou plus ( 21, puis 7 en phase finale), s´imposant comme le deuxième marqueur de son équipe ( 15,5 pts, puis 14,7 pts en phase finale) derrière l´incontournable Tim Duncan.
Responsabilités
Pour sa deuxième année dans la Ligue nord-américaine, l´ex-stagiaire de l´INSEP a d´ailleurs revu toutes ses statistiques à la hausse avec une belle progression aux tirs ( 46,4 % contre 41,9 % en 2001-02). Mais c´est aussi son mental qui a impressionné.
Plus jeune meneur, après Magic Johnson, à conduire une équipe au sacre, à 21 ans, il a en outre dû vivre au quotidien avec la menace de perdre son poste au profit de Jason Kidd ( Nets) que San Antonio convoitait pour 2003-04.
Victime d´une entorse à la cheville gauche qui lui a fait manquer les 7 premiers matches de la saison 2003-2004, le Français a démarré le nouvel exercice sur la pointe des pieds, au propre comme au figuré, avant de reprendre son élan et de se muer en passeur émérite.
Une métamorphose à laquelle l´entraîneur des Spurs, Gregg Popovich, n´est pas totalement étranger: " Je ne lui demande pas d´être John Stockton ( l´ex-meneur des Utah Jazz, meilleur passeur de tous les temps en NBA) car nous avons besoin qu´il score. Mais j´aimerais qu´il fasse plus participer ses coéquipiers".
Bon élève, " T.P." a appliqué à la lettre les consignes de son entraîneur et ses statistiques sur les derniers matches sont éloquentes avec une moyenne d´un peu plus de 9 passes par match.
Au sein d´un effectif renouvelé de moitié, il est désormais investi de responsabilités nouvelles, ce qui n´est pas forcément fait pour lui déplaire. Et on peut compter sur lui pour surprendre à nouveau en 2004 car le garçon a encore de la ressource et toujours de l´ambition
Je vous laisserai aprécier 