INTERVIEWS 16/11/03
Van Buyten : ´´J´ai plus confiance en moi´´
Depuis le départ de Frank Leboeuf et la blessure de Manuel Dos Santos, Daniel Van Buyten semble prendre une place de plus en plus importante dans le groupe olympien. Contre Lyon, on l´a même vu sonner la révolte, avec l´assurance d´un vrai leader. Ce samedi, il s´est expliqué sur ses nouveaux galons d´homme fort.
Daniel, comment se passent les entraînements ?
Daniel Van Buyten : " Bien, bien. On est peu nombreux et on travaille beaucoup le physique. Et puis quand vous êtes 6, les exercices s´enchaînent beaucoup plus vite que quand vous êtes 20 ou 30. On ne perd pas de temps quand on travaille en effectif réduit. La séance d´entraînement est moins longue car on ne se disperse pas en discussion ou à attendre que tous les joueurs soient présents."
A ce stade de la saison, physiquement, de quoi as-tu encore besoin ?
D.V.B. : " De rester dans le rythme, dans le coup. On avait essayé de retravailler qualitativement en début de semaine. Maintenant il faut enchaîner les séances un peu plus dures pour ne rien perdre. Dans l´année, il y a forcément un moment donné où on est un peu moins bien et ce sont ces séances qui, justement, nous permettent d´éviter ces contre-coups."
On a l´impression que tu prends de plus en plus d´importance dans le groupe ?
D.V.B. : " Peut-être… C´est vrai que j´ai parlé longuement avec le coach dernièrement. Il voulait mon avis sur le groupe, sur moi-même et sur notre travail à tous. J´ai donné mon opinion. Et vous savez, ça m´arrive de tenir tête au coach aussi. Tout en restant à ma place bien sûr. Il y a des vérités qui sont bonnes à dire entre 4 yeux et je suis là aussi pour ça."
Tu penses que les autres joueurs auraient intérêt à faire la même chose ?
D.V.B. : " C´est ce qui va se passer, au moins pour les " cadres". De toute façon, c´est pour l´intérêt du coach et du groupe. L´entraîneur doit savoir si on ressent la même chose que lui, quelle est la nature de notre motivation. C´est essentiel pour son travail."
On dit d´Alain Perrin, au contraire, qu´il ne serait pas si réceptif que ça…
D.V.B. : " Non, je pense qu´il s´intéresse à ce qu´on pense, à nos avis. Un groupe, ça se construit en comprenant les joueurs, ce qu´ils aiment faire. C´est comme ça qu´on forme un groupe : en cultivant d´abord un esprit. Et à ce titre, l´entraîneur est quelqu´un de très réceptif qui n´hésite pas à nous rencontrer un à un, en tête à tête, pour savoir ce qu´on a à dire."
Tu as l´impression d´avoir mûri depuis que tu es arrivé à l´OM ?
D.V.B. : " Oui, c´est évident. Même si c´est dur d´avoir du recul sur sa propre attitude. Mais je sais que j´ai pris plus d´assurance. Ne serait-ce que par rapport à la presse. J´ai beaucoup plus confiance en moi. J´entreprend des choses sur le terrain que je n´aurai pas faites avant. Je parle beaucoup aussi. Plus j´avance, plus je mûris. Mon père m´a également aidé en cela. Maintenant il est fier de moi. Et moi j´ai encore plus de respect par rapport à lui."
Il te le dit quand tu fais un mauvais match ?
D.V.B. : " Il me le fait comprendre, petit à petit… De toute façon il a souvent raison ! Quand j´ai fait un mauvais match, on le sait tous les deux et on ne se parle pas trop. Et puis il m´encourage à nouveau, me pousse à m´entraîner davantage. Alain Perrin et mon père n´ont pas le même rôle mais je les écoute beaucoup tous les deux ! "