Pour rebondir sur la qualité du jeu en baisse, mettre ça sur le dos des 82 matchs de la saison régulière et des déplacements à répétition est un faux débat.Il y a 20 ans aussi les teams jouaient ts les 2 jours, mais ça n´empechait pas des envolées lyriques au niveau des scores.
De mon point de vue, c´est l´esprit qui règne en NBA qui est en cause. On ne parle que de défense, d´empecher son adversaire de marquer par tous les moyens, on se contente de façonner que des joueurs aux grandes qualités athlétiques, qui courent vite, qui sautent haut, mais incapables de shooter. C´est triste à dire, mais le pure shooteur est une espèce en voie de disparition en NBA. Le physique règne en maitre, au détriment de la technique. Conséquence, les matchs se ressemblent tous, avec des défenses ultra physiques, qui étouffent le jeu offensif adverse. Tout est controlé, lent, stéréotypé, sans imagination, ave un amas de joueurs bodybuildés et standardisés qui s´agglutine ds les raquettes. Et des attaques en berne, plombées justement par ce manque d´adresse, cette incapacité technique et mentale à rentrer les shoots de loin, ce manque d´imagination et de folie sur jeu placé qui est un vrai supplice pour nombre d´équipes en NBA ( un pb amplifié par la défense de zone). Heureusement que le fastbreak vient égayer un peu ces matchs, encore faut-il qu´il soit autorisé par les coachs, plus enclins à controler le tempo et dc à marcher, plutot que de lacher les cheveaux.
Ds les années 90, pour moi, il y avait 2 teams qui avaient pour fonds de commerce la destruction du jeu adverse par leur défense impitoyable: Miami et NY. Cette année, on a 9 équipes qui encaissent moins de 90 pts en moy par match, et aucune n´atteint la barre fatidique des 100. A contrario, seules 3 franchises ( Kings, Lakers et Mavs) dépassent les 100 pts marqués en moy par match. Plus que tout discours, cela démontre à quel point la NBA est en train de s´enfermer ds cet esprit " ultra défensif", encouragé par des coachs frileux qui répugnent à prendre des risques vu la précarité de leur situation. Je ne suis pas forcément un nostalgique du run and shoot des années 80, mais là on en vient à l´extrème contraire. La folie a disparu des parquets, il reste peu d´artistes, de génies pour enflammer les foules, faire rever les fans; tout est carré, bien organisé, mais sans ame ni passion, servi par des joueurs bridés et aux fondamentaux douteux, ne misant que sur leurs qualités athlétiques. Le show fout le camp tout simplement, et j´y vois une conséquence de la politique menée par David Stern, plus préoccupé par la machine à fric et par son désir d´aseptiser l´ensemble.
Alors, le public vient moins nombreux, les audiences TV chutent. Quelque part, j´espère que cette désaffection du public provoquera ds un avenir proche une remise en question chez Stern et ds les mentalités. Revenir vers un style de jeu plus ouvert, ou les joueurs ont réellement la possibilité de s´exprimer, sans que la défense ne soit baclée. 1 équilibre difficile à trouver...