Le Porto de Deco et Derlei
Le club marseillais eut droit au Real et à Porto, deux inédits absolus à son palmarès.
LE monstre européen, recordman absolu des victoires en C1, incroyable machine commerciale qui ne sait plus où mettre ses joueurs offensifs. Et qui fait encore l’actualité chaude avec un ancien Olympien, Claude Makelele, qui a entamé une épreuve de force avec son club pour une revalorisation salariale.
D’un autre côté, un gros morceau portugais qui a déjà gagné la Coupe d’Europe des clubs champions en 1987 ( la talonnade de Madjer, vous vous souvenez ? ) et qui est encore présent aujourd’hui, vainqueur de la Coupe de l’UEFA 2003, tout en réussissant le doublé chez lui.
Porto, l’ancien club de Rui Barros et de Futre, mais aussi de Stéphane Paille, qui fut entraîné par Artur Jorge, puis par Tomislav Ivic, dans la galaxie d’Onofrio, liée au Standard et à l’OM de naguère. Porto, l’ancien club de Jardel, dont on n’a que trop parlé.
Porto, dont la grande vedette, est Deco, brésilien de naissance, naturalisé portugais en début d’année et qui avait marqué contre le Brésil pour sa première sélection. Avec lui, Derlei, Alenitchev, le gardien Vitor Baia, l’ancien Monégasque Costinha ( que l’on appelait da Costa à Monaco) et surtout l’avant-centre sud-africain Mc Carthy, passé par l’Ajax comme Mido, sont les vedettes de l’équipe.
Le Partizan de Curkovic, Matthaüs, West
Quand arriva le chapeau 4, le plus " faible", on savait qu’il n’y aurait ni Monaco, ni Real Sociedad avec l’OM; bientôt les seules solutions furent Stuttgart ou Partizan Belgrade. Espérons que la satisfaction à éviter les Allemands sera confirmée par les faits.
Le Partizan n’est plus l’équipe qui menaçait le Real en finale de la Coupe d’Europe en 1966. Le football yougoslave a perdu de son éclat. Mais l’exploit réalisé au tour préliminaire est à méditer.
Là encore, on trouvera des têtes connues: le gardien international Krajl et le milieu offensif Drulovic, qui ont joué à Porto ( !), Taribo West, le défenseur nigérian qui a longtemps évolué à Auxerre. Et un entraîneur emblématique: Lotthar Matthaüs, l’homme qui a joué le plus grand nombre de matches en coupe du monde.
Enfin, le président est une vieille connaissance du foot français: Ivan Curkovic, gardien de légende de l’AS Saint-Etienne.
Mais Porto et le Partizan appartiennent à un futur proche. Le Real Madrid, lui, c’est pratiquement déjà le présent...
Bouchet: " Deux fois Zidane en un mois au Vélodrome"
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Le président de l’OM, ravi par le tirage, souligne que Zizou viendra avec le Real, quelques semaines après y avoir joué avec " France 98". Le mois de novembre verra l’OM affronter Porto, le Real mais aussi Lyon et le PSG
Non, en prenant le Real et en commençant son parcours au stade Santiago-Bernabeu, l’OM n’a pas vu le ciel lui tomber sur la tête !
C’est même un réel bonheur si l’on en croit Christophe Bouchet que de se frotter à de vraies stars.
" C’est un groupe très fort, comme je le souhaitais. Je pense que nous avons une équipe plus faite pour cela, pour donner le change à des équipes de grande valeur, que pour affronter des équipes moyennes.
" Plutôt que de jouer dans un groupe où on aurait dit que les clubs étaient tous moyens, c’est mieux de commencer par un groupe où tout est très tranché. On enterre d’ailleurs un peu trop vite le Partizan de Belgrade; c’est l’erreur qu’il ne faut pas commettre. Toutes les équipes devront aller jouer à Belgrade et ce ne sera facile pour personne."
