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Le Maccabi tient sa finale
Le Maccabi Tel-Aviv s’est qualifié pour la finale de l’Euroligue en venant à bout du CSKA Moscou ( 93-85) jeudi soir en demi-finale, à Tel-Aviv. Au terme d’une rencontre de haut niveau, les Israéliens ont gagné le droit de se frotter au Skipper Bologne samedi en finale pour tenter de décrocher le titre à domicile.
Devant 10 000 spectateurs acquis à sa cause, le Maccabi Tel-Aviv tentait de réussir jeudi soir la première partie de son pari : remporter le Final Four à domicile comme l’avait fait le Barça l’an passé. Mais avant de rêver au titre, les Israéliens devaient se débarrasser d’un très gros morceau, le CSKA Moscou, en demi-finale. Meilleure attaque ( Tel-Aviv) contre meilleure défense ( Moscou) de l’Euroligue, l’affiche promettait beaucoup.
Moscou démarre mieux
Le coup d’envoi était donné dans une ambiance de folie. Mais très vite, les Russes refroidissaient l’atmosphère en prenant les devants grâce à une grande adresse à trois points de la paire américaine Holden-Brown ( 3/3 à eux deux), et plus rare de Monya ( 2/2), et à une grosse agressivité au rebond. Résultat : le CSKA menait 20-12 après huit minutes de jeu, et 11 rebonds à 6. Plus fort encore, les Moscovites contenaient parfaitement la gâchette Jasikevicius, auteur de 37 points lors du dernier match de poule face à Kaunas, et réduit au silence dans ce premier quart-temps. Le buzzer retentissait alors que les Russes menaient de neuf points ( 27-18).
L’entraîneur du Maccabi décidait de se passer de Jasikevicius en début de deuxième quart. Peu en réussite, le Lituanien était heureusement bien relayé par Anthony Parker ( 14 points en première période), l’homme de la première mi-temps côté israélien. Grâce à lui, le Maccabi sortait peu à peu la tête de l’eau et le public reprenait espoir et redonnait de la voix. Moscou comptait encore sept longueurs d’avance ( 36-29) quand Marcus Brown prenait sa troisième faute ( 16e). Obligé de sortir pour être préservé pour la deuxième période, l’Américain voyait ses coéquipiers bafouiller leur basket si flamboyant jusque-là. La défense israélienne était beaucoup plus présente, Jasikevicius trouvait enfin le panier et les Russes, eux, ne marquaient plus un point. L’écart se réduisait inexorablement ( 38-33, 17e, 38-35, 18e, 42-41, 20e). A la pause, le Maccabi était revenu dans la partie ce qui annonçait une deuxième période passionnante.
Le Maccabi impose sa loi
Le deuxième acte commençait sur le même tempo avec des Israéliens agressifs et des Russes peu inspirés en attaque. Symbole de ce retour du Maccabi, Jasikevicius signait son premier tir primé du match et délivrait des caviars à Parker. Les Israéliens prenaient la tête pour la première fois depuis la première minute ( 49-48, 25e). Jasikevicius et Parker étaient enfin en forme au même moment et continuaient leur show offensif ( tir à trois points du Lituanien et deux smashes de l’Américain sur des passes de… Jasikevicius). Comme dans le même temps, Vujcic règnait dans la raquette et provoquait les fautes russes, le Maccabi prenait le large ( 58-51, 27e). Un écart qu’il conservait jusqu’à la fin du quart-temps ( 62-55).
Après avoir eu une possession pour prendre plus de dix points d’avance ( 64-59, 31e), les Israéliens voyaient les Russes revenir dans le match grâce à un tir primé de Brown et deux lancers-francs de Papaloukas ( 66-62, 34e). L’intensité grimpait d’un cran et chaque ballon donnait lieu à une véritable bataille. Les deux équipes se rendaient coup pour coup et les Russes retrouvaient leur défense du premier quart-temps. Mais Parker continuait son festival ( 27 points au total) en redonnant de l’air aux siens sur un tir primé ( 73-66). Dans une fin de match débridée, les Israéliens conservaient le contrôle des opérations malgré une belle réussite à trois points des Américains du CSKA, Alexander, Brown et Holden ( 84-77, 39e). Dans une salle chauffée à blanc, le Maccabi ne tremblait pas au moment de rentrer les lancers-francs provoqués par les fautes russes et conservait l’avantage jusqu’au bout pour s’imposer ( 93-85) au terme d’une rencontre rondement menée. La première partie du challenge est relevée. Reste maintenant aux hommes de Gershon à battre le Fortitudo Bologne en finale samedi. Pas sûr que la tâche soit plus aisée que ce jeudi soir.