Des Bleus bien ternes
L’éclaircie n’aura pas duré longtemps. Vainqueurs des Bosniaques samedi, les Français sont totalement passés à travers contre la Slovénie (68-58), dimanche à Belgrade. A l’image d’un Tony Parker inexistant, la France n’a pas montré grand chose et devra arracher son billet pour les quarts de finale en barrages.
Par Guillaume Loisy
Parfaitement relancée dans la course à la qualification pour les quarts de finale après sa victoire face à la Bosnie-Herzégovine samedi (79-62), l’équipe de France devait confirmer son embellie contre une redoutable équipe de Slovénie, venue en voisine à Belgrade. Portés par un duo Diaw-Pietrus de feu (45 points à eux deux) la veille, les Bleus espéraient le réveil de Tony Parker, bien discret depuis le début de l’Euro et totalement absent face aux Bosniaques (2 points, 3 passes).
Une bonne entame
Dans une salle Pionir investie par les nombreux supporters slovènes encore sous le charme de la belle prestation des leurs contre les Grecs lors de la deuxième journée de compétition (56-68), les Bleus réalisaient leur meilleur début de rencontre dans cet Euro. Avec un Florent Pietrus «rodmanesque» (5 rebonds dans le premier quart-temps pour 9 au total) et un Cyril Julian prolifique (6 points en première mi-temps), la France gérait bien le début de partie malgré la maladresse chronique de Boris Diaw aux lancers-francs et la discrétion de Parker. Devant à la fin du premier quart-temps grâce à un panier à trois points tardif de Giffa (15-12), les joueurs de Claude Bergeaud conservaient leur maigre avantage jusqu’à la mi-temps grâce, en grande partie à l’agressivité de Boris Diaw, homme fort de ce début d’Euro côté tricolore.
Un 3e quart fatal
L’arrière de Phoenix portait l’avance des Bleus à quatre points dès le retour des vestiaires (34-30) mais ne convertissait pas le «and one». Auteur d’un 0/11 «historique» sur la ligne de réparation, l’ancien Palois, orphelin de son compère Mike Pietrus blessé au genou, se rattrapait en distribuant des caviars. Toujours fébriles, les Tricolores balbutiaient leur basket et encaissaient un sévère 11-4, Lakovic (16 points, 3 rebonds, 3 passes) et Nachbar (9 points, 5 rebonds, 3 passes) permettant aux Slovènes de prendre une confortable avance (42-48). Rigaudeau (12 points, 2 rebonds) et surtout Diaw (16 points, 7 rebonds, 3 passes) aux quatre coins du terrain dimanche, gardaient les Bleus la tête hors de l’eau mais la Slovénie infligeait finalement un cinglant 23-12 dans cette 3e période.
A -9 à l’entame du dernier quart-temps, les Bleus n’avaient plus le choix. Lakovic en rajoutait pourtant une couche à trois points d’entrée de jeu (56-44). Tony Parker, de retour sur le terrain, inscrivait son premier panier du match mais n’était que l’ombre de lui même (2 points à 1/12, 2 rebonds). Le navire bleu connaissait un véritable naufrage collectif en fin de rencontre et ne parvenait jamais à remonter le débours concédé dans le 3e quart-temps. Plus à l’aise que son coéquipier des Spurs, Rasho Nesterovic s’offrait lui un joli double double (12 points, 10 rebonds). Le sursaut d’orgeuil des Bleus dans les ultimes minutes n’y changeait rien. La France s’inclinait pour la deuxième fois en trois rencontres (68-58) et devra arracher aux forceps son billet pour les quarts de finale lors d’un match de barrages couperet.
Je veux bien qu´il ne faut pas tirer sur Parker mais là il NUL A CHIER depuis le début de l´Euro. Il n´y a pas que lui mais bon pour un meneur double titré NBA il me fait bien rire (ou plutôt pleurer)