Benoît Pedretti: " J’avais vraiment envie de jouer à l’OM"
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Le capitaine sochalien qui intéressait l’OM, le PSG, Lyon et des clubs étrangers, a finalement prolongé son contrat dans le Doubs. Mais il reconnaît que la Ligue des champions le tentait beaucoup
Il devait animer le marché des transferts. Il était, comme Daniel Van Buyten, Daniel Moreira ou plusieurs Monégasques, tels Shabani Nonda ou Jérôme Rothen, l’un des joueurs les plus convoités de l’intersaison. Mais finalement, Benoît Pedretti est resté à Sochaux, dont il porte toujours le brassard de capitaine. A 22 ans, alors qu’il vient d’honorer sa dixième sélection en équipe de France, l’avenir lui appartient toujours.
- C’était important d’être présent dès ce premier match des Bleus ?
" Oui, il est déjà difficile d’y parvenir. Après, il vaut mieux y rester quand on sait qu’il s’agit du point de départ d’une saison qui mène à l’Euro. Et que dans quinze jours nous avons deux échéances importantes. C’était donc une reprise de contact, une remise à niveau, alors que tout le monde n’en est pas au mêmepoint, les " Italiens" et les " Espagnols" n’ayant pas encore repris la compétition."
- Comment avez-vous vécu la Coupe des confédérations où vos performances personnelles n’ont pas toujours été très bonnes ?
" Je ne peux pas être satisfait, malgré la victoire finale. Je n’ai pas fait de grosses performances. Ce n’était pas prévisible, mais avec le manque de préparation et les matches rapprochés, c’est explicable. Heureusement, nous avons gagné."
- Rester à Sochaux, c’était l’assurance de toujours jouer. Mais ce choix de ne pas partir a-t-il été difficile à faire ?
" Finalement non parce que j’ai refusé Paris où il y avait un nouvel entraîneur, un nouveau groupe, pas de coupe d’Europe, beaucoup d’inconnues et que c’est la seule offre ferme que j’ai eue. L’OM n’a pas fait d’offre concrète à Sochaux."
- En restant, ne courez-vous pas le risque de stagner, de ne pas franchir un palier ?
" Peut-être. A Sochaux, je peux encore progresser mais il est possible que la Ligue des champions, la pression qui s’y attache, ça permette d’aller plus vite."
- Le match de ce samedi, vous auriez pu le jouer en blanc. Ça vous laisse des regrets ?
" Oui. Parce que j’avais envie de venir à Marseille, de jouer la Ligue des champions. C’est dommage; mais je suis sochalien."
- Le choix était purement sportif ?
" Absolument. Il y a l’Euro en fin de saison et pour y aller, il faut jouer tout le temps, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas à l’étranger. Ensuite, il faut être très bon. Donc, sportivement, il était plus intéressant de demeurer à Sochaux."
- Vous avez joué assez longtemps avec Camel Meriem. Qu’avez-vous pensé de son choix ?
" Il a fait un bon choix. A Bordeaux, il n’était pas en confiance et on ne comptait pas vraiment sur lui; la preuve, ils l’ont prêté. A Marseille, il aura la Ligue des champions, il jouera le titre, il pourra montrer ce qu’il vaut. Il aura un entraîneur qui va le faire progresser; c’est un beau challenge qu’il va relever."
- Va-t-on voir un Sochaux différent cette saison ? L’an dernier au Vélodrome, vous aviez été timorés et plus généreux à Bonal...
" L’an dernier, nous avons mis beaucoup de temps avant de trouver notre rythme à l’extérieur. Cette année, nous allons essayer de jouer, tout simplement, parce que c’est par le jeu que nous avons obtenu de bons résultats. C’est ce qu’il faut faire, même en déplacement: porter le danger chez l’adversaire. Si on subit la pression de l’OM pendant 90 minutes, on a peu de chances de ne pas prendre de buts."
- Ce sont les résultats de la saison dernière, la qualification pour l’UEFA qui rendent plus ambitieux ?
" Pas seulement. A Marseille, on n’a rien à perdre, mais une surprise à créer. Derrière, c’est solide autour de Van Buyten. Et puis, devant, tout le monde est capable de marquer, à l’image de ce qu’a fait Bakayoko à Guingamp."
- En trois journées, Sochaux a gagné de justesse, perdu de justesse. Vous n’êtes pas encore à votre meilleur niveau ?
" Le premier match contre Nantes, on l’a gagné, même si on a raté le premier quart d’heure. A Nice, on est passés à côté et samedi dernier, face à Rennes, on a fait un bon match, avant de concéder l’égalisation sur un corner. Il y a encore du boulot pour avoir la mêmefluidité que l’an dernier. Les adversaires nous connaissent mieux. Et nous avons notre lot de blessures. Deux matches sans victoire, c’est le meilleur moyen de juger de notre force de caractère, de notre capacité à réagir."