L’international sénégalais ne se doutait pas que sa venue à Marseille susciterait une telle agitation. En Bretagne, l’ancien Lillois a découvert un groupe qu’il juge " serein et sûr de sa force"
" Depuis l’annonce de mon arrivée à Marseille, tout le monde m’appelle pour me féliciter et me dire que j’ai fait le bon choix" - Photo de notre envoyé spécial Florian LAUNETTE
Depuis qu’il est tombé d’accord lundi avec les dirigeants olympiens, Sylvain N’Diaye consacre la quasi totalité de son temps à répondre au téléphone. Hier, l’ancien Lillois a ainsi passé une bonne partie de sa journée sur l’île de Houat portable en main, relié depuis son oreillette à une foule de proches et d’amis à la fois surpris et heureux de sa venue à Marseille. " Si je mesurais mal l’impact de l’OM jusqu’à présent, aujourd’hui je comprends mieux la puissance de ce club hors norme. Mon téléphone brûle littéralement. Tout le monde m’appelle pour me féliciter, pour me dire que j’ai fait le bon choix et que sous le maillot blanc ça va être le bonheur total. Christophe Mongai, mon agent qui est Marseillais, m’avait prévenu. Il avait effectivement raison".
" Longtemps, je n’ai rien voulu savoir"
Entre deux communications, l’international sénégalais a tout de même eu le temps de faire connaissance avec le staff et ses nouveaux partenaires. " Super, je me sens déjà très bien. Les joueurs sont décontractés, j’ai senti un groupe serein, sûr de sa force".
Entre Marseille et Monaco, Sylvain N’Diaye, garçon posé et réfléchi, a longuement hésité. Prenant sa décision au tout dernier moment. " Au départ, j’avais certes un penchant pour l’OM. Puis, Didier Deschamps m’a tenu un discours séduisant. Mais finalement, le projet sportif que m’a proposé Alain Perrin m’a convaincu. Tout cela s’est finalement joué dans la dernière semaine. Longtemps, j’ai demandé à mon agent de ne rien savoir sur les discussions engagées. " Je n’aime pas parler dans le vide, sans être sûr. Je préfère la discrétion. Même lorsque j’ai appelé Johnny Ecker, en milieu de semaine, pour me renseigner sur le club, je suis resté très vague sur mes contacts, sur mes intentions. Johnny, lui, me m’a dit que du bien de l’OM. Ensuite, tout est allé très vite".
" La concurrence ? Si elle est saine, c’est tout bénéfice"
En débarquant à Marseille, N’Diaye sait qu’il risque de se retrouver en position de concurrence dans un effectif où les milieux récupérateurs sont légion. " La concurrence ? Alain Perrin sait en jouer de manière très positive. Du moment où celle-ci est saine, c’est tout bénéficie pour l’équipe. Je ne suis pas là pour écraser les autres, mais tout simplement pour me mettre au service de l’équipe". Reste à savoir comment l’international sera utilisé tactiquement par Alain Perrin. " Ça, je ne le sais pas encore. Mais ce qui est sûr, c’est que ma position favorite demeure celle d’un défensif axial. La seule saison où j’ai évolué plus haut, c’était à Martigues, il y a déjà un petit moment. Depuis, notamment à Lille, je n’ai pas changé de rôle".
Le LOSC justement, c’est là, sous la direction de Vahid Halilhodzic que le franco-sénégalais s’est réellement révélé. " J’y ai vécu trois saisons extrêmement enrichissantes. Avec " coach Vahid", j’ai beaucoup appris, énormément progressé. La Ligue des champions a représenté une super expérience. Mais la saison passée, où nous avons dû nous faire violence pour nous en sortir, m’a également été très utile. Je sais désormais comment réagir dans toutes les situations.
" Pour moi d’ailleurs, la personnalité d’Alain Perrin me rappelle celle de Vahid Halildodzic. Ce n’est pas pour me déplaire".
Avant de reprendre la navette ramenant la troupe olympienne vers Port Navalo, Sylvain rebranche son téléphone. Les messages défilent. " Jamais, je n’aurais imaginé que ma signature à l’OM pouvait susciter une telle agitation, une telle folie". Et ce n’est là qu’un début...