Pour le président de l’OM, l’intérêt est à la fois sportif et émotionnel. " Pour nous, c’est exceptionnel, fabuleux, on va accueillir Zidane à Marseille; deux fois en un mois même, puisqu’il vient jouer avec France 98 contre l’OM ( ndlr: dans le cadre d’un match de bienfaisance pour les victimes de tremblements de terre en Algérie). C’est donc le retour de Zidane à Marseille. Peut-être qu’à partir de décembre, il va y rester..."
Christophe Bouchet se place aussi du côté des spectateurs, très frustrés ces dernières années, et pas vraiment rassasiés mercredi soir contre l’Austria.
" Novembre sera torride"
" Ça va nous donner des matches exceptionnels, très latins, avec l’équipe que nous avons cette année, ça va faire des rencontres très enflammées. On va aller vers de grandes confrontations.
" Nous allons aussi vers un mois de novembre exceptionnellement attrayant et dur, puisqu’on va rencontrer Porto, le Real mais aussi Lyon et le PSG. Ce sera torride. Historiquement, ça a toujours été compliqué de remplir le Vélodrome pour la Coupe d’Europe, mais là, ce ne sera pas le cas et nous comptons d’ailleurs instaurer une formule d’abonnements pour la Ligue des champions." " Ce tirage me rend très heureux, on va voir du football."
Mais l’OM a-t-il des chances de faire mieux que troisième ? Le président se doit d’y croire, ne serait-ce que pour en convaincre ses joueurs. " L’OM peut sortir de ce groupe parce que le Partizan, en octobre et novembre, va prendre des points et peut être déterminant. Vu les dernières saisons du Real, il vaut mieux le prendre en septembre qu’en avril-mai.
Le grand Emilio Butragueno, représentant le Real, abonde d’ailleurs dans le sens de Christophe Bouchet, lorsqu’il souligne le retard de son équipe.
Butragueno: " Nous ne serons pas au mieux"
" Début septembre, nous ne serons pas encore à notre meilleur niveau, car notre préparation commence tard. Et pourtant, il sera déterminant pour nous de nous imposer d’emblée, pour évaluer notre position dans ce groupe, savoir si nous avons des chances de le dominer ou s’il va falloir lutter.
" Moi, je crois qu’il faudra lutter, parce que c’est la caractéristique du foot d’aujourd’hui. S’il n’était pas indispensable de lutter, de se battre, je pourrais même encore jouer !
" Le moindre défaut de concentration, de motivation et on peut perdre un match. " Les équipes françaises nous ont rarement réussi; j’étais sur le banc lors d’Espagne-Portugal à l’Euro 84, mais je n’ai personnellement jamais joué au stade Vélodrome. Cependant, je le connais, je sais que l’atmosphère sera explosive. Et je sais aussi que ce sera très spécial pour Zidane."
Un parcours de combattant
Combien de matches disputeront les Olympiens jusqu’à la trêve? C’est dans la période qui s’annonce que d’aucuns prendront conscience de la qualité de l’effectif olympien, de la nécessite aussi de disposer d’un groupe fourni quantitativement.
A compter d’aujourd’hui, les sollicitations, sportives, seront d’un tout autre registre que ce que l’OM a connu ces dernières saisons. C’est un peu la rançon d’une gloire certes naissante mais elle a un prix: la cadence des matches. Avec dix internationaux ( Van Buyten, Meité, Beye, N’Diaye, Vachousek, Celestini, Mido, Drogba, Sytchev et Marlet), plus un espoir ( Laurenti), le calendrier olympien s’annonce riche en émotions mais fourni.
Le rappel, ci-contre, de l’agendaolympien comporte 23 rencontres, 24 si l’OMse qualifie pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. A cela, il n’est pas inutile de rajouter trois plages réservées aux sélections nationales: du 1er au 10septembre, du 6 au 12octobre et enfin, du 10 au 19 novembre. Certains Olympiens sont susceptibles de disputer 29 rencontres en 110 jours, soit un match tous les 3-4 jours. Une perspective à laquelle Alain Perrin et son staffi s’étaient préparés mais qui devient vraiment d’actualité avec la qualification obtenue mercredi face à l’Austria.
Existe-t-il une comparaison avec la saison précédente ?
