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Fanfiction Crossover.

x-1-alpha
x-1-alpha
Niveau 10
11 mai 2004 à 23:27:42

Nous nous déplaçons actuellement en direction du quartier résidentiel nord de la ville. Cette zone est notre lieu de rendez-vous, où l´équipe Foxtrot nous attend.
Les rues sont pour le moment calme, et le dernier Zombie que nous avons croisé s´occupait de dévorer la carcasse d´un enfant. Cette rencontre s´est passée il y a dix minutes.
Et depuis, la cité me semble totallement déserte. Seuls deux voitures civiles et un camion militaire se sont trouvées sur notre chemin, sans le moindre chauffeur à bord.
Il fait nuit depuis longtemps, et le soleil ne se lèvera pas avant trois heures.
Je m´appelle Craig Buckner, membre de la section T.R.A.T., une unité d´intervention spéciale du gouvernement, créée en l´an 2001, afin de faire face aux vagues d´attentats terroristes qui ébranlèrent le monde occidental au début du vingt-et unième siècle.
Cette organisation participa à de nombreuses opérations militaires, dont bon nombre d´entre elles restèrent secrètes au grand public.
Il faut dire que ces missions révélaient parfois quelque peu de " paranormal".
A sa création, notre agence était spécialisée contre les actes de terrorisme, mais rapidement, elle fut raccordée dans des branches bien plus sombres.
Le T.R.A.T. compte à ce jour près de cent-cinquante hommes et femmes engagés, tous venant de l´armée, la police et d´autres groupements plus où moins importants et secrets.
Seuls les meilleurs ont le privilège d´être des notres.
Il est donc évident que j´en fasse partie.
Avant d´être intégré au sein de l´agence, j´étais un marine sous grade de caporal, mais j´avais fait mes preuves au combat. J´ai participé à de nombreux conflits comme l´Irak, pour neutraliser le tyran qui était au pouvoir et ses armes de destruction massives qui ne furent jamais trouvées; les marais d´Indonésie, pour débarasser les groupes paramilitaires des cartels de la drogue, et bien d´autres interventions. Justifiées ou non. Le gouvernement nous envoyait, nous faisions le sale boulot sans poser de questions et nous rentrions pour recevoir les honneurs ( quand la population était au courant des agissements bien sur, ce qui ne fut pas toujours le cas.)
En voyant mes états de service, les dirigeants du T.R.A.T. durent être impressionnés, car ils ne tardèrent pas à me contacter en 2011.
Je savais que j´allais être très bien payé, mais devais tirer un trait sur une vie paisible et familiale.
Sans aucune hésitation, j´avais signé le contrat et fus ainsi engagé en tant que membre. Je n´ai jamais regretté cela.
Si, bien sur, il m´est arrivé d´avoir des remords, mais pas au point d´avoir voulu tout plaquer.
J´ai perdu quelques amis que je m´étais fait, lors de certaines opérations, mais le risque zéro n´existe pas et n´existera jamais.
Ce sera peut être mon tour un jour ( peut-être même bientôt en vue de la mission à laquelle je participe) mais j´aurais au moins œuvré pour améliorer le cours des choses et aurais fais quelquechose de ma vie.
En parlant de vie, je devrais plutôt tacher de rester concentré sur mon environnement si je veux la sauvegarder.
La rue est calme, mais je sais qu´une créature de la mort pourrait débouler de n´importe quelle ruelle obscure pour nous sauter dessus.
De plus que mon stock de munitions est dangereusement bas.
Hormis le chargeur plein dans mon fusil d´assaut, je ne possède que deux recharges, une grenade à fragmentation, ma machette lourde fétiche et un revolver 9mm avec douze balles.
Et le reste de l´équipe n´est pas mieux équipée.
Nous sommes huit soldats dans l´escouade. Je suis l´unité Bravo cinq.
Au départ, nous constituions une assez importante section avec quatorze fantassins.
Mais rapidement, notre nombre à diminué sous les assauts répétés et très agressifs des mutants.
Nous n´avions aucun mal à nous débarrasser des morts-vivants, mais les nouvelles créatures se sont révélées bien plus mortelles. Notre combinaison n´est pas très efficace.
Ce n´est pas la première fois que je fais face à des Zombies.
L´année dernière, en 2013, nous avions été envoyés au village Morton, dans le Nebraska, pour combattre une petite population d´environ mille habitants qui s´était transformée en des cadavres pourrissants assoiffés de viande fraîche humaine.
Nous avions fait un sacré carnage : près de deux cents habitants contaminés furent abattus.
