SOURCE : http://www.laprovence-presse.fr/editorial/articleOM.php?ID=12741
Sylvain N’diaye: " L’Austria ne nous a pas tout montré"
Le milieu de terrain olympien appelle à la prudence avant le match retour demain. Pour avoir vécu la situation d’outsider avec Lille, il annonce que la première force autrichienne sera sa motivation
Photo La Provence - Sylvain, la victoire acquise contre Sochaux a conforté la confiance du groupe.
" Sylvain N’Diaye: " Oui, d’autant que Sochaux est une formation de niveau européen. Cet acquis permet de préserver la confiance, cela met aussi en évidence certains problème.
Nous nous sommes plus mis en difficulté que nous avons été inquiétés, en nous exposant à des contres qui auraient pu s’avérer fatals. L’un des points positifs est que nous disposons d’un gardien sur lequel on peut s’appuyer."
- Il est indispensable de réduire ces maladresses pour gérer cette deuxième manche contre l’Austria ?
" L’objectif de disputer la Ligue des champions est clairement annoncé. On en a tous envie, nous sommes des compétiteurs. Méfions-nous. Vienne ne nous a pas tout montré, elle en a encore sous la semelle. L’attention est primordiale, elle doit nous inciter à être patients."
- Le public risque de vous pousser à partir à l’abordage, c’est un risque à mesurer ?
" On rencontre ce risque tous les quinze jours, dès lors que nous jouons à domicile. Notre rôle est de réaliser un effort mental pour nous canaliser, nous freiner pour ne pas nous disperser, rester bien en place dans le respect des consignes. Nous sommes suffisamment mûrs pour gérer cette situation."
- Votre situation après le résultat du match aller peut vous pousser à être attentistes ?
" Au minimum, un 0-0 serait bien. Mais lorsque vous rentrez sur le terrain, c’est pour gagner pas pour se contenter d’un match nul. Je n’ai jamais eu cette mentalité-là. Toutefois, s’il faut s’en contenter... La vérité est de ne pas encaisser de but, elle est valable pour tous les matches."
- Vous évoquiez des lacunes, comment les corriger ?
" C’est peut-être un simple problème de communication, des petites erreurs de placement, de compréhension. C’est du travail, des automatismes à affiner. Il y a quand même pas mal de nouveaux joueurs, il n’est pas évident de connaître les courses de ses partenaires, de savoir dans quelles conditions ils préfèrent recevoir le ballon."
- L’équipe a perdu un nombre important de ballons...
" Je n’aime pas me cacher derrière des excuses mais le terrain n’est pas très très bon. Sochaux a connu pas mal de déchet technique aussi."
- Quel sera le point fort de Vienne à l’occasion de ce second rendez-vous ?
" Sa motivation, tout simplement. J’ai eu la chance de connaître cette situation avec Lille contre Parme. Plus que les qualités physiques, techniques, c’est vraiment la détermination qui a fait la différence. Ce paramètre est à prendre en considération."
- Au moment du tirage au sort, il y a eu dans l’environnement du club, une sorte de satisfecit déplacé par rapport à l’adversaire. Est-ce que ce sentiment a atteint l’équipe et est-ce difficile de l’évacuer en abordant cette rencontre ?
" Je n’étais pas conscient de cette euphorie. Vous savez, j’ai connu la position de l’outsider. Lorsque Parme s’est vu désigner Lille comme adversaire, ils étaient tous contents. Vous connaissez la suite de l’histoire. Il ne faut prendre aucune équipe à la légère. Si Vienne est qualifié pour le troisième tour préliminaire, il le mérite parce que c’est une bonne équipe. Chaque année, elle termine dans le haut de son championnat, avec plusieurs points d’avance. Elle mérite d’être prise au sérieux. C’est ce que nous avons fait lors du match aller, en la battant nous l’avons respectée."
- Il y a quand même des regrets de ne pas avoir plié la qualification voici quinze jours ?
" Il y en a toujours lorsque vous avez la possibilité d’inscrire deux voire trois buts. N’oublions pas trop rapidement que nous aurions pu en encaisser un ou deux aussi. L’essentiel reste le résultat et notre acquis est à conforter demain."
- Personnellement, vous avez pris vos marques dans le collectif ?
" Mon problème est physique, il n’est pas lié à l’intégration. Mon arrivée s’est faite naturellement, le groupe est très bon, il serait difficile de ne pas être accepté."
- On évoque souvent le niveau encore inégal de préparation des Olympiens. Vous vous situez où ?
" J’ai pas mal de retard. Au niveau du foncier, je suis capable de courir sur le même tempo assez longtemps. Je suis encore limité en explosivité, dans les changements de rythme qu’il est nécessaire de répéter plusieurs fois pendant 90minutes. J’ai rarement vécu des préparations tronquées comme cette année. C’est difficile à dire mais je ne suis pas présent comme j’aimerais l’être. Heureusement, le staff me gère très bien."
- Vous êtes quand même conscient d’avoir réalisé votre meilleure prestation contre Sochaux ?
" Alors, disons que les deux premières étaient vraiment nulles..."
Anders Frisk, une grosse pointure mondiale
Avant de diriger le 10 septembre à Dortmund, Allemagne- Ecosse, Anders Frisk arbitrera demain au Vélodrome son 86e match international. Le Suédois, qui a commencé sa carrière européenne le 10janvier 1991, est aujourd’hui l’un des trois meilleurs arbitres du vieux continent. L’OM l’a déjà trouvé sur sa route le 14 mars 2000, jour d’une cuisante défaite chez la Lazio 5 à 1. Anders Frisk a été au centre de deux matches de l’équipe de France lors de l’Euro 2000: contre les Pays-Bas(2-3) et contre l’Italie le jour de la finale ( 2-1). Il a également arbitré d’autres clubs français comme Monaco - Hambourg ( 3-0),Auxerre - Duisbourg ( 2-0) et Arsenal - Lens ( 0-1).