Evidemment, non, l’OM n’étant pas qualifié pour une Coupe d’Europe. Toutefois, entre le 4 janvier et le 8février, les Olympiens avaient disputé 10 matches, dont six victoires et un nul. Ce fut leur meilleure période de la saison.
Les dates peuvent-elles évoluer ?
Il y aura moins de bouleversement que la saison dernière. Toutefois, le calendrier national olympien sera calqué sur son voisin européen. Il n’est pas définitif. Débutant sa campagne en Ligue des champions un mardi, l’OM pourrait demander d’avancer son match contre Le Mans au vendredi, ce qui pourrait ne pas poser de problèmes, la rencontre n’entrant pas, primo, en concurrence avec le match décalé du dimanche à 20h45 et, secundo, n’ayant pas été retenue parmi les choix préférentiels de Canal+ et TPS Star. Ces facilités ont été accordées les saisons précédentes aux représentants français.
Dans le même raisonnement, OM - PSG, premier choix des diffuseurs, arrivant dans le sillage d’OM - Real ne sera pas avancé au vendredi 20 h 45, il est plus envisageable qu’il soit déplacé au dimanche 30 novembre à 20h45.
Cette fois, on y est !
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En concédant le nul 0-0, l’OM a assuré l’essentiel, son billet pour jouer la Ligue des champions. On oubliera sans peine l’Austria et les occasions manquées
L’OM a rempli son contrat en se qualifiant pour la Ligue des champions. Et c’est bien l’essentiel. La victoire 1-0 de l’aller avait entaillé le suspense et la qualité du jeu n’était sans doute pas la préoccupation principale du jour. Le constat tout bénéfice pour l’OM ainsi dressé, il faut bien avouer que la venue de l’Austria n’encombrera pas longtemps les mémoires avec ce 0-0, même si la deuxième mi-temps s’est révélée beaucoup plus vivante que la première. A qui la faute ? Sans doute pas à l’OM, bien que gagné par l’apathie de son adversaire pendant les 45 premières minutes. Peut-être pas non plus à l’Austria qui n’avait visiblement pas les moyens de faire mieux, même après la rentrée de Jocelyn Blanchard.
C’était peut-être tout bonnement le niveau d’un tour préliminaire avec un adversaire peu ambitieux. Cela n’évitera pas de souligner que les Olympiens ont une nouvelle fois gâché un bon nombre d’occasions de but, notamment par Didier Drogba. Heureusement pour l’OM, les Viennois n’avaient pas le même répondant que les Lensois voici quelque temps à Bollaert. Mais il faudra bien entendu travailler encore et encore pour réduire ce gaspillage au minimum.
Un OM sans grand panache
Le travail est d’ailleurs une notion à laquelle Alain Perrin est très attaché. Hier, il lui a été proposé un cas d’école qu’il n’avait sans doute pas souvent connu par le passé. Pour une découverte de la grande Europe, un cran au-dessus de l’Intertoto dont il a vécu l’expérience avec Troyes, il a été servi. On se doutait que les Autrichiens ne mettraient pas d’entrée une pression énorme sur les Marseillais, qu’ils tenteraient de décrocher la qualification avec patience, à l’usure. Ce match retour est finalement allé au-delà des espérances, ou des craintes, c’est selon, avec des Viennois dont la position hérisson a permis de préserver un score nul et vierge, comme le précédent visiteur européen, le Feyenoord Rotterdam.
A la mi-temps, on s’était quand même posé une question. Ne pourrait-on pas étendre la règle de la mort subite à un match?Qui perd à domicile serait éliminé sans attendre le retour. Cela permettrait à l’adversaire d’économiser ses forces et d’éviter d’éventuelles blessures dans un affrontement pénible à vivre. Car l’OM a sans aucun doute mis de l’énergie dans cette qualification et le voyage à Ajaccio, dimanche, pourrait s’en ressentir, même si Alain Perrin a la sagesse de faire tourner son effectif.