Malgré cela, la situation était très grave et incontrôlable, nous étions incapables de tous les repousser. La ville fut donc cautérisée. Autrement dit, rasée par un tapis de bombe.
Il n´y eut que cinq morts parmis les T.R.A.T., mais aucun qui eut appartenu à mon équipe.
Mais surtout, nous n´avions en aucun cas fait face à ces horribles monstres.
Leur provenance nous est totallement inconnue. Peut être s´agit-il d´une évolution engendrée par la maladie responsable de tout cela ? ! Car cette ville, Hilton City, est d´après les rapports en proie au virus inconnu depuis une semaine entière.
Ce qui aurait laissé le temps aux morts-vivants de se métamorphoser ?
Possible, après tout, les Zombies ont toujours été supposés n´être que des fantasmes de cinéastes et de scientifiques déments. Alors ça ou autre chose…
Un groupe de six macchabées approche.
Ils proviennent d´une ruelle sur la gauche, et tous sont des habitants décomposés de la ville dévastée. Il y a un policier, un militaire et un enfant dans le groupe, tous décomposés, les yeux inexpressifs.
- Je m´en charge, dit l´un des hommes.
C´est Bill Giuffre, un afro-americain de vingt ans. Il porte toujours son bandana rouge autour du crâne, à la place du casque de protection réglementaire. Mais dans cette situation, je ne vois pas quelle différence cela ferait. Même le Lieutenant Bians a cessé d´insister depuis longtemps.
Bill est le seul soldat de l´équipe à être équipé d´une mitrailleuse lourde, arme très efficace contre les monstres. Cependant, les munitions manquent à lui aussi.
Il pose un genou sur le macadam et pointe le canon vers le groupe de morts qui progressent laborieusement.
Alors qu´ils ne sont qu´à dix mètres, le mitrailleur appuie sur la détente.
Les rafales de balles partent à une vitesse impressionnante, et les monstres sont rapidement hachés et réduits en un tas de chair déchiquetée et ensanglantée. Une mare de sang se répand sur le goudron. La lumière de la pleine lune et des lampadaires encore en état de fonctionner projètent un reflet macabre sur l´immense flaque rouge. Il ne reste rien de l´enfant.
- Ça fera déjà six pourritures de moins ! commente Dave Harrison. C´est l´infirmier second de l´équipe. Il est assez petit pour son âge qui est de trente ans, mais a un sacré tempérament.
Son comportement me dégoûte. Il massacre tous les morts-vivants sur son passage en prononçant des propos monstrueux, et n´a jamais éprouvé le moindre remords d´éliminer toutes ces choses qui autrefois avaient été des êtres-humains comme lui.
J´ouvre la bouche pour dire quelquechose et la referme. Le Lieutenant Bians a dû s´apercevoir de mon regard envers cet assassin car il me fait signe de ne rien dire. Tant pis, je laisse tomber pour l´instant.
Nous observons à peine les corps hachés des ennemis et poursuivons la route.
Cela va faire six heures que nous sommes à Hilton City, et franchement, si j´avais encore le choix, je refuserais la mission et demanderais aussitôt que l´on fasse raser cette ville. Il n´y a plus rien à sauver de toute façon. Aucun survivant.
Moi et les autres membres de l´équipe avons été dépêchés ici pour rien.
D´après les informations communiquées, la cité comptait à peu près vingt-cinq mille habitants, mais après le passage des forces armées de l´état, la population en a prit un sacré coup.
Un massacre infâme a eu lieu, et entre cent-cinquante et deux cents soldats ont été étripés par les créatures, qui, de leurs côtés, ont subit dix fois plus de pertes. Ce qui veut dire près de 2000 morts parmis la population.
Lors de l´opération de Morton, nous étions parvenus à sauver la moitié des civils, car le virus ne se contractait que par contact direct.
Mais là… l´OMS ( Organisation Mondiale de la Santé) avait éstimé que le nombre d´infectés se situait entre 80 et 95%.
Situation désespérante, l´armée dû battre en retraite.
Nous sommes ensuite entrés en scène pour récupérer un groupe d´une vingtaine de rescapés qui s´étaient réfugiés dans un supermarché en centre-ville. Ils avaient pû nous contacter à l´aide d´une radio de l´armée, mais lorsque nous sommes arrivés sur place, tout ce que nous y avons découvert étaient des cadavres démembrés, nageant dans leur propre sang, des corps de monstres…et bien d´autres toujours vivants. Nous perdîmes trois hommes là-bas.
Et les quatre autres furent perdus en cours de route, lors de combats plus violents les uns que les autres.
