Disons que Killer 7 est un jeu à part. D´habitude pour un jeu vidéo, la forme (gameplay, réalisation) est plus importante que le fond (scénario, message qu´on veut faire passer, critique). Pour Killer 7, c´est le contraire: la forme est vite mise au second plan: le style graphique se veut dépouillé, la jouabilité est totalement guidée, ce qui fait qu´on ne se concentre pas vraiment sur des détails graphiques (sauf pour certaines énigmes) et qu´on n´explore pas le jeu juste pour le plaisir des yeux.
Par contre, on s´intéresse à la trâme, on est obsédé par cette envie de découvrir la vérité (car on sent dès le début du jeu qu´on nous cache quelques trucs). Votre cerveau va momentanément quitter le monde réel pour se plonger dans un exercice d´imagination et de compréhension visant à dissiper le flou qui se dégage du scénario.
Killer 7 est à la limite du jeu pour les intellectuels, les esprits inventifs, les blasés du jeu vidéo qui pensent que rien ne peut plus les surprendre.