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« Un Spurs pour plusieurs années »
18 février 2004 - Ludovic LANGUET
Après quelques jours passés à Las Vegas et Chicago, Tony Parker débute ce soir, à Toronto, le dernier sprint avant le 1er tour des play-offs. Actuel troisième de la Conférence Ouest, San Antonio pourra compter sur un TP en grande forme, qui a mis un terme aux rumeurs qui l’envoyaient à New Jersey.
Tony, vous rencontrez ce soir Toronto après une semaine de coupure. Comment avez-vous occupé cette période de repos ?
Plutôt bien ! Je suis parti trois jours à Las Vegas avec Boris Diaw. On a joué au casino. J’ai d’ailleurs gagné une grosse somme : 5 000 euros. Ça va, j’étais assez content de mes performances. Et après, j’ai pris la direction de Chicago pour passer un peu de temps avec la famille. J’en ai profité pour voir Terence jouer. Comme il a gagné, j’ai passé un super week-end.
Vous avez connu un gros coup de fatigue au mois de janvier. Cette semaine sans basket vous a-t-elle permis de vous refaire une santé ?
C’est clair. Grâce à cette semaine, j’ai pu recharger les batteries. Je me sens mieux mentalement. J’étais un peu revenu physiquement au début du mois mais ça fait toujours du bien de faire une pause. Là, je suis prêt à repartir. Il reste trente matchs à disputer et après, place aux play-offs. C’est le moment que tout le monde attend. J’ai hâte de terminer la saison en trombe et de réaliser de bons play-offs.
Le mois de janvier a été en tout cas difficile pour les Spurs et comme à son habitude, Gregg Popovich n’a pas été tendre avec vous…
C’est vrai. De toute façon, Pop sera toujours dur avec moi. Il veut à chaque fois, même si je réalise un bon match, que je joue à la perfection. Il trouvera toujours des choses à redire. Il crie tout le temps sur Tim ( Duncan) et moi parce qu’il attend énormément de notre part. Pour Pop, on n’en fera jamais assez. Sa façon de se comporter avec moi me fait avancer. C’est ce qui m’a fait progresser depuis que je suis arrivé en NBA. C’est le coach qui m’a donné ma chance et je sais qu’il croit beaucoup en moi. S’il crie tout le temps sur moi, c’est pour mon bien et celui de l’équipe.
Mais ce n’est pas fatigant, à force, d’être la cible privilégiée de Gregg Popovich ?
Il faut être fort mentalement pour tenir, surtout que je suis le plus jeune de l’équipe. Je joue en plus à un poste où tu as énormément de responsabilités. En tant que meneur de jeu, tu dois satisfaire tout le monde. C’est le poste le plus difficile parce que tu dois penser à beaucoup de choses. Mais bon, c’est moi qui l’ai choisi et je suis prêt à relever le challenge.
De nouvelles rumeurs ont circulé sur un échange entre vous et Jason Kidd. A 24 heures de la fin des transferts, pouvez-vous nous assurer que vous resterez un Spurs jusqu’à la fin de la saison ?
Oh oui ! Je peux vous dire que je ne vais pas bouger. J’en ai parlé avec Pop quand ces rumeurs sont sorties. Il m’a dit qu’il ne savait pas d’où ça venait. Les journalistes aiment bien parler, créer des histoires. En tout cas, je serai un Spurs pendant encore plusieurs années.
Vous attaquez donc ce soir à Toronto la dernière ligne droite avant les play-offs. Pour vous, c’est un deuxième championnat qui débute ?
Tout à fait. Cette deuxième partie de championnat va être très excitante. Le classement est très serré et tous les matchs deviennent très importants. Il faut se classer le plus haut possible pour avoir l’avantage du terrain durant les play-offs. Pour l’instant, on est pas mal. Nous occupons la 3eme place de la Conférence Ouest et je pense qu’on peut encore grappiller une place. Et avec un peu de réussite, on peut même espérer la première place.
Cela passe donc par une victoire dès ce soir face aux Raptors de Vince Carter…
Pour commencer cette deuxième partie de saison du mieux possible, il faut gagner. On a un petit séjour difficile qui nous attend puisque nous allons jouer à Toronto, Cleveland et Minnesota. J’attends d’ailleurs ce dernier match avec impatience. On va voir comment ça va se passer.