Partira, partira pas? Côté club, on en est resté à une prolongation de contrat d’un an, jusqu’en 2007. Côté joueur, la décision devrait être prise et annoncée officiellement dans les prochaines heures...
Vedran Runje et Daniel Van Buyten sont-ils sur le départ? On devrait en savoir un peu plus en début de semaine - Photo Bruno SOUILLARD
Que s’est-il passé au cours des derniers jours, voire des dernières heures avec Daniel Van Buyten ? Mystère.
A son arrivée au stage d’Albertville, voici déjà une dizaine de jours, l’international belge se veut affirmatif dans une interview accordée à Eric Puech pour La Provence. " Le club a décidé que je devais rester. Du moment où je me trouve ici, je suis à 100% avec l’OM. On verra ensuite, lors du mercato d’hiver."
Mercredi dernier, à Marmande, après le match nul concédé à Craïova, Van Buyten se montre moins ferme. A un confrère de France 2, Kader Boudaoud, qui s’inquiète de savoir s’il ne sera pas parti avant la diffusion de son reportage dans l’émission Stade 2 programmée quatre jours plus tard, le défenseur répond: " Je prendrai une décision au cours du week-end."
Avant-hier, à Capbreton, il confirme à notre confrère de Nice Matin, Yves Merens. " J’ai gambergé, j’ai pesé le pour et le contre d’un départ, j’ai réfléchi à mon avenir de joueur.
Une mise au point en conférence?
" Je dois prendre une décision et rencontrer mes dirigeants dans les prochaines heures avant d’organiser une conférence de presse en milieu de semaine à Marseille."
Cette fois, le doute ne semble plus permis. Manchester United ou la Juventus ont dû relancer le joueur.
Dans notre édition du 11 juillet, on évoquait déjà les conditions d’un éventuel départ. L’OM ne peut conclure certains dossiers par manque d’argent. Or, un transfert de Daniel Van Buyten, pour lequel la barre a été fixée à plus de 20 millions d’euros, permettrait à lui seul d’acquérir Jean-Alain Boumsong, Philippe Mexès et Benoît Pedretti, soit trois internationaux en titre!
Alors? Du côté de l’OM, on semble tomber des nues. Personne n’a été prévenu d’une éventuelle conférence de presse. Et le président Bouchet en est resté officiellement à une discussion bien engagée sur la prolongation de contrat d’un an du joueur, qui serait ainsi lié jusqu’en 2007. De plus, aucune proposition n’a été enregistrée, venant de Manchester, de la Juventus ou de tout autre grand club.
Du côté de l’agent du joueur, Roger Henrotay, qui gère aussi les intérêts de Mido, on assure en être au même point: pas de relance de clubs et pas de rendez-vous programmé avec les medias.
Christanval: une piste très sérieuse
L’affaire est curieuse.
Le défenseur paraît en tout cas impatient de savoir avec quels renforts il sera chargé de livrer les batailles sur le front européen. Une charnière Van Buyten - Mexès ne serait pour déplaire à personne et surtout pas au Belge. Et elle reste du domaine du possible. Mais les jours passent et les dossiers restent en l’état, au point mort.
Actuellement, la piste la plus sérieuse menant à un défenseur concerne Philippe Christanval, bientôt 25 ans, qui a très peu joué cette saison au FC Barcelone, notamment en raison de blessures. Alain Perrin a récemment évoqué, dans nos colonnes, la possibilité d’un prêt de l’international qui pourrait relancer sa carrière à Marseille. Mais le manager général a aussi évoqué le nom de Julien Rodriguez, en fin de contrat avec Monaco.
Aujourd’hui, les dirigeants marseillais semblent placés devant la même alternative qu’hier pour le poste de buteur. Le rendement immédiat ( Pauleta) ou le pari sur l’avenir ( Mido)? Entre les deux options, il y aurait une fortune. A un moment, l’OM a songé à l’Argentin Milito, acheté moins de 4 millions d’euros par le Real Madrid, sans avoir le temps de se pencher sur les conditions salariales du joueur. En moyenne, l’écart de rémunération entre un bon et un super défenseur peut varier de 75000 euros brut à 150 000 euros net mensuels. Enorme.
Parmi les dernières tentatives d’approche, il y a aussi la proposition faite à Lyon concernant le Brésilien Edmilson, à associer à Grégory Coupet pour un échange avec le duo Cyril Chapuis - Vedran Runje.
Quel sera le choix de Vedran Runje?
Les champions de France ne sont pas favorables à cette solution, eux qui avaient, à l’origine, essuyé un refus marseillais quant à un échange Coupet-Runje, assorti du prêt de Chapuis.
A l’arrivée, le croisement de gardiens pourrait se conjuguer avec un transfert définitif de l’attaquant, l’OM se trouvant désormais en surnombre dans le secteur offensif.
" Je suis bien ici. Pour moi, l’affaire est close", avait commenté Runje dans nos colonnes le 9 juillet. Mais il pourrait réfléchir une nouvelle fois à l’opportunité et livrer sa réponse définitive dans la semaine.
" Nous ne ferons rien contre les intérêts de Vedran qui nous a été précieux pendant deux ans, rappelle Christophe Bouchet. Une telle opération implique l’adhésion totale des joueurs. Si sa volonté est d’accepter..."
Les négociations ne sont pas rompues.
Mi-juin, Alain Perrin espérait boucler son recrutement au 15 juillet, à un élément près. Histoire de partir en Bretagne, pour le troisième stage de préparation, avec son équipe bien en tête. Même si la situation devrait considérablement évoluer ces prochaines heures, dans le sens des arrivées, des départs ou des décisions fermes de rester, il lui faudra peut-être un peu plus de patience.
Pedretti: la piste toujours d’actualité
Alain Perrin est clair: il recherche en priorité un défenseur central et un latéral droit. Pour autant, il ne renonce pas à d’autres dossiers, dont celui de Benoît Pedretti qui pourrait éventuellement lui permettre de faire reculer Brahim Hemdani d’un cran et de régler du même coup l’un de ses deux problèmes actuels.
Hier soir, une dépêche AFP faisait état du renoncement de Paris SG pour l’acquisition du jeune international sochalien. Un concurrent de moins ? L’agent du joueur, Jean-Pierre Bernès, ne semblait pas partager pleinement cet avis. Mais il n’en demeure pas moins que l’OM reste plus que jamais dans la course. Alain Perrin veut le joueur et ce dernier a fait de Marseille sa priorité. En y ajoutant le penchant naturel de Bernès pour ses anciennes couleurs, il reste encore à Christophe Bouchet à régler la question financière.
" Nous n’avons pas les moyens de réaliser ce transfert cette année", a déjà averti le président olympien en envisageant un improbable prêt. Paris proposait à Sochaux 7 millions d’euros plus Edouard Cissé. L’OM continue à rechercher des solutions pour ne pas laisser une telle opportunité. A moins qu’un éventuel départ de Van Buyten vienne tout régler. Un dénouement rapide est attendu.