A mon sens, jamais un titre n’a été aussi mal choisi tant celui-ci n’évoque pas le contenue du magazine. Car plus que les jeux, c’est avant tout leurs auteurs que Games souhaite mettre en avant. C’est tout du moins la proposition que fait le magazine comme le laisse transparaître l’édito du redac chef, Jérôme Dittmar :
"On ne va pas vous le cacher, créer un magazine de jeu vidéo est un vieux rêve. Nous y voilà donc, forcément pas peu fiers, mais fébriles après des mois de travail qui nous ont menés dans les coulisses du jeu vidéo. A la rencontre de ceux qui, tantôt dans l’ombre ou sous les projecteurs, fabriquent et pensent ces mondes en évolution permanente. Games, c’est avant tout ça, un pont, la volonté de rendre plus que jamais le jeu vidéo ouvert et vivant, de traiter à égalité les œuvres et leurs auteurs, de mettre des visages et des voix derrière les pixels. Entretiens, reportage, mais aussi enquête, analyses, décryptages, dossier,critiques, voilà le générique Games. Et on fera tout pour qu’il ait autant d’allure que de générosité."
On y est, enfin un magazine qui aborde les problématiques inhérentes à l’industrie, les processus de création, les portraits d’auteurs, etc. Derrière cet édito aux promesses alléchantes, on aurait pu craindre une simple compilation d’interviews mais ce n’est pas le cas. Certes, des interviews, il y en a beaucoup. Mais elles sont toutes abordées de manière différentes, avec souvent une analyse à côté. Pour le coup, on est ici à mille lieux du guide de consommation. Une des particularité de Games est de prendre la forme d’un bimestriel. N’ayant pas besoin de coller au plus prêt de l’actualité, gageons que cette rythmique de parution permettra à l’équipe de délivrer un travail de qualité comme c’est le cas dans ce premier numéro.