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Meriem: " A l’OM pour sortir de ma réserve"*
Le Sochalien de 23 ans, international espoirs, est arrivé hier et a passé la visite médicale. Prêté par Bordeaux jusqu’en juin, il devrait signer aujourd’hui et apporter une touche technique au milieu
L’international espoirs Camel Meriem est arrivé hier après-midi à Marseille. Prêté par Bordeaux jusqu’en juin, il devrait officiellement rejoindre l’OM aujourd’hui après les tests médicaux. Camel Meriem, qui avait rejoint les rangs des Girondins en janvier 2002, évoluera en milieu de terrain. Si Alain Perrin le décide, Meriem, 23 ans, pourrait effectuer ses débuts samedi contre Sochaux. En revanche, il ne pourra pas affronter l’Austria
Le sourire et la poignée de main sont francs. 16h 30, à l’aéroport de Marseille-Provence, Camel Meriem n’a rien du jeune garçon perdu dans un monde nouveau ou intimidé par son futur environnement. Nouvel Olympien, qui ne l’est pas encore, puisqu’il ne devrait signer qu’aujourd’hui, après ses tests médicaux, son visage juvénile et sa silhouette ne sont pas encore suffisamment familiers pour le gêner. Il récupère ses bagages en profitant d’un agréable anonymat qui ne durera pas.
A 23 ans, ce garçon s’exprime avec une aisance qui vient démentir cette réputation de timide, d’introverti qui l’a sans doute grandement desservi à Bordeaux. A ce propos, Marseille ne semble pas du tout l’effrayer. " Au contraire, l’OM et Marseille doivent me pousser à sortir de ma réserve, dit-il sans détours. A Bordeaux, ça a peut-être joué, mais ce n’est pas la seule raison de mon échec."
Arrivé aux Girondins en janvier 2002, Camel ne s’y est pas imposé comme on s’y attendait, après de bons débuts.
A Sochaux depuis l’âge de 7 ans
" L’échec est difficile à expliquer. J’avais bien commencé, puis j’ai connu un passage difficile, le club a recruté Savio et j’ai commencé à me poser beaucoup de trop de questions."
Le changement a sans doute été brutal pour lui, en débarquant de Sochaux où il avait gagné ses galons d’international espoirs.
" C’est vrai que là-bas, je me sentais chez moi. J’y ai débuté à l’âge de 7 ans, j’y ai tout connu, mon père travaille à l’école de football, toute ma famille est sur place. Couper le cordon était indispensable, mais cela a été difficile. Je vivais ça pour la première fois et cette période difficile m’a probablement renforcé mentalement. Même si tout ne s’est pas déroulé comme je l’espérais, j’ai beaucoup appris."
Son métier de footballeur, c’est toutefois au centre de formation du FC Sochaux qu’il l’a appris, avec Luc Bruder ou François Blacquart, avant que Philippe Anziani ne le lance dans le grand bain en 1999, avec El-Hadji Diouf ou Daniel Ljuboja. Il avait même joué contre l’OM au stade Bonal, pour un 0-0 qui n’a pas marqué les esprits. Mais c’est la D2, puis la remontéee avec Jean Fernadez qui l’ont véritablement propulsé au rang d’espoir.
Meneur axial ou excentré
" Je jouais souvent meneur dans l’axe, ou côté gauche dans un 4-4-2. A Bordeaux, j’ai joué à droite ou à gauche."
Car il faut bien savoir que ce fin technicien, droitier, est capable d’évoluer des deux côtés. A Sochaux, il tirait même les corners, indifféremment du pied droit ou du pied gauche. Une particularité assez rare, dont pouvait se vanter Jean-Philippe Durand avant lui.
" Jean Fernandez voulait que je les tire rentrants des deux côtés...", explique-t-il en souriant modestement.