Un hélicoptère nous attend à un kilomètre au nord de la ville, avec l´équipe Foxtrot.
Nous n´avons plus d´émetteur, et la seule chose que nous espérons, c´est qu´ils soient toujours là-bas. Il y a de fortes chances qu´ils aient quitté la ville en s´apercevant que nous ne les contactions plus. Ils nous croient surement morts.
Mais comme il faut aller quelque part, autant se rendre là-bas.
- Regardez ! dit l´un des hommes en tête de groupe.
Je ne connais pas vraiment ce gars là, il n´est dans l´équipe que depuis peu de temps. Son nom est Douglas Pitchford, et d´après ce qu´on dit, c´est l´un des très rares rescapés de la catastrophe de Raccoon City en 1998. Ce fut la première apparition des Zombies dans le monde.
Il doit frôler la cinquantaine, mais il a fait ses preuves dans diverses situations ici, à Hilton City. Il a de l´experience face à ces monstres.
Ce qui veut dire qu´au moins trois cas de populations contaminées ont été recensés. Et Dieu sait s´il y en a eu d´autres.
Le militaire aux cheveux poivre et sel montre le carrefour devant nous. La rue continue semble-t-il indéfiniment, mais est coupée par une voie perpendiculaire.
A ce croisement, tout ce que je peux voir est un petit groupe de morts-vivants qui traînent près de plusieurs véhicules immobiles dont l´un est carbonisé par un violent incendie. Les flammes jaillissent particulièrement haut au-dessus de la carcasse de la voiture, provoquant des ombres dansantes aux alentours.
Je m´apprête à lui demander ce qu´il y a d´important à voir lorsque je réalise soudainement.
Ce n´est pas cette zone à proprement parler qu´il désigne, mais plutôt quelquechose se trouvant légèrement au delà.
Je ne saurais dire avec certitude ce dont il s´agit. C´est…comment expliquer. Une sorte de source énergétique à quelques mètres seulement du sol. Cela fait du surplace, et il semble y avoir une distorsion de l´entourage animée par cette chose.
- Quelqu´un peut me dire ce que c´est ? demande un soldat qui est en fait l´unique femme de l´escouade. C´est Sophia Teasley, une fille que le FBI avait conseillée au T.R.A.T.
Personne ne répond à la question. Personne ne le sait en fait.
- Faudrait p´têt aller j´ter un œil les fillettes, nan ?
C´est Barney Reardon qui vient de faire la proposition. Ce type est un véritable crétin-né d´après moi, et rares sont les phrases qu´il prononce sans que ne se trouvent deux ou trois vulgarités. Ce mec est une vraie armoire à glace. Il n´est pas très méchant dans le fond, mais il aime emmerder le monde.
- Ouais, de toute façon, c´est sur notre chemin, dis-je.
Les autres aquiescent silencieusement, et nous continuons notre progression.
Arrivés au croisement, trois cadavres ambulants approchent en tendant les bras, d´une démarche vacillante.
Je remarque avec horreur que l´un d´entre eux était anciennement une femme enceinte. Son ventre est déchiré et griffé de toutes parts, et sa robe jaune est collée au sang seché. Le bébé doit être mort depuis bien longtemps. Je pose la main sa la bouche en poussant un léger déglutissement. Je n´aurais, heureusement, pas à m´occuper du cas de ce Zombie.
Deux soldats armés de fusils de combat ( Bians et Pitchford) s´avancent un peu et ouvrent le feu sans tarder sur nos ennemis cannibales.
La femme enceinte est fauchée par les chevrotines, coupée en deux au niveau de la poitrine. Le sang gicle en l´air et se répand sur le bitume comme l´eau d´une fontaine. Un autre mort-vivant perd un bras face aux impacts mais continue d´avancer. Quelques autres balles ont finalement raison de lui.
Quant au troisième monstre, c´est un vieillard pourrissant qui encaisse mal les projectiles. Un coup de fusil suffit à le mettre à terre. Le silence retombe. Avec les heures passées ici, nous ne frémissons même plus en rencontrant ces Zombies. Seuls les créatures mutantes parviennent à nous faire pousser des cris d´effroi, mais aucun ne s´est montré depuis plus d´une heure.
C´est une bonne nouvelle.
Nous nous arrêtons un temps à l´embranchement. Sur la route de gauche, les rues se poursuivent au loin, s´enfonçant dans l´obscurité de la nuit. Nous pouvons repérer un unique mort-vivant qui déambule sans but. Aucune importance. Mais sur la voie de droite, des masses sombres se déplacent lentement sur les trottoirs. Peu de lampadaires sont en fonction, mais l´un d´eux éclaire suffisamment deux de ces choses pour que je les reconnaisse.

