CHAPITRE 11: Un ami devenu ennemi
Cachées dans une petite cabane d´une seul mais vaste pièce, Kristel et Yasmine y avait établi leur QG. Cette cabane se situait à la périphérie d´une colline où elles pouvaient entendre des bruits de bataille que le vent amenait à elle.
Pendant que Kristel guettait à la fenêtre, Yasmine déposait sur une vieille table la nour-riture qu´elles avaient eu. Une fois finie, Mademoiselle Carter appuya son fusil à pompe contre l´un des mur.
Elle ne savait absolument pas utiliser l´arme. Elle avait déjà eu l´occasion de l´utiliser contre un contaminé mais le coup fut si puissant qu´elle s´était retrouvée étalée par terre. Mais avec le temps, elle apprendrait à manier le fusil convenablement. Une chose était sûre, c´était qu´elles avaient eu de la chance: son amie avait hérité d´un Beretta et elle d´un fusil à pompe, pour ce qu´elle en savait des armes. Elle jeta un coup d´œil vers la fenêtre là où se tenait son amie Kristel.
Elle paraissait calme et scrutait l´horizon, arme au poing. Yasmine vit que l´aube était déjà bien entamée et comprit pourquoi elle se sentait si fatiguée et bâilla en s´en décro-cher la mâchoire. Kristel remarqua son état et lui conseilla:
- Ecoute Yasmine, va te reposer un instant, je monte la garde.
- Non, ça va aller. Je ne veux pas te laisser toute seule.
- Tranquille, c´est bon. Mange quelque chose et dors un peu.
- T´es sûre?
- Mais oui si je te le dis! S´exclama Kristel, sourire amical aux lèvres.
- Bien, d´accord, répondit-elle tout en commençant à manger.
Kristel détourna le regard de sa meilleure copine et regarda par la fenêtre pour constater la sérénité des lieux.
" Espérons que cela continuera " , pensa-t-elle.
Un paisible ronflement lui parvînt aux oreilles et comprit en souriant que Yasmine avait plongé dans le sommeil.
Jamais Kristel n´aurait pensé qu´elle devait surveiller une fille plus vieille qu´elle mais dans les circonstances présentes, cela importait peu.
Mais pour ça, il fallait toutefois manger un peu pour être en meilleure forme. Elle prit des biscuits et de l´eau et s´asseya sur une chaise en face de la fenêtre pour pouvoir manger et veiller sur ce qu´il se passait dehors.
Elle profita pour se relaxer un peu.
- Y´a quelqu´un?
La voix d´Olivier se perdait en échos mais personne ne répondait.
Il appela encore une fois.
- Ohé! Si quelqu´un m´entend, qu´il me le fasse savoir!
L´adolescent savait que cela ne servait à rien de s´égosiller comme ça mais il se sentait tellement désespéré.
En effet, pour toute arme, il possédait... un canif.
- Qu´est-ce que je peux bien faire avec un canif moi!
Soupirant, il se posa à l´ombre d´un gros arbre et après s´être bien assurée qu´il n´y avait personne dans les alentours, en dépit de sa peur, il se permit de fermer les yeux...
. .. pour les ouvrir 3 secondes plus tard.
- Impossible de fermer les yeux, se murmura à lui-même.
Il ramassa une branche d´arbre et voulut la casser quand il s´aperçut que cette dernière était souple...
Une idée germa dans sa tête.
" Et pourquoi pas? "
Il se redressa et examina avec plus d´attention l´arbre où il s´était appuyé, il connaissait assez bien les arbres pour savoir que celui qui s´élevait devant lui était un if.
Pratique pour les arcs à flèches!
Armé de son canif, il coupa quelques branches en guise de flèches et fouilla ses sacs.
- Bingo! S´écria-t-il.
Il sortit d´une poche un bout de ficelle et l´attacha aux deux extrémités de la plus grande et la plus solide des branches pour en faire l´arc puis tailla les autres bouts des branches en pointe pour les projectiles.
Terminé, il leva son arc bien haut, fier de lui, et encocha une flèche.
Arianith avait ouïe une voix qui ne semblait pas venir de très loin. Haussant les épaules, il s´y dirigea au hasard pour voir qui était le responsable de ces hurlements.
Après être sortit du QG principal, Amato avait tourné un peu en rond éliminant les quel-ques zombies avec sa mitraillette.
Même que les contaminés étaient relativement agiles, robustes, rapides et des fois en groupe, la mitraillette réglait la chose facilement.
Mais ce qui l´avait étonné c´était qu´il n´avait croisé aucun de ses semblables.
Il s´en foutait royalement mais tuerait seulement ses " amis" par nécessité.
A l´armée, on lui avait enseigné l´art du combat et des armes. Pour lui, les zombies de-meuraient une simple formalité mais tuer les vrais humains semblait plus dur.,
Mais sur les champs de bataille tout était possible et s´il devait tuer des humains il le fe-rait.
Plus il approcha, plus il distingua des vociférations.
Il pressa le pas.
Il se fraya un chemin parmis les hautes broussailles et à travers quelques imposants co-nifères, il découvrit un garçon aux prises avec un certain nombre de zombies.
Il distingua Vuille.
Aux mains de celui-ci se trouvait un arc et des flèches volèrent en direction des créatu-res. Néanmoins, son manque d´adresse l´empêchait d´encocher rapidement ses minutions et fut bientôt acculé par deux zombies contre un arbre.
- Au secours! A l´aide!
Il tenta de se dégager mais un des contaminés réalisa une ingénieuse attaque et mordit Olivier au cou et lui arracha un morceau de peau. Arianith ouvrit le feu à ce moment là sur les deux agresseurs les touchant dans le dos. Ils tressautèrent sur le choc des balles puis tombèrent morts. Arianith couru derechef secourir Olivier – qui était l´une des seules personnes de son quartier qu´il respectait – pour le découvrir mort, baignant dans une mare de sang.
- Merde! Fit Arianith passant sa main dans ses cheveux. J´ai réagis un peu trop tard... Tant pis! J´aurai au moins essayé!
Alors qu´il rebroussa chemin, un des morts-vivants qu´il croyait avoir abattu lui attrapa le pied gauche et planta ses dents dans sa cheville. Amato cria souffrance mais réussit ce-pendant à tirer une nouvelle fois sur le zombie qui rendit l´âme pour de bon.
Il évalua les dommages: la blessure était profonde et le sang coulait abondamment.
Arianith savait: le contaminé lui avait contracté le virus.
Même pas 30 secondes après, il faut pris de convulsions et une plainte inhumaine s´échappa de sa bouche alors que sa respiration se faisait plus haletante et rapide. Il se prit la tête et tenta bien que mal de garder la raison mais le virus devenait trop virulent et dû s´avouer vaincu....
Sa vision se brouilla, son odorat et son flaire se développèrent d´avantage... son esprit le quitta petit à petit..
Il était passé de proie à chasseur
MORT:
Garçon N° 13 : Olivier Vuille
Garçon N° 5: Arianith Amato
NOTE DE L´AUTEUR:
Ben voilà, rien à dire...c´est le chapitre que j´ai le moins bien écrit d´après moi.
Rien à rajouter.
El_gladiator> Vas-y, critique, je sais que tu n´attends que ça.
Pour les autres> J´espère que ça vous plaît toujours sinon j´arrête de poster.