L´HEURE DE LA PROVENCE LES GARS...
L’OM agitateur numéro un sur le marché des transferts
Avec trois nouvelles recrues, Drogba, Vachousek et probablement Mido, Marseille fait figure d’exception sur un mercato où l’obligation de dégraisser bloque bon nombre de transactions
Les arrivées de Stepan Vasouchek et Didier Drogba ont été les plus gros transferts d’un mercato encore très calme - Photo Bruno SOUILLARD Sans l’OM, on se demande si le marché des transferts aurait un quelconque intérêt.
Chaque avancée, chaque hypothèse, chaque rumeur est en effet, de loin ou de près, liée au club phocéen, grand et unique animateur de ce début d’été.
Marseille ratisse large, s’engage sur une multitude de pistes et, au bout du compte, réussit quelques jolis coups. Là, où personne, ni même Lyon, champion en titre à la puissance financière affichée, ne parvient à concrétiser les contacts engagés. Le dossier Drogba en est la parfaite illustration. L’OM voulait absolument le joueur et, pour cela, ne s’est jamais désuni en dépit des manœuvres lyonnaises, sur fond d’intox et de surenchère. Finalement, le tandem Bouchet-Perrin raflait la mise au nez et à la barbe d’un Jean-Michel Aulas, victime d’une logique de recrutement pour le moins chaotique.
Certains y voyaient le signe tangible d’un Marseille redevenu attractif et enfin soulagé de ses dérives financières.
Depuis en tout cas, rien n’a changé. Et tandis que l’écrasante majorité des clubs de L1 attend d’improbables propositions afin d’alléger effectif et masse salariale, l’OM continue à progresser dans la construction de sa future équipe. Trois internationaux pour moins de 20M.
L’arrivée de Stepan Vachousek, pilier de la formation du Slavia Prague, marque le second succès des dirigeants olympiens sur le mercato.
Pendant ce temps, Lyon et le PSG ne voient toujours rien venir. " C´est plus un choix économique que sportif", note, fataliste, Vahid Halilhodzic, le nouveau coach des Parisiens.
Victime des " années folles" où l´argent des télévisions coulait à flot dans les caisses des clubs, le PSG, privé de coupe d´Europe, cherche ainsi à vendre à tour de bras. Et qu’importe si cela entrave les perspectives sportives du groupe.
Quant à Monaco, deuxième du dernier championnat, le club de la Principauté vient tout juste de régler ses problèmes de direction, échappant d’extrême justesse à la relégation. Là aussi, pas question de parler dépense ou de contourner l’obligation de " dégraisser", érigée en règle d’or pour une bonne partie du foot français.
Pendant ce temps, l’OM revient sur le devant de la scène en tentant de financer en partie la venue du Japonais Hidetoshi Nakata, star de tout un pays, icône de milliers de jeunes, par les droits versés par les télévisions nippones pour le championnat français. L’opération échoue, la Ligue nationale refusant d’accepter un tel montage, quitte à se priver de recettes supplémentaires.
Les représentants olympiens repartent néanmoins à la charge. Dans leur viseur, Pauleta que Bordeaux s’entête à ne pas vendre, Eto’o que Valence veut absolument et enfin Mido.
Méthodiquement, Bouchet et Perrin affinent leur choix et finissent par miser sur l’Egyptien. L’opération rondement menée devrait aboutir cette semaine. " C’est un investissement sur l’avenir", lance le président olympien. Un investissement à la hauteur des moyens actuels du club. En l’occurrence 20 millions d’euros.
Les prêts comme solutions
Les venues de Drogba, Vachousek et Mido, tous internationaux reconnus, devraient même laisser assez de moyens au club pour recruter un défenseur ( Vidic?) et peut-être même un milieu ( Pedretti?).
" Evidemment, à un moment ou à un autre va se poser un problème financier", admet Perrin en faisant référence aux joueurs qu’il aimerait bien vendre.
Pour atténuer les effets des " gros salaires", le prêt demeure alors la solution la plus répandue, la plus rationnelle aussi.
Selon les statistiques, de la LFP, les " mutations temporaires" sont ainsi passées de 76 ( en 1999-2000) à 108 ( en 2002-03) alors que, dans le même temps, les " mutations définitives" ont connu une nette baisse ( de 103 à 47). Le marché actuel va probablement contribuer à accentuer cette tendance.
En attendant, l’OM continue à agiter un mercato où l’austérité a, plus que jamais, pris le pas...
250 footballeurs au chômage
Le vice-président de l’UNFP, Jean-Jacques Amorfini, s’inquiète de la situation des footballeurs français en fin de contrat actuellement dans notre championnat. Selon les chiffres de l’UNFP, " 250 sont au chômage. La majorité sont de Ligue 2, environ 200, et sont en très grande difficulté. Depuis deux ans, on s’aperçoit que pour eux, c’est très difficile de retrouver un club. Ils sortent d’un contrat professionnel de Ligue 2, ils ont entre 25 et 30 ans et beaucoup resteront sur le carreau".
Source : La provence