x-1-alpha
x-1-alpha
Niveau 10
11 mai 2004 à 23:28:49

Des chiens ! Ces maudites bêtes nous ont causées bien des ennuis en ville. Ils ne sont guère différents des canins normaux, si ce n´est qu´ils ont une peau qui part en morceaux, une soif de sang permanente, et leur resistance est considérablement augmentée grâce au virus. Un animal de ce genre représentait déjà un danger lorsqu´il s´en prenait à l´homme, mais à présent, ces bêtes sont une vraie plaie.
Ils ont pû tuer deux des notres. Ces bestioles ne s´attaquent à nous que si nous trop sommes proches ou alors lorsqu´ils sont affamés. Leur rapidité fulgurante ne laisse pas l´ombre du choix quand ils décident de passer à l´attaque. A moins d´être équipé d´une arme ou de protections apropriées, la fuite est quasiment désespérée. Ils vous rattrapent aisément avec leur détente véloce. Ils disposent de canines tranchantes, et leur odorat est semble-t-il exellent.
Aucun doute sur la question, il est même certain qu´ils nous ont déjà repérés.
Les monstres à quatre pattes sont à une cinquantaine de mètres. Ils ne démontrent aucune agitation, il n´y a donc pas à s´inquiéter pour le moment.
- Restons pas là, conseille le Lieutenant Adrian Bians.
Nous continuons droit devant nous jusqu´à arriver à dix mètres de l´étrange boule d´energie -si cela en est une.
- Vous avez une idée ? questionne Bians à propos de la chose.
Personne ne répond. Nous sommes tous silencieux et imperceptibles, occupés à observer cela.
Le halo lumineux est dominé par du bleu clair, et il me semble même deviner des formes à travers. Des arbres semble-t-il, je dirais des palmiers et… du sable.
- Putain, c´est pas normal ce machin, dit Gabe Nuccio. C´est le technicien informatique de l´équipe. Un grand type blond intelligent et sympathique, mais assez peu bavard.
- Qu´est-ce que tu as, Nuccio ? demande Harrison. On dirait que t´as jamais vu un truc de bizarre. Pourtant, après avoir croisé des morts-vivants, des aliens et des cyborgs tueurs d´hommes pendant les opérations, tu devrais y être habitué, non ?
- Ouais mais… ça, c´est…
- C´est quelque chose que l´on a encore jamais observé jusqu´à présent, dis-je.
Le technicien me regarde et confirme en hochant de la tête.
- Voilà, c´est exactement cela.
La voix de Bill Giuffre nous parvient de derrière. Il est en arrière du groupe.
- Euh… les gars, c´est cool comme sujet de discussion, mais je crois que quelques potes viennent nous rendre visite.
Je me tourne. Bill est lui-même dirigé vers le carrefour que nous avons emprunté quelques minutes plus tôt.
Trois des chiens que l´on avait repérés précedemment approchent - courent - vers nous.
- Oh merde !
Tout le monde se tourne vers les ennemis qui cavalent rapidement sur nous.
Les trois soldats en première ligne - Bill Giuffre, Sophia Teasley et Dave Harrison - commencent à canarder les monstres.
Le premier animal est tué par la mitrailleuse de Giuffre, le second s´écrase sur le sol avec les deux pattes avant réduites en morceaux.
Quant au troisième, Teasley le butte de quelques balles de revolver.
Harrison éclate soudainement d´un rire cynique.
Je me tourne vers lui.
