bon tenez des ptits articles, rien de nouveau mais plutot ancien pour se rappeller de ces époques :
L´OM, dix ans après...
Pour célébrer le 10e anniversaire de son sacre, Marseille retrouve la Ligue des Champions après trois ans d´absence, mercredi, face à l´Austria Vienne. L´occasion de se remémorer les dix grandes dates qui ont fait l´histoire du club phocéen en Coupe d´Europe depuis ses débuts en 1962. Rétrospective.
Ligue des Champions : le calendrier
Sylvain N´Diaye présente la saison de Marseille
26 septembre 1962 : Marseille-Union St Gilloise ( 1-0)
L´Olympique de Marseille a signé son entrée sur la scène européenne par une victoire dans le cadre de la Coupe des Villes de Foire, l´ancêtre de la Ligue des Champions. La Foire Internationale de Marseille met ainsi aux prises la Royale Union St Gilloise, le FC Porto, le Dinamo Zabreg et l´OM au sein d´une poule de quatre. Les Phocéens s´étaient alors imposés face aux Belges contre le cours du jeu grâce à un but de Sansonetti. Lors du match retour, l´Union St Gilloise parvenait toutefois à inverser la tendance grâce à une victoire 4-2. Une fois n´est pas coutume, la première européenne de Marseille n´a pas déchaîné les foules puisque seuls 857 supporters ne sont rendus au Vélodrome.
20 octobre 1971 : Marseille - Ajax Amsterdam ( 1-2)
L´OM s´offre son premier choc européen en octobre 1971. Ce soir là, les Olympiens affrontent le grand Ajax de Johan Cryuff lors du 8e de finale de la Coupe des Clubs champions. Mais l´apprentissage est difficile. Après avoir ouvert le score par Gilbert Gress ( 10e) mais les Néerlandais font la différence en seconde période grâce à Keizer ( 37e) et Cruyff ( 59e). A Amsterdam, les Marseillais ouvrent également la marque avant de s´effondrer 4-1. Mais peu importe. L´OM a vécu ses premiers frissons européens et les 50 000 supporters du Vélodrome ont vibré pour leur équipe face à une des meilleures équipes d´Europe.
Marseille : Carnus - Lopez, Bosquier, Zvunka, Kula - Gress, Novi, Bonnel - Magnusson, Skoblar, Di Caro ( Couécou). Ent. : Zatelli.
Ajax : Stuy - Swart, Hulshoff, Blankenburg, Krol - Muhren, Neeskens, Haan - Van Dijk, Cruijff, Keizer. Ent. : Kovacs.
6 avril 1988 : Marseille - Ajax Amsterdam ( 0-3)
Près de 20 ans, plus tard, Marseille retrouve le chemin de l´Ajax. Mais, cette fois, le club pris en main par Bernard Tapie en 1985 fait ses premiers pas dans le gotha européen en offrant au Vélodrome une demi-finale de Coupe des Vainqueurs de Coupe. Mais, après une large victoire face à Split en 8e de finale ( 4-0), l´expérience tourne court. Au match aller, l´OM prend conscience de l´ampleur du travail qui l´attend pour aller plus loin en Europe. L´Ajax livre une véritable leçon de football par Witschge ( 11e, 41e) et Bergkamp ( 85e). Deux semaines plus tard, les coéquipiers d´Alain Giresse sauvent l´honneur ( 1-2) grâce à Papin ( 65e) et Allofs ( 90e) mais laissent les Néerlandais filer en finale.
18 avril 1990 : Marseille - Benfica ( 2-1)
Marseille devient un grand d´Europe durant la décennie 90. Dès 1990, le club passe déjà tout près de sa première finale en C1. Lors de la demi-finale aller au Vélodrome, la bande à Deschamps et Tigana remplit son contrat en battant le Benfica. Lima ouvre le score pour les Lusitaniens ( 10e) mais, après avoir trouvé les montants à trois repirses, Franck Sauzée ( 14e) puis Jean-Pierre Papin ( 44e) arrachent la victoire. Mais un but suffit aux Portugais lors du match retour et les Phocéens vivent un match cauchemardesque au Stade la Luz ( 1-0). A la 84e minute, Vata bat Castaneda de la main et inscrit le seul but de la rencontre qui qualifie les Lisboètes pour la finale où ils s´inclineront face au Milan AC.
