CHAPITRE 15: Village fantôme
Trois silhouettes se faufilèrent à travers les arbres, faisant bien attention de provoquer le moins de bruits. Ils avaient pu éviter déjà quelques rencontres avec les zombies.
Autant continuer comme ça.
Un soupir...
Le garçon se retourna vers le reste du groupe.
- ça va les filles?
- Mis à part que nous risquons de crever à tout moment et que nous sommes obligés de nous entre-tuer, tout va bien Laurent! Rétorqua Kristel.
- Toujours autant agréable à ce que je vois... si j´avais su, je ne vous aurai pas demandé de me suivre.
- Peuh, fit Yasmine, parles pour toi! C´est nous qui t´avons trouvé et c´est toi qui nous a supplié de nous accompagner!
- Ouais bon, ça va...
Laurent leva la tête et vit que le soleil se couchait gentiment.
Il va tantôt faire nuit. Il faudrait trouver un coin sûr pour dormir.
Kristel déplia la carte de l´île et traça une ligne invisible avec son doigt sur une des zones.
- Nous sommes proches d´un petit village. C´est le meilleur endroit.
Sans réfléchir, Cortes accepta l´idée et le groupe se dirigea vers leur nouvelle destination.
Dix minutes leur suffirent pour arriver au village qui, bien entendu, était désert. Pas âmes qui vivent... des feuilles volèrent en tout sens, balayées par les vents. L´atmosphère semblait mystérieuse et ténébreuse, comme si quelque chose s´y cachait...Ils traversèrent néanmoins la ruelle principale quand des grognements brisèrent le silence.
Des zombies.
Le trio d´amis comprit aussitôt ce qu´il se tramait et fonçaient avec hâte vers la première maison venu. Heureusement pour eux que la porte était déverrouillée mais le bonheur n´arrive jamais seul: 2 morts-vivants occupaient la pièce.
Malgré la peur qui leur tenaillaient le ventre, les deux filles levèrent leur arme respective et ouvrirent le feu: le Beretta de Kristel fit des merveilles en éliminant le monstre mais le la chevrotine du fusil à pompe de Yasmine rata de peu sa cible. Le zombie fut à peine touché. Peut habituée au recul de l´arme, Carter était tombée à la renverse pendant que Cortes achevait le zombie.
Les bruits de dehors retentirent de plus belle.
- Ils se rapprochent! S´écria le garçon, fermez la porte!
Elles s´empressèrent d´exécuter ce qui leur était demandé mais trop tard...les contaminés arrivèrent à ce moment et passèrent par l´entrebâillement de la porte.
- Laurent, viens nous aider!
Comme Kristel tira sur les zombies, Laurent accourait et donna un grand coup d´épaule contre la porte, la refermant violemment au point de couper les bras des zombies.
Les créatures redoublèrent de férocité et frappèrent contre la porte, cette dernière était bientôt sur le point de céder. Ne voyant qu´une seule solution, Laurent se retourna vers les deux filles:
- Ecoutez, je vais tenter de les retenir suffisamment longtemps pour que vous vous échappiez. C´est compris!?
- Mais...je...vous..balbutia Yasmine.
- Passez par la fenêtre, vite! Et gardez vos armes... la partie est loin d´être finie pour vous!
A contrecœur, les filles partirent passant par la fenêtre au moment où les zombies firent irruption dans la pièce.
Une fois dehors, elles entendirent des hurlements puis des giclées de sang se déversè-rent contre la vitre..
- Mon Dieu..
Kristel prit la main de sa meilleure amie et quittèrent l´endroit.
MORT:
Garçon N° 16: Laurent Cortes
La nuit était maintenant tombée, plongeant l´île du Prince Edward dans le silence et l´obscurité. Cette île qui avait vu mourir 12 adolescents en une journée.
Pendant ce temps là, dans l´un des rares immeubles de l´île devenu depuis lors inhabité, deux garçons se tassaient près d´un feu, aussi silencieux l´un que l´autre. Au bout de quelques instants interminables, l´un d´eux prit finalement la parole:
- Au moins le canif nous a permit de couper quelques branches d´arbres pour faire du feu. Les nuits sont relativement fraîches.
La personne ciblée par la remarque fit la moue et répondit:
- Ouais, mais c´est pas ça qui va nous être utile pour buter ces machins contaminés. Encore heureux que t´a eu une arbalète, John.
- T´inquiète Danny, y´aura sûrement quelqu´un qui va nous trouver, attiré par le feu.
Danny soupira, puis sanglota.
- Allons allons, maîtrise-toi...
John essaya de le réconforter.
- . .. je suis certain que tout se finira très bien.
Hofer rappliqua méchamment:
- Tu sais aussi bien que moi qu´il ne peut rester qu´un seul survivant. Alors autant en finir tout de suite!
Danny attrapa son canif et le dirigea vers son cœur, déterminé. John réagit derechef et sauta sur son ami pour l´en empêcher.
- Non, ne fais pas ça!
Mais le pauvre ne voulut rien entendre et continua sur sa lancée mais Anderson shoota dans le canif déviant sa trajectoire puis tenta de plaquer Danny au sol. Dans la mêlée, Hofer blessa son ami dans les côtes par idnavertance. Le blessé grimaça et porta ses mains sur l´entaille. Horrifié, Danny secouru son am.
- Je..je suis désolé... tout est de ma faute.
Soudain, un bruit métallique heurta le sol, attirant l´intention de Danny. Celui-ci se leva d´un bon pour aller à la rencontre d´un de ses amis... car il était sûr que s´en était un.
Quand il reconnut la silhouette, il hésita:
Arianith
" Merde " fit le garçon, j´aurai voulu que se soit quelqu´un d´autre...enfin bref.
- Arianith, je suis content de te voir! Viens vite, j´ai besoin de toi, John est grièvement blessé, vite!
Pas de réaction.
Amato leva sa mitraillette...
Hofer l´observa attentivement: yeux rouges, respiration haletante, morsure visible au pied... il ne comprit que trop tard.
- Non !
. .. et à bout portant, déclencha un déluge de plomb sur le pauvre. Le corps de celui-ci tressaillit sous les impacts, arrachant des morceaux de peau bientôt rejoint par une pluie de sang.
John leva la tête et dans ses yeux, on pouvait lire le sentiment le plus redouté: la peur.
Saisissant son arbalète avec difficulté, John s´élança, en boitant, le plus loin possible avant que le zombie d´Arianith ne le rattrape. Au dépit de sa peur, John trouva tout de même la force d´envoyer deux carreaux d´arbalète dans le torse d´Amato.
Aucunes réactions.
- Chier!!
Il jeta son arme sachant que cela ne servirait à rien tandis qu´une rafale de balles passa juste à ses côtés sans le toucher. Cependant, le deuxième tire fut plus fructueux et bles-sa John à l´épaule et s´étala face contre terre.
- Aiouch...aïe..
Se yeux se fermèrent, lui laissant juste le temps de voir son assassin s´approcher de lui et lui braquer l´arme sur le front.
Il pria...
. .. ce fut le noir complet... et le silence total...