- Qu´est-ce qui te prends, toi ?
Il pointe alors le doigt vers les cadavres des monstres à quatre pattes et je comprends ce qu´il a.
Parmi les trois animaux, nous remarquons que l´un d´eux est toujours en vie et continue de progresser sur nous. Seul inconvénient, ses deux pattes de devant ont été mises en pièces par l´arme de Bill.
Cependant, le monstre zombifié se traîne du mieux qui peut.
- Merde alors, ces saloperies feraient tout pour pouvoir nous grignoter les mollets, dit Bians stupéfait.
- Et bien je ne pense pas qu´ils se contenteraient seulement de cela, dit Sophia en secouant la tête, une lueur de haine dans ses yeux bleus rivés sur le cerbère.
Je n´ai pas de mal à comprendre ce qu´elle veut dire. La personne avec qui elle s´entendait le mieux dans l´escouade, Ben Davis, s´est fait déchiqueter par ces créatures il y a quelques heures. Une faute d´inatention avait amplement suffi à l´un d´eux pour lui sauter à la gorge.
Ça s´était passé loin de notre groupe, Ben s´était à ce moment là porté volontaire pour aller explorer un garage dont l´entrée était grande ouverte en compagnie d´un autre soldat, Laurent Weldon. Aucun d´eux n´est jamais revenu. Nous entendîmes un cri peu après leur entrée, des coups de feu, puis de nouveau un cri, et à la seconde qui suivit, Ben Davis surgit du garage. Il n´eut pas le temps de dire " Ouf" qu´un chien en profita. Nous eûmes un mal fou à retenir Sophia qui voulait aller les aider.
Quant à Weldon, nous ignorons ce qu´il est devenu. Le premier cri poussé avait été de lui, et c´est tout ce que nous savons avec certitude. Je pourrais imaginer toutes sortes de scénarios différents sur la façon qu´il aurait employée pour s´échapper, mais il est impossible de savoir.
Il serait plus simple, voire rassurant, de penser qu´il s´en est tiré sain et sauf. Tout est possible.
Peu d´entre nous avons le cœur à rire, et Bians lui tire une cartouche à bout portant, ce qui a pour effet d´asperger le sol de sang et de cervelle.
Barney Reardon semble ne pas tenir sur place et demande, agacé :
- C´est pas tout ça, mais faudrait p´tèt qu´on s´bouge d´là nan ? Je commence à m´emmerder grave.
Le Lieutenant acquiesce.
- Oui, mais de retour à la base, faudra qu´on se renseigne sur cette… energie ou je ne sais quoi.
Harrison commence alors à rire.
- Ça me va mon Lieutenant, encore faut-il qu´on y arrive vivant et en un seul morceau, et permettez-moi d´en douter quelque peu !
Je ne supporte pas, mais vraiment pas ce gars là avec ses commentaires à la con et décide de répliquer.
- C´est sur qu´avec un type comme toi on va pas s´en tirer à si bon compte !
Il me regarde alors en gardant son sourire démoniaque. On dirait presque qu´il aime la situation dans laquelle nous sommes. Il est dans son propre élément.
- Ouais, c´est vrai, mais…
- Vos gueules maintenant ! crie Bians.
Je suis presque - non, je le suis - rassuré de son intervention. Je n´avais aucune envie d´écouter ce que ce fils de chien avait à dire.
Le médic abandonne la partie non sans regrets. Quant aux autres, ils avaient presque l´air amusé.
