Pour l’attaquant ivoirien, auteur de deux passes décisives en deux matches, la confiance et la force mentale vont permettre de compenser les déficits actuels de l’OM
" Magnifique!" Didier Drogba a été époustouflé par l’accueil que le public du Vélodrome a réservé à son équipe. Il s’est efforcé de lui rendre la pareille en donnant la balle du but à Mido et en tentant deux fois sa chance, malgré la surveillance de Mexès - Photo Frédéric SPEICH
- Didier, deux matches, deux passes décisives. Pour un buteur, existe-t-il une petite frustration à ne pas marquer vous-même ?
" Petite, oui, parce que je me suis procuré des occasions que je n’ai pas pu mettre au fond. Mais pour moi, c’est un plaisir énorme, immense même que de faire marquer. Je suis content que ce soit Mido qui ait inscrit un but pour ses débuts au Vélodrome."
- Des occasions que vous cadrez deux fois. C’est Cool qui les sort...
" C’est vrai. Entre Le Crom et Cool, on a eu une série de sacrés gardiens auxerrois. J’espère qu’on en a fini avec ça et le compteur va se débloquer la semaine prochaine."
- Il y a déjà de la complémentarité entre l’Egyptien et vous ?
" De la complicité même, comme nous avions déjà pu le voir en amical contre les Grecs. Mais beaucoup de travail reste à accomplir. Ce qui est bien, c’est de partir avec un capital confiance. Il marque, je fais marquer, ça aide à peaufiner les réglages."
- Vous lui avez demandé de renvoyer l’ascenseur ?
" Oui. Dans la piscine, je l’ai un peu chambré. C’est bon enfant."
- Comment vous sentez-vous dans cette équipe qui a évolué pour la première fois au Vélodrome ?
" Je me sens intégré, tout le monde fait le maximum pour que ça se passe très bien. Et moi, je fais des efforts pour entrer dans ce groupe qui a déjà plusieurs années de vie commune."
- Assez peu quand même, car il y avait beaucoup de nouveaux ce vendredi...
" C’est vrai mais il y a quelques cadres qui régulent la vie du groupe."
- Justement, avec beaucoup de nouveaux qui avaient à cœur de réussir leurs débuts et une chaleur accablante, certains anciens ont-ils essayé de vous calmer pour éviter de vous griller trop vite ?
" C’est surtout le staff qui nous a recadrés, calmés un peu, parce qu’on avait vraiment envie de bien faire et qu’on ne pouvait pas partir à la fin du match sans les trois points."
- Vous avez semblé mieux vous gérer que certains partenaires, moins vous disperser...
" Peut-être. Je me connais, je sais quelles sont mes limites et mes capacités du moment. J’essaie donc de m’adapter en donnant le maximum."
- La grande force de l’OM d’aujourd’hui n’est-elle pas justement d’avoir pris le maximum de points, en étant loin de son meilleur niveau ?
" On peut dire ça ainsi. Nous sommes encore loin du niveau qu’on espère atteindre. " Il manque beaucoup de joueurs, il y a beaucoup de blessés. Le coach ne peut pas encore effectuer de rotation. Nous avons donc encore une bonne marge de progression."
- Les supporters, l’ambiance, c’était comme vous l’imaginiez ?
" Magnifique, intense. Je n’avais encore jamais vécu ça."
- Vous sentez-vous déjà installés dans la peau de favoris ?
" Ce sont les autres qui nous voient ainsi. On sait que le championnat est très long. Avec la coupe d’Europe, ce sera difficile, il ne faut pas s’enflammer. Il y aura des déconvenues, il faut s’y attendre, mais l’important, c’est de repartir après ces matches difficiles parce qu’on ne peut pas se permettre de s’attarder sur une défaite, un mauvais match."
- Justement, l’Austria Vienne vous inspire beaucoup de méfiance ?
" L’important sera de marquer un ou deux buts à Vienne, essayer de ramener une victoire. Mais il ne faut pas partir en pays conquis, on pourrait s’en mordre les doigts. Je ne connais que Blanchard et Verlaat, mais c’est certainement très costaud. Il ne faut pas avoir de crainte, sinon, tu as perdu sur le plan psychologique."
- Que représente pour vