Tony Parker ( San Antonio Spurs)
Il est évidemment le plus prestigieux de nos représentants. Claude Bergeaud, nouveau sélectionneur de l´équipe de France, dit d´ailleurs de lui qu´il est le " seul joueur NBA que compte la France". A ce jour, c´est indubitable. Il n´en reste pas moins que les lendemains de fête sont difficiles pour TP. Collectivement, les Spurs, champions en titre, pointent au dernier rang de la Division Midwest, il est vrai incroyablement relevée. Individuellement, le meneur tricolore a vu son début de saison perturbé par une blessure. Depuis son retour, il a disputé 15 matches, tous dans le cinq majeur. Parker tourne à 13,9 points par match, soit un peu moins que la saison passée. Mais la forme semble revenir.
Boris Diaw ( Atlanta)
Drafté beaucoup plus bas ( 21e position) que con ancien compère palois Mickael Pietrus, Boris Diaw réussit pourtant des débuts bien plus prometteurs que " l´Euro Jordan". Un peu timide en novembre, notamment dans le secteur offensif, Diaw ne cesse de s´affirmer au fil des matches. S´il ne tourne encore qu´à 3,6 points par rencontre, son temps de jeu augmente match après match et Boris est déjà apparu à trois reprises dans le cinq majeur. Visiblement, son coach, Terry Stotts, compte sur lui. Pour un rookie, c´est bien là l´essentiel.
Mickael Pietrus ( Golden State)
Numéro 11 de la dernière Draft, Mickael Pietrus a probablement été surcôté par les scouts NBA. Certes, le grand frère de Florent est pétri de talent, mais dans son registre, il manque encore de volume et de constance pour s´impose durablement au poste deux. Surtou à Goldent State, où sévit déjà un certain Jason Richardson. Pietrus peut également se voir accorder le bénéfice du doute, au regard de la blessure qui l´a privé du début de saison. Mais depuis qu´il a intégré le roster, il s´est davantage distingué par des déclarations d´une vanité à la limite du ridicule que par ses prestations, pour le moins discrètes. Il a tout à prouver.
Jérôme Moiso ( Toronto)
La déception. A son arrivée au Canada cet été, le pivot tricolore pensait vraiment avoir enfin sa chance en NBA. Quasiment pas utilisé depuis son entrée dans la Ligue il y a deux ans, Moïso s´était vu promettre une réelle opportunité de démontrer ce dont il est capable. Mais les belles intentions se sont fracassées sur la réalité du terrain, impitoyable. Si les Raptors ont retrouvé des couleur,s à l´image de leur leader Vince Carter, revigoré cette saison, pour Jérôme, rien n´a changé. Il possède pourtant le jeu et le physique pour s´imposer en NBA, cela ne fait aucun doute. Mais a-t-il le mental? C´est une autre affaire...
Tariq Abdul-Wahad ( Dallas)
La carrière de TAW est plus que jamais au point mort. Après un Euro tout à fait correct, Abdul-Wahad pensait pourtant que cette saison 2003-2004 serait celle de la relance. Mais sa place n´est plus à Dallas. Excellent défenseur, mais faible scoreur, l´ancien joueur de Sacramento ne colle pas avec le style de cette équipe. Don Nelson lui a fait clairement savoir qu´il ne serait pas utilisé. Tariq a demandé à être transféré, mais il traîne comme un boulet son contrat mirobolant, qu´aucun club ne souhaite racheter pour un joueur à l´impact limité