L’OM a obtenu son billet pour la Ligue des champions sans grand panache.Mais avec une équipe dont le potentiel est réel, bien que difficile à évaluer dans le contexte proposé par les Autrichiens. En sachant que Mido ( blessé à l’échauffement), Marlet, Meriem, Christanval, Dos Santos se trouvaient dans les tribunes, en attendant peut-être un ultime renfort en défense, les Marseillais savent qu’ils ont des ressources. Et maintenant, ils se sont ouvert les portes pour les exprimer au plus haut niveau.
En jouant petit bras, avec leurs moyens, les Autrichiens ont quand même réussi l’exploit de faire douter l’OM en de rares moments.Ou plutôt, d’obliger les Marseillais à devenir plus tranchants, notamment avec Drogba, pour essayer d’éviter une méchante surprise. En dépit des efforts de Sytchev, des services de Fernandao dans un premier temps, puis de Vachousek, les deux seuls à éclairer vraiment le jeu, les Olympiens ont parfois manqué d’imagination et toujours d’efficacité. Mais ils ont la qualification en poche. Et ça, c’est le plus sûr des moyens pour progresser.
Patrick FANCELLO
a tous mes freres marseillais
je voulais juste vous dire que le tirage au sort il a pas été mechant avec L´OM je trouve Le réal on peut les bouffer au vel il ont pas de milieu recupérateur rapeler vous du 4-4-2 de La JUVE avec 2 recupérateur en plus en défense cher eux c´est pas fameux pavon salgado et helguera bof je trouve
Si on prend 6 point au partizan et 6 a dom contre real et porto ce sera tout cuit et les huitiemes on peut tomber bien aussi donc je pense qu´il ya la place mais fo pas jouer comme mercredi sinon flop
Hemdani, Sytchev, Meité...
Un débordement, un centre tendu de Sytchev, comme un ailier de jadis: un vrai bonheur fugace, même s’il n’est pas suivi d’effet efficace.
Brahim Hemdani ne passe pas pour un artiste, plutôt un artisan appliqué, inlassable, précis, fiable. En fait, c’est de lui que l’on espère le retour à la lumière; parce qu’il répare le détail qui cloche, parce qu’il vient là où il n’y a personne. Parce qu’il court, qu’il se démène, qu’il manifeste la volonté de changer quelque chose.
Ça, le public, sait le comprendre, sait l’apprécier. Même s’il aime le beau, le show, il sait saluer ceux qui mouillent le maillot. Blanc, lavande ou gris clair. Mais bon, tout cela reste encore pâlichon.
On y croit encore quand Drogba jette sa grande carcasse dans la bataille. Elle semble capable de bouleverser le cours d’un match endormi. Mais sa frappe rebondit vers les étoiles son coup de tête passe à côté.
Le stade se réveille. S’il ne chante pas kalinka ni rien d’approchant, c’est parce que le folklore tchèque ne l’a pas encore bouleversé. Mais au moment où Vachousek enfile son maillot, on se dit qu’il va appuyer sur le bon bouton. Coïncidence: à cet instant, le stade gronde parce qu’un ballon sauvé par Drogba a été vu franchir les limites du terrain par l’arbitre assistant. Alors, on s’énerve un peu. Mais Vachousek n’a pas le mode d’emploi lui non plus. La chaîne ne passe pas encore à la couleur.
Il faut un peu de catch, comme dans les années soixante pour ranimer la flamme. Meité et Rushfeldt s’empoignent.
Le public s’amuse enfin. Mais pas de bleu, ni au propre ni au figuré. Personne ne voit rouge. juste un peu de jaune sur le carton.
Enfin, la qualif assurée, on respire. Mais pas l’odeur du plateau de Valensole. Celle de la lavande...
