L´OM respire avant Belgrade
Contre Nice, l´OM version deuxième mi-temps a fait preuve d´un orgueil salutaire. De quoi mettre le groupe phocéen dans de bonnes dispositions à trois jours de la réception de Belgrade, au Vélodrome, pour le compte de la Ligue des Champions.
A 0-1 à la mi-temps, les esprits étaient déjà tournés vers un hypothétique troisième revers d´affilée pour les Olympiens. Nul doute que les visages auraient été bien plus maussades ce dimanche matin, lendemain de match, où seul le temps faisait grise mine.
Auréolés d´un succès sur Nice acquis au forceps ( 2-1), sourires aux lèvres, les Marseillais affichaient une réelle satisfaction, animés par le sentiment du devoir accompli. A quelques minutes du début du décrassage, ils observent encore les résumés des rencontres de la veille à la télévision. Ils s´amusent à la vue des images ramenées du Vélodrome, apprécient le somptueux coup-franc de Juninho ( Lyon) contre Lens, écoutent les analyses.
Visiblement, le succès contre Nice a fait beaucoup de bien. Les Aiglons ont laissé le souvenir d´un adversaire coriace. " On s´attendait à une grosse partie, très physique dans tous les sens du terme, et ça l´a été. En face, il y avait un redoutable mélange de qualité et d´envie. Les duels étaient nombreux aussi" confirme Sébastien Pérez, lui aussi très généreux dans l´effort la veille au Vélodrome.
" Une équipe est née"
La tâche qui attendait ses partenaires était ardue à la pause, lorsque l´OM était mené d´un but. " Notre première période n´a pas été réellement calamiteuse, mais elle a permis aux Niçois de marquer et de protéger leurs buts. On connaît la difficulté à jouer face à une équipe comme Nice lorsqu´elle reste regroupée" poursuit le latéral droit phocéen. " Mais hier soir, c´était la naissance d´un groupe. On a eu une belle réaction, une réaction d´orgueil, de caractère. C´est quelque chose qui nous manquait auparavant et qu´on est parvenu à atteindre sur ce match" se félicite-t-il.
La mi-temps a servi de déclic. Dans les vestiaires, les Olympiens communiquent énormément. Plus qu´à l´accoutumée. " Elle a servi à calmer les esprits. Nous étions menés au score, et nous faisions preuve de trop de précipitation. Nous sommes revenus plus calmes, mais très déterminés" explique Vedran Runje.
Orgueilleux, les Marseillais ont renversé la vapeur. Une force de caractère que l´on pressentait ces dernier temps. " On sentait le groupe évoluer. Certaines personnalités se sont bien affirmées. Didier Drogba a montré beaucoup de caractère, tout comme Mido. Ces aptitudes, associées les unes aux autres, peuvent déboucher sur quelque chose de très positif. Le groupe a évolué" précise Sébastien Pérez.
Les leçons de Madrid
A trois jours de Belgrade, ce succès est le bienvenu, car la tâche ne sera pas aisée mercredi. " Il faudra les respecter. Je n´ai jamais joué contre la Partizan, mais lorsque j´ai commencé ma carrière, c´était l´une des quatre grosses écuries d´ex-Yougoslavie, avec l´Etoile Rouge, Hajduck Split et le Dinamo Zagreb" prévient Vedran Runje.
Mais depuis Madrid, les Olympiens ont appris. " On sait que la C1, c´est dur. Il faudra être bien concentré. Le relâchement est interdit, sinon on le paiera cash. C´est la leçon de Madrid, comme d´autres rencontres de Ligue des Champions que j´ai disputées sous le maillot de Galatasaray. En Ligue 1, les erreurs sont récupérables. Pas en Champions League. Ne surtout rien lâcher" conclut Sébastien Pérez.