Le Lieutenant Bians commence à se mettre en route en contournant un maximum la boule d´energie par la droite.
- Allez, on se barre d´ici, on perd notre temps.
Nous le suivons tous en silence.
Une fois que nous sommes raisonnablement éloignés de la sphere énigmatique, Gabe Nuccio qui est à l´avant du groupe ralentit sa cadence de marche pour arriver à ma hauteur.
- Quel chieur ce Harrison.
- Mouais…
- Alors, que pensez-vous de cette chose ?
Je le regarde sans avoir la moindre idée de ce qu´il parle.
- Hein ! ?
- La boule énergétique.
- Oh, et bien tout d´abord, qui vous dit que c´est fait d´une énergie ?
- De quoi voulez-vous que ce soit fait d´autre ?
- De connerie ! dit Harrison devant nous sans se retourner.
Voilà qu´il écoute les conversation celui-là.
- Tu peux pas la boucler cinq minutes ? demande-je à l´attention de l´infirmier. Je me tourne de nouveau vers le technicien.
- Je pense que…
La voix de Bill nous parvient de tout devant.
- Ennemis en vue ! Y en a une sacrée masse !
Je regarde. Une masse ? Je dirais plutôt une émeute constituée de gens pas tout à fait dans leur assiette. En fait, c´est nous qu´ils veulent y voir.
La rue est complétement bouchée en face.
Il y a peut-être une centaine de morts-vivants, voire plus. Ils avancent tous sur nous, mais ils sont encore loin.
- Pas très rassurant, commente Sophia.
- Sans blague, et ils viennent tous pour tes beaux yeux, réplique Harrison.
- Toi tu fermes ta sale gueule de machiste ! dit-elle sèchement.
Un rapide regard autour de moi me permet de constater que nous ne pouvons que battre en retraite. Les portes des immeubles et des magasins sont barricadées pour la plupart par les habitants depuis le début de l´épidémie, et des Zombies doivent se trouver à l´interieur pour la seule raison qu´ils ont eux même été contaminés.
- Faut dégager d´ici, réclame Nuccio.
- C´est le plus court accès au point d´évacuation Foxtrot, et utiliser un autre passage reviendrait à être trop long, hors, je ne tiens pas à arriver sur les lieux pour m´apercevoir qu´il n´y a plus personne, rétorque Bians en restant rivé sur les ennemis en approche.
Bill Giuffre commence à s´impatienter.
- Dans ce cas, faites vos jeux mon Lieutenant, car les cannibales sont pressés de venir prendre un pot. Moi en tout cas, j´suis paré et équipé à descendre ce que vous voudrez !
La horde des monstres progresse rapidement sur nous, et je constate à présent qu´ils sont en très grand nombre. Ils sont groupés, et je ne parviens pas à voir au-delà d´eux. Peut être plus de deux cents individus. Les deux tiers sont des civils et les forces de l´ordre de la ville, mais le reste représente les troupes militaires qui sont à présent en très mauvais état de décomposition.
Ce doit être l´une des zones où les combats avaient dû battre leur plein lors de l´intervention des groupes de désinfection.
- Putain ! On est face à des saloperies de bouffeurs d´hommes et ce crétin de Bians est même pas foutu de donner ses ordres de merde ! crie Nuccio à la limite de l´hystérie.
Sur ces mots, le technicien fait marche arrière et commence à courir loin de nous tous. Je n´ai même pas eu le temps de réagir, et aucun autre ne l´a tenté.