" La qualification n’était pas une finalité"
Alain Perrin:
" Je suis satisfait et soulagé car il était normal de se qualifier. C’est une grande joie, mais il est dommage que nous n’ayons pas pu nous mettre à l’abri plus tôt à cause des occasions manquées. Les Autrichiens nous ont beaucoup plus gênés qu’au match aller et au fil des minutes, ils nous ont menacés. " On voit que c’est dans les zones de vérité où il faut faire la différence que nous n’avons pas transformé nos occasions. Cela avait déjà été le cas à Vienne et ça laisse toujours des regrets. Quand on les accumule, on a toujours peur de prendre un but-gag. Il y a eu beaucoup de tension, d’émotion. Nous ne nous sommes pas libérés de ces sangsues autrichiennes, mais l’un des objectifs les plus importants du club sur le plan économique et sur le plan sportif a été atteint en se qualifiant. " Il faut rester lucides: nous verrons en poule comment s’étalonner par rapport à nos rivaux européens. Nous viserons les huitièmes de finale, se qualifier n’était pas une finalité. " Enfin, l’engagement total des deux équipes nous donne de l’expérience et nous prépare aux grands matches."
Fabio Celestini:
" C’est un vrai plaisir d’avoir décroché cette qualification et je crois que ça fait aussi du bien à tout le football français. Sur les deux matches face à Austria de Vienne, nous avons vraiment montré une grande envie d’accéder à ce niveau de la compétition. Nous avons les qualités pour y parvenir mais encore fallait-il y ajouter cette volonté. " Pour l’instant, je n’ai pas du tout réfléchi aux adversaires potentiels en poule. Je préfère savourer cette qualification et penser à Ajaccio où nous jouerons le prochain match de championnat. Nous continuons à progresser. Ce soir, je crois que nous avons franchi un nouveau palier. Je suis content que l’équipe ait pu maîtriser la rencontre pendant 80 minutes, pour laisser seulement dix minutes de flottement. Avant, nous n’avions la maîtrise que pendant une demi-heure. " Il nous faut encore gommer quelques petites erreurs qui peuvent coûter cher en Ligue des champions, mais il y a de la qualité, de la solidarité... On méritait de marquer deux ou trois buts. On n’a pas pu. Mais on n’en a pas encaissé non plus. L’arrivée de Steve Marlet ? Et bien, ça fera un élément de plus pour justement parvenir à mettre la balle au fond des filets."
Mario ALBANO
Marlet: " Un Bleu à l’OM ce n’est pas un hasard"
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L’attaquant, prêté par Fulham jusqu’à la fin de la saison, est le premier international en titre à revenir en France depuis deux ans
Ce matin vers 11 heures, quand Jacques Santini communiquera la liste des 20 Bleus appelés contre Chypre et la Slovénie, il y aura enfin un Olympien; le premier depuis Frank Lebœuf en Coupe du monde. A côté du nom de Steve Marlet, il n’y aura plus celui de Fulham, mais les mots Olympique de Marseille.
" C’est marrant. je suis heureux et fier d’être le premier joueur marseillais chez les Bleus depuis longtemps", remarque le néo-Olympien. Il est 17h15, il vient d’atterrir à Marseille-Provence, en compagnie de Philippe Piola, le directeur général de l’OM et de Me Labi, avocat travaillant pour le club, qui l’ont ramené de Londres. Tout est réglé.
" Enfin ! s’exclame Steve, souriant et fort aimable. J’ai signé les papiers de mutation ce matin ( lire avant-hier), je signerai la partie française jeudi ( hier) après la visite médicale. Je suis soulagé, j’ai obtenu ce que je voulais: mon départ. Je tourne la page anglaise, j’ouvre une nouvelle page française." Une page de dix mois. Et plus si affinités. Steve Marlet est en effet prêté jusqu’à la fin de la saison, l’OM ayant une option d’achat. Ce qui signifie que c’est le club olympien qui choisira d’acquérir le joueur en fin de saison, si le montant convient aux deux parties.
" La balle est dans mon camp"
" Ça dépendra de mes performances. La balle est dans mon camp", ajoute le joueur. En termes de performance, on ne peut que souhaiter aux deux parties une réussite similaire à celles de Christophe Dugarry ou Laurent Blanc que l’OM était allé chercher à Barcelone en 1997. Par opposition à l’échec d’Anelka, revenu à Paris en 2000. Car, si l’on ajoute Frank Lebœuf en 2001, on aura fait le tour des internationaux en cours, rentrés au pays en bleu. Quatre sur cinq à l’OM ! " Marseille est le club le plus connu à l’étranger, enchaîne Steve; quand j’ai dit que l’OM s’intéressait à moi, les joueurs anglais de Fulham ont su tout de suite de quoi je parlais, ils situaient très bien Marseille. Quand un Bleu qui rentre en France, vient à Marseille, ce n’est pas un hasard ! "
Il faut dire que Marlet avait le choix. S’il est aujourd´hui à Marseille, c’est qu’il l’a voulu.
