Il est un peu plus complet maintenant l´article de l´equipe:
Basket - Euro (H) : La Grèce bat Nowitzki
Samedi en début de soirée, la Grèce était éliminée ou presque. Enfin toute la France le croyait. 41 minutes de jeu plus tard, la Grèce a été sacrée championne d´Europe, son deuxième titre après celui remporté par Galis, Fassoulas et les autres en 1987 à Athènes. Considérée comme des outsiders très sérieux avant le début de l´Euro, les Grecs ont remporté la mise à l´issue d´un tournoi très ouvert en surclassant l´Allemagne en finale (78-62), dimanche à Belgrade.
Yannakis sacré comme joueur et entraîneur
Dix-huit ans plus tard, l´ancien meneur de jeu et actuel sélectionneur Pannayotis Yannakis remporte sa deuxième médaille d´or. Une belle récompense pour l´entraîneur de Maroussi, un homme poli et stoïque, aux antipodes de ce qu´il fût en tant que joueur. Cette victoire récompense une équipe sans star, où chaque joueur - du meneur au pivot - surclasse toujours son adversaire par sa puissance. Parfois trop à voir les réactions de Dirk Nowitzki contre l´arbitrage en finale.
Le match de dimanche symbolise aussi, d´une certaine manière, la victoire de l´Euroligue sur la NBA, de la défense soudée sur le risque offensif, du Pana et de l´AEK contre Dallas. S´il devait exister un mélange entre les deux, on le trouverait plutôt sur la troisième marche du podium, côté français, avec Parker et Rigaudeau, l´abattage de Florent Piétrus et les coups de folie de son frère Mickaël. Enfin, cette victoire marque la victoire des supporters grecs, venus en nombre dans la Serbie-Monténégro toute proche. Dimanche, la gigantesque Arena était un monument hellène.
Nowitzki pris dans la nasse
La rencontre a commencé par un long bras de fer, les deux équipe n´inscrivant que huits points dans les cinq premières minutes (8-8). Le jeu s´emballait enfin à la fin du premier quart-temps et la Grèce prenait la tête du match sur un tir à trois points de Michail Kakiousis à trois secondes du buzzer (19-12, 10e). Dirk Nowitzki était contenu, ne disposant d´aucune position de tir facile, mais l´Allemagne trouvait d´autres ressources pour résister (18-16, 12e), avant de craquer en deux minutes devant Kakiousis et Theodoras Papaloukas (28-18 , 15e).
Les Grecs perdaient de leur adresse mais maintenaient leur avance (37-26, 19e) grâce à leur domination au rebond offensif (6 à 1 à la mi-temps). A la dernière seconde du troisième quart-temps, Dirk Nowitzki réussissait l´un des ses coups de génie habituels en marquant à trois points en déséquilibre (39-32, 20e). Dans le troisième quart-temps, la Grèce continuait de dominer grâce à Papaloukas, le meneur du CSKA Moscou (50-38, 24e). L´Allemagne parvenait bien à se rapprocher à huit points grâce à Patrick Femerling (52-44, 27e), mais la Grèce réussissait un 9-0 dans la foulée avec quatre marqueurs différents (63-49, 30e). L´écart grimpait même à +18 à sept minutes de la fin, obligeant l´entraîneur allemand Dirk Bauermann à demander un temps-mort (68-50). La messe était dite.