C’est du pied droit, à la réception d’un centre à ras de terre, qu’il avait marqué un but à Vedran Runje, à l’automne 2001, lors d’une défaite sochalienne ( 4-2) d’où il était sorti grandi, quelques semaines avant de signer à Bordeaux. " Avec Bordeaux, j’ai encore perdu à Marseille d’ailleurs. Il est probable que les 60 000 spectateurs avaient aidé l’équipe marseillaise à l’emporter. Ils s’étaient enflammés après le penalty manqué de Bordeaux. On ressent cette ferveur, vu de l’extérieur. Qui n’aurait pas envie de la partager sous le maillot blanc ? "
A partir de maintenant, le Sochalien va donc pouvoir le faire, jusqu’à la fin de la saison au moins.
" Je ne vois pas plus loin pour le moment. Ce qui compte c’est de donner raison à ceux qui me font confiance. J’avais envie de changer d’air, car je ne me sentais plus très bien à Bordeaux. J’ai donc l’occasion de rebondir et je songe à l’exemple de Vikash Dhorasoo, qui avait profité de son séjour à Bordeaux pour retourner transformé, encore plus fort, à Lyon."
Evidemment, pour l’OM, l’intérêt, c’est que Meriem flambe, mais pas forcément qu’il le fasse pour retourner plus fort à Bordeaux. C’est toujours le piège du prêt.
Débuts samedi ?
Après des contacts plus ou moins avancés au cours des trois derniers mois avec Moreira, Camara, Malouda ou Marlet, attaquants pouvant jouer sur le côté droit, Camel Meriem, finalement choisi, se rapproche beaucoup plus du profil de Marcelo Gallardo. Il devrait tenir un rôle de meneur de jeu excentré, pendant droit de Vachousek. Même si le joueur avoue " ne pas en avoir encore parlé avec Alain Perrin".
Vachousek, qu’il avait affronté l’an dernier en finale du championnat d’Europe espoirs en Suisse, gagné par les Tchèques. " Je connais surtout Pascal Johansen avec qui j’ai joué en espoirs, et Habib Beye", explique Camel, d’origine kabyle, dont la famille vient des environs de Tizi-Ouzou comme Brahim Hemdani. Rappelons que Camel Meriem ne pourra pas jouer le 27 contre l’Austria, car il n’est pas qualifié pour le tour préliminaire européen.
Mais il devrait pouvoir effectuer ses débuts samedi contre Sochaux, son club formateur. Joli clin d’œil...
Steve Marlet : " Je n’exclus rien"
En stage avec l’équipe de France à Nyon, Steve Marlet s’est prêté à quelques confidences sur son avenir à 48heures du match amical de l’équipe de France en Suisse.
Interrogé sur les informations concernant son possible prêt à l´Olympique de Marseille, le buteur de Fulham n´a pas nié: " Je ne suis pas contre un retour en France. L´OM fait partie des clubs intéressés, mais Lyon également. Je n´exclus rien. J´ai senti la saison passée que le club ne comptait plus trop sur moi. En ce début de saison, j´ai plus de réussite, on verra dès la semaine prochaine, si les dirigeants ont changé d´opinion", a-t-il encore précisé.
La donne a toutefois changé. En obtenant le prêt de Meriem, l’OM a compensé le départ de Sakho. Une prochaine arrivée reste soumise à un autre départ. De plus, jeudi dernier, Alain Perrin a concédé que le salaire d’un international était peut-être trop lourd actuellement pour l’OM.
Bakayoko: décision dans les heures à venir
Chacun connaît le dilemme actuel d’Ibrahima Bakayoko qui s’interroge sur la suite à donner à sa carrière olympienne.
L’attaquant ivoirien a longuement rencontré, hier après-midi, Christophe Bouchet pour tenter de dénouer le dossier.
Deux options sont à envisager: soit Baka accepte la prolongation de deux années qui lui a été soumise avec un salaire revu à la baisse, soit il accepte la résiliation de contrat.
Or les discussions tournaient hier soir encore autour de l’indemnité de résiliation qui ne satisfaisait pas le joueur.
La réponse devrait être rapide.