Marseille : Castaneda - Amoros, Sauzée, Mozer, Di Meco ( Vercruysse, 57e) - Deschamps, Tigana, Germain, Waddle - Papin, Francescoli. Ent. : Gili.
Benfica : Silvino - Jose Carlos, Ricardo, Aldaïr, Veloso - Thern ( Diamantino, 72e), Hernani, Paneira, Valdo - Magnusson, Lima ( Pacheco 63e). Ent. : Eriksson.
20 mars 1991 : Marseille - Milan AC ( 1-0)
L´année suivante, Marseille écrit la première page de sa légende européenne en éliminant le grand Milan AC en quart de finale de la Coupe des Clubs Champions. Les Rossoneri, emmenés par Barsei, Ancelotti, Rijkaard ou Maldini, sont au sommet de leur art et font figure de grandissimes favoris après avoir remporté l´épreuve en 1989 et 1990. Pourtant, ils sont accrochés dans leur antre de San Siro ( 1-1). Malgré l´ouverture du score de Gullit ( 15e), Jean-Pierre Papin égalise à la 27e minute. Au Vélodrome, quinze jours plus tard, Chris Waddle profite d´un service de JPP pour qualifier l´OM ( 75e). L´Anglais, assommé quelques minutes plus tôt, ne se souviendra d´ailleurs pas avoir marqué. Quant aux Italiens, ils refusent de terminer le match en raison d´une panne de projecteur, ce qui leur vaudra un an de suspension en Coupe d´Europe.
Marseille : Olmeta - Amoros, Boli, Mozer, Casoni, Di Meco - Fournier ( Vercruysse, 81e), Germain - Waddle, Pelé, Papin. Ent. : R.Goethals.
Milan AC : Rossi - Tassotti, Costacurta, Baresi, Maldini, Donadoni ( Simone, 74e) - Rijkaard - Ancelotti ( Massaro, 56e), Evani - Agostini, Gullit. Ent. : A.Sacchi.
29 mai 1991 : Belgrade - Marseille ( 0-0, 5-3 tab)
L´OM accède finalement à sa première finale un an après son échec face au Benfica. Après avoir fait chuter le Milan AC, les Marseillais font figure de favoris face à l´Etoile Rouge de Belgrade. Mais les hommes de Raymond Goethals ont beau dominer, ils ne parviennent pas à inscrire le moindre but au Stade San Nicola de Bari. A la fin du temps réglementaire, les deux équipes sont égalité ( 0-0) et la victoire va se jouer aux tirs au but. Manuel Amoros, qui avait déjà manqué un penalty en cours de jeu, tremble durant l´épreuve finale. Basile Boli, en larmes, ne peut que regarder les Yougoslaves soulever la Coupe. Ça n´est que partie remise.
Belgrade : Stojanovic - Sabanadzovic, Belodedic, Najdoski, Marovic - Jugovic, Prosinecki, Mihajlovic, Savicevic ( Stosic, 83e) - Binic, Pancev. Ent. : Petrovic
Marseille : Olmeta - Amoros, Boli, Mozer, Casoni, Di Meco ( Stoijkovic 111e) - Germain, Fournier ( Vercruysse, 75e) - Waddle, Pelé, Papin. Ent. : Goethals.
26 mai 1993 : Marseille - Milan AC ( 1-0)
La saison suivante, l´OM entre définitivement dans la légende en devenant le premier club français à remporter la Ligue des Champions après les tentatives infructueuses de Reims, Saint-Etienne, Bastia et Monaco. Pourtant, malgré le soutien de tout un pays, les Marseillais apparaissent cette fois comme le petit poucet face à l´ogre milanais où évolue désormais Jean-Pierre Papin. Mais Basile Boli oublie ses larmes à la 44e minute. Sur un corner tiré par Pelé, il saute plus haut que Rijkaard et trompe Rossi pour le seul but de la rencontre. Les coéquipiers de Van Basten ne parviendront pas à refaire leur retard et Didier Deschamps pour soulever le trophée au milieu du Stade Olympique de Munich.
Marseille : Barthez - Eydelie, Desailly, Boli, Angloma ( Durand, 62e), Di Meco - Deschamps, Sauzée - Pelé, Boksic, Völler ( Thomas, 79e). Ent. : R. Goethals.