- Gabe ! Fais pas le débile et reviens ! crie-je.
Celui-ci ne se retourne pas et continue de courir au loin jusqu´à ne devenir qu´une silhouette contrefaite et fantomatique dans la nuit.
Je me tourne vers les autres, en particulier vers le Lieutenant qui reste totallement neutre.
- Il faut qu´on le rattrape ! Si jamais il se perd, il est fichu.
Ils m´observent tous en silence, mais au bout d´un moment, comme je m´y étais attendu, Harrison décide de donner une bonne couche de plus :
- Bah je ne pense pas que ce sera une bien grande perte mon vieux, et si tu pars à sa recherche, le groupe ne s´en portera que mieux.
Enfoiré ! Si je pouvais le tuer je…
Pourquoi hésiter ?
Je me jette soudainement sur lui et lui assène une droite en plein visage, juste sous le nez. Le médic tombe sur le sol sur le cul et lève sur moi un regard abasourdi. Sa lèvre est ensanglantée et un fin trait rouge s´échappe de sa narine gauche.
Je m´apprête en à rajouter mais des bras me retiennent brusquement.
- Dégagez vos sales pattes de rats et laissez moi buter ce salopard !
Harrison se relève alors et commence à reculer. Ce n´est plus un sourire de monstre qui le façonne, mais une expression de frayeur. Il recule alors et je m´aperçois qu´il baisse sa main vers sa ceinture pour en extraire son revolver 9mm.
Par reflexe de survie, je pousse de toutes mes forces sur la gauche en criant :
- Attention il a un flingue !
Les mains ne me lâchent toujours pas…
Derrière l´infirmier fou, je vois l´armée zombiesque approchant inexorablement sur nous. Plus que quelques mettres et ils seront sur nous.
La détonation retentit immédiatement après et un cri de douleur est perceptible sur ma droite.
J´ai pu reconnaître le ton de voix du mitrailleur Bill Giuffre.
Nous nous effondrons tous les trois sur le sol et des cris indescriptibles de Sophia Teasley et du Lieutenant Bians parviennent à mes oreilles. Des hurlements de douleur. Puis des coups de feu.
En touchant le sol, la seule chose que je discerne est un petit garçon d´une dizaine d´années qui progresse vers moi en tendant des bras qui se ballottent comme si toute vie avait disparue de lui, comme si toute force l´avait quitté, et que sa seule ambition parvenait à le guider.

NOTES de l´auteur :
Tout d´abord, merci d´avoir lu ma fanfiction car je présume que si vous lisez ceci, cela signifie que vous avez lu l´histoire.
Cette FF n´a aucun but, aucun sens et aucune théorie. C´était juste que j´avais envie d´inclure des TRAT dans Resident Evil et de faire une sorte de suite en restant dans l´univers des virus d´Umbrella et tout.
Les TRAT proviennent de Dino Crisis 2, et ceux qui auront joué à ce jeu sauront ce qu´est la boule d´energie. C´est la " Try-Energy" qui permet de voyager dans des dimensions ou le futur ( c´est pas très clair je sais).

Chris_Dark
Chris_Dark
Niveau 10
16 mai 2004 à 13:06:57

:up:

x-1-alpha
x-1-alpha
Niveau 10
16 mai 2004 à 14:16:26

Tu te crois drôle ?

Chris_Dark
Chris_Dark
Niveau 10
16 mai 2004 à 23:58:16

Bah poukouâ ?

Elle est bien cette fic :-d

Black_Bear
Black_Bear
Niveau 7
29 août 2004 à 18:42:59

up

La vidéo du moment