Meriem à la relance à Marseille ?
A 23 ans, Camel Meriem vient de passer un peu plus d’un an et demi difficile à Bordeaux. Annoncé trop hâtivement comme un nouveau Zidane, l’ex-joueur de Sochaux a déçu, mais se voit offrir une nouvelle, et périlleuse, deuxième chance par l’Olympique de Marseille. A lui de la saisir.
C’était l’année ou jamais pour convaincre Elie Baup. Décevant depuis son arrivée en janvier 2002 ( pour quatre ans et 9 millions d’euros ! ), Camel Meriem savait qu’il ne lui restait plus guère de temps pour séduire l’entraîneur des Girondins. Le départ de Savio semblait pouvoir lui offrir temps de jeu et liberté. Hélas, contre Monaco, l’ex-Sochalien a confirmé…. Ses états de services peu brillants avec l’équipe girondine. Au bout de 67 minutes, à Monaco, Elie Baup s’est déjà rendu compte que le petit milieu de terrain n’y arriverait pas. Englué côté gauche, l’international Espoirs jouera bien contre Montpellier, mais son sort est déjà certainement réglé. Recruté à prix d’or, Meriem n’a donc pas réussi à s’installer à Bordeaux ( 50 matchs joués depuis janvier pour deux petits buts…). Une porte de sortie sympathique se dessine à Lens…
…Mais c’est à Marseille que le meneur de jeu va se voir offrir la possibilité de poursuivre son aventure footbalistique, sous réserve de satisfaire à la traditionnelle visite médicale. Au bout d’un peu plus de trois semaines de compétitions, Alain Perrin a noté un certain manque de liant entre son milieu et son attaque. L’arrivée de Marcelo Gallardo n’ayant pu se concrétiser, Perrin a alors jeté son dévolu sur un joueur du même format, à la technique bien léchée, capable de donner cette fameuse dernière balle, celle qui est décisive.
Mais si la confiance qui habite un Drogba ou un Mido peut laisser espérer une intégration rapide des deux jeunes attaquants, le doute plane sur la capacité du meneur de jeu de poche de s’imposer dans le contexte si particulier de l’Olympique de Marseille. A 23 ans, Meriem n’a pas su trouver ses marques dans le cadre cossu du Haillan, avec des attaquants devant lui pourtant peu avares d’efforts et de talent. A Marseille, la pression régnante étouffera-t-elle encore plus le joueur ou lui permettra-t-elle de prendre son envol ? Trop vite comparé pour ses origines kabyles et son toucher de balle à son modèle marseillais, Zinédine Zidane, Camel Meriem devra oublier son cauchemar bordelais et le contexte sulfureux de la vie marseillaise pour redémarrer une carrière qui s’annonçait fastueuse du temps de Sochaux.