Milan AC : Rossi - Tassotti, Costacurta, Baresi, Maldini - Donadoni ( Papin, 58e), Rijkaard, Albertini, Lentini - Van Basten ( Eranio, 86e), Massaro. Ent. : Capello.
27 septembre 1994 : Marseille - Olympiakos ( 3-0)
Le club phocéen signe un de ses derniers faits d´armes en Europe en 1994. Lors du 32e de finale retour de la Coupe de l´UEFA, on ne donne pas cher de la peau de l´OM, relégué en D2, face à l´Olympiakos. Le Vélodrome, qui affiche complet, va pourtant encore vibrer sur la scène européenne. Comme au plus belles heures, Barthez, Casoni ou Dib sont inarrêtables. Alors que Jean-Marc Ferreri s´illustre ( 86e), Tony Cascarino signe un doublé qui permet à Marseille de signer une ample victoire. La suite de l´aventure sera moins, les Marseillais s´inclinant en 16e de finale face aux Suisses du FC Sion malgré un retour héroïque ( 2-0, 3-1).
Marseille : Barthez - Marquet, Casoni, Wacouboué, Germain, Jambay ( puis Mazzolini, 61e) - Dib, De Wolf, Ferrer - Cascarino, Ferreri. Ent. : Bourrier.
Olympiakos : Tohourouglou - Pahatouridis ( puis Bastista, 70e), Ntabizas, Ioannidis, Karataïdis ( puis Tsiantakis, 80e) - Alexandris, Marinakis, Hantzidis, Estay - Yekini, Ivic. Ent. : Loutos.
20 avril 1999 : Bologne - Marseille ( 0-1)
En 1993, Marseille retrouve pour la troisième fois de son histoire le parfum des finales européennes après une demi-finale épique face à Bologne qui sera gravée dans les annales du club. Après le match nul concédé au Vélodrome ( 0-0), tous les espoirs restent en effet permis lors du déplacement en Italie. Il faut pourtant attendre les ultimes minutes pour assister à la libération. A la 86e minute, Florian Maurice s´infiltre dans la surface mais se fait accrocher par le gardien Antonioli. Laurent Blanc est chargé de tirer de tirer le penalty mais son premier est refusé. La raison : Fabrrizio Ravanelli a pénétré dans la surface. Tout est à refaire mais, malgré la pression, Blanc ne tremble pas et trompe une deuxième fois le portier italien. L´OM accède en finale où il sera battu par Parme à Moscou ( 3-0).
Bologne : Antonioli - Paramatti, Bia, Mangone, Rinaldi ( Kolyvanov, 89e) - Marocchi, Ingesson, Binotto ( Cappioli, 76e), Fontolan ( Nervo, 76e) - Signori, Andersson. Ent. : C. Mazzone.
Marseille : Porato - Gallas, Domoraud, Blanc, Edson - Brando ( Maurice, 46e), Bravo ( Gourvennec, 76e), Luccin, Pires - Dugarry ( Camara, 68e), Ravanelli. Ent. : Courbis.
22 mars 2000 : Marseille - Feyenoord ( 0-0)
Il faut remonter jusqu´en 2000 pour avoir trace du dernier match de l´OM en Coupe d´Europe. Cette année là, Marseille s´arrêtera au stade du deuxième tour après avoir fait chuter Manchester United ( 1-0) au premier tour. Tombé dans une poule difficile, les Olympiens enregistrent de sévères déconvenues ( face à Chelsea 1-0, Feyenoord 3-0 et surtout la Lazio Rome 5-1). Ils terminent finalement à la dernière place du groupe D avec une victoire ( face à Chelsea 1-0) et un dernier match nul ( face à Feyenoord 0-0). C´est la dernière fois que le public du Vélodrome connaîtra la fièvre européenne.
Marseille : Porato - Martini, Fischer, Luccin - Reina, J. Leroy, De la Pena, Abardonado, Keita ( Gavanon, 90e) - Bakayoko ( Arthur 63e).
Feyenorrd : Dudek - Van Wonderen, Van Gobbel ( Korneev, 81e), Rzasa, Konterman - Van Gastel ( Somalia, 77e), Tomasson, De Visser ( Van Hooijdonk 66e), Bosvelt - Cruz, Kalou
source : http://www.eurosport.fr/home/pages/V3/L3/S22/E5817/sport_Lng3_Spo22_Evt5817_Sto468749.shtml