" Lyon, Monaco, Paris et Lens: pas mal de clubs français s’étaient manifestés mais dès lors que j’avais donné ma parole à Monsieur Perrin, il n’y avait pas de raison pour que je change d’avis. L’Olympique de Marseille a manifesté son intérêt le premier, et a maintenu sa position; il était normal que je vienne ici.
" En termes de challenge sportif, il y avait la Ligue des champions mais il y avait aussi tout ce que représente Marseille. Y compris pour ma mère qui adore le club. Il y a eu des péripéties comme chaque fois dans un transfert; un jour c’est oui, un jour c’est non, on chipote sur quelques détails mais tout s’est bien terminé."
Marlet et Marseille, c’est une longue histoire, puisque Steve et l’OM se sont croisés pour la première fois à l’automne 1995, lors d’un Red Star-OM ( "très spectaculaire", se souvient le joueur), alors qu’il jouait avec Boutal et Domoraud dans le club de Saint-Ouen, contre Jean-Philippe Durand qui effectuait sa rentrée après une longue blessure.
a tous mes freres marseillais
je voulais juste vous dire que le tirage au sort il a pas été mechant avec L´OM je trouve Le réal on peut les bouffer au vel il ont pas de milieu recupérateur rapeler vous du 4-4-2 de La JUVE avec 2 recupérateur en plus en défense cher eux c´est pas fameux pavon salgado et helguera bof je trouve
Si on prend 6 point au partizan et 6 a dom contre real et porto ce sera tout cuit et les huitiemes on peut tomber bien aussi donc je pense qu´il ya la place mais fo pas jouer comme mercredi sinon flop
a tous mes freres marseillais
je voulais juste vous dire que le tirage au sort il a pas été mechant avec L´OM je trouve Le réal on peut les bouffer au vel il ont pas de milieu recupérateur rapeler vous du 4-4-2 de La JUVE avec 2 recupérateur en plus en défense cher eux c´est pas fameux pavon salgado et helguera bof je trouve
Si on prend 6 point au partizan et 6 a dom contre real et porto ce sera tout cuit et les huitiemes on peut tomber bien aussi donc je pense qu´il ya la place mais fo pas jouer comme mercredi sinon flop
salut
c bo de rever
mai c vrai que c jouable
Dès dimanche à Ajaccio
Le monde du football est ainsi un petit cercle où les retrouvailles sont fréquentes, Steve étant appelé à retravailler avec Roger Propos, son préparateur physique pendant plusieurs saisons à Fulham.
Mais quand on pense à ce brillant parcours qui l’a vu passer par Auxerre et Lyon avant Londres, on se demande pourquoi l’OM ne s’y était pas intéressé plus tôt. " Il y a eu différents entraîneurs, j’étais très jeune, l’OM avait une équipe de stars; aujourd’hui, mon statut a changé aussi. Je serai sans doute le plus vieux, ce qui ne m’est jamais arrivé. L’OM, c’est d’abord le renouveau, une équipe d’avenir, très prometteuse."
Avec quel rôle ? Il n’en a pas encore parlé en détails avec Alain Perrin. " J’ai pour moi ma polyvalence; je peux jouer aussi bien à droite que dans l’axe; on va travailler dans ce sens-là. Ça a souvent été déterminant dans ma carrière, à Lyon ou en équipe de France."
Dès dimanche ?
" J’espère ! Je suis impatient de débuter avec l’OM à Ajaccio."
