Perrin a dit qu´il ne jouerais pas plus de 30 min
juste pour voir si il s´entende
Jusqu’à mercredi en Bretagne, le coach va pouvoir enfin travailler sur ce que sera son équipe type. A un ou deux éléments près. Tout va donc devoir aller très vite.
Dès ce soir face au Dinamo Bucarest, pour le sixième match amical des Olympiens depuis le début du mois ( une victoire, une défaite et trois nuls jusqu’à aujourd’hui), on devrait ainsi vivre une grande première avec les débuts du nouveau tandem d’attaque marseillais Drogba-Mido.
Et même si les deux hommes ne joueront qu’une demi-heure maximum, leur association aura déjà valeur de test. Notamment concernant leur degré de complémentarité.
On a pu voir en tout cas, hier soir lors de l’opposition organisée à Arzon, que les deux recrues étaient dans le même tempo.
L’un, Didier Drogba, très impressionnant dans son rôle de remiseur, étonnant par sa facilité technique, l’autre, en l’occurrence Mido, renversant par sa puissance et sa vitesse d’exécution.
Mido, un pied gauche aux allures de lance missiles
L’Egyptien possède en effet un pied gauche aux allures de lance missiles. Jérémy Gavanon, le jeune gardien olympien, a pu le constater à ses dépens. Littéralement fusillé par les frappes de l’ancien buteur de l’Ajax. Lucarne, à gauche à droite, Mido sait alterner ses coups de canon. Il lui reste maintenant à combler simplement le retard physique causé par une préparation inégale dans le temps.
Tout à l’heure, on verra donc à l’oeuvre une formation de plus en plus proche de sa version définitive. Et cela, à quinze jours du début du championnat. L’ultime phase de préparation à Port-Crouesty prend dans ces conditions une importance primordiale. C’est là, au rythme de deux entraînements quotidiens, que le collectif olympien doit prendre forme et monter, petit à petit, en régime.
Jusqu’à présent, tous les matches disputés par l’OM n’ont donné que des indications très aléatoires sur le potentiel exact d’un groupe enrichi aujourd’hui de quatre internationaux.
Tout à l’heure, on y verra un peu plus clair. Mercredi, face à Bordeaux à Agen, on saura si le nouveau millésime olympien est réellement de la qualité espérée. Entre les deux rendez-vous, c’est la cohésion d’un ensemble, encore en construction, sur laquelle Alain Perrin va concentrer toute son énergie. Quasiment libéré de ses contraintes de manager général dans un mercato où son club n’aura cessé de faire l’actualité. Et pourrait même encore réussir un ou deux jolis coups...
En direct de Port-Crouesty
Canicule bretonne. A Port-Crouesty, chaleur et sécheresse sont également au centre des préoccupations. " Cela fait plusieurs années qu’il n’avait aussi peu plu", indiquait hier sur un ton grave le gardien du stade d’Arzon, là où les Olympiens effectuaient leur premier entraînement.
Effectivement, la pelouse de l’enceinte champêtre offrait un aspect jauni. Grillée à certains endroits. " Mais ne vous inquiétez pas, elle sera parfaite pour le match face à Bucarest." Parole de jardinier !
Runje quitte les buts. Annoncé sur le départ, Vedran Runje est en tout cas présent en Bretagne. Fait insolite, le Croate avait hier déserté les cages olympiennes pour participer à l’entraînement des joueurs de champ. Idem lors de l’opposition programmée dans la foulée.
Cette fois, on retrouvait Runje reconverti en latéral gauche aux côtés d’Ecker, de Tuzzio et du jeune Camille Borios qui, lui, poursuit toujours l’aventure avec le groupe alors que Deschamps, Dahou et Reina sont, eux, restés à Marseille. Perez toujours en marge. Décidément, Seb est poursuivi par la malchance et les pérpins physiques. Cette fois, c’est une tendinite tenace qui l’empêche de vivre pleinement cet ultime stage d’avant saison.
Hier, alors que ses coéquipiers s’en donnaient à cœur joie sur le terrain, Perez a dû ainsi se contenter d’un footing et de mouvements. Forcément frustrant.