Mario ALBANO
je reve pas mais c´est pas mission impossible
LA LISTE :
Gardiens : Fabien Barthez ( Manchester United/ANG), Grégory Coupet ( Lyon)
Défenseurs : Jean-Alain Boumsong ( Auxerre), Marcel Desailly ( Chelsea/ANG), Bixente Lizarazu ( Bayern Munich/ALL), Philippe Mexès ( Auxerre), Willy Sagnol ( Bayern Munich/ALL), Mikaël Silvestre ( Manchester United/ANG), Lilian Thuram ( Juventus Turin/ITA)
Milieux : Olivier Dacourt ( AS Rome/ITA), Ludovic Giuly ( Monaco), Claude Makelele ( Real Madrid/ESP), Benoît Pedretti ( Sochaux), Robert Pires ( Arsenal/ANG), Patrick Vieira ( Arsenal/ANG), Sylvain Wiltord ( Arsenal/ANG), Zinédine Zidane ( Real Madrid/ESP)
Attaquants : Djibril Cissé ( Auxerre), Thierry Henry ( Arsenal/ANG), Steve Marlet ( Marseille), David Trezeguet ( Juventus Turin/ITA)
Fabien Barthez a été irréprochable contre la Suisse le 20 août. Difficile de l´exclure du groupe dans ces conditions.
( Photo © L´Equipe)
Ils étaient vingt pour jouer en Suisse en amical, la semaine dernière. Ils seront vingt-et-un pour les deux rencontres contre Chypre ( 6 septembre) et en Slovénie ( 10 septembre), qui pourraient bien offrir aux Bleus, avant l´heure, leur billet pour l´Euro 2004. Jacques Santini a conservé tous ses joueurs, y compris Fabien Barthez et Claude Makelele, encore peu utilisés en club. Jean-Alain Boumsong reste dans la liste malgré le retour de Philippe Mexès. William Gallas, en revanche, est encore laissé à la disposition de Chelsea. Le sélectionneur s´explique sur ses choix.
« Jacques Santini, quelles raisons vous ont conduit à sélectionner Fabien Barthez alors qu´il ne joue pas en club, ce qui est habituellement un critère qui vous est cher ?
Son match quasi parfait en Suisse a rassuré tout le monde. Il s´est rassuré et nous a donné tous les éléments nous permettant de penser qu´il sera opérationnel lors des deux rencontres que nous aurons à disputer contre Chypre et la Slovénie.
Au-delà de sa bonne performance, quels éléments vous amènent à penser que son manque de compétition ne sera pas pénalisant ?
Il a suivi une préparation normale. En plus de son match en Suisse, il a disputé deux rencontres amicales importantes avec Manchester United, dont celui contre le Sporting Portugal. Il poursuit un travail athlétique normal et, de ce point de vue là, il est en constante progression. Nous avons des garanties. Je ne me sens pas dans la même position que l´an dernier, où il avait manqué nos rencontres en Tunisie ( 1-1) et à Chypre ( 2-1) parce qu´il était blessé. La situation est différente : Fabien travaille normalement. Il n´aura pas joué pendant deux semaines et demie le 6 septembre, mais ça peut arriver parfois, quand un joueur est suspendu.
Pour vous, sa situation à Manchester a-t-elle des limites ?
Je n´en suis pas là. Il me semble qu´il sera opérationnel pour nos deux prochaines rencontres. C´est en ce sens que je l´ai retenu. Pour le reste, ce n´est pas à moi de déterminer le cap des événements futurs pour Manchester.
Avez-vous hésité ?
Chaque cas est une réflexion à part. Barthez fait partie de ces joueurs qui ont donné entière satisfaction à certains moments de notre parcours. C´est la même chose pour Makelele ou les Auxerrois, qui manquent de confiance en ce moment. Pour autant, il n´y a pas de remise en cause de leur statut. Barthez est compétitif, il n´a subi aucun arrêt. Je n´ai aucun élément qui puisse me permettre de le remettre en cause pour ces deux rencontres.
Pourquoi avoir retenu encore Claude Makelele, qui a très peu joué et se sera peu entraîné lundi, au moment du rassemblement ?
Le 31 août, les clubs engagés dans la Ligue des champions devront avoir déposé à l´UEFA la liste définitive des joueurs qu´ils comptent aligner. Les décisions importantes ne seront plus à prendre au moment où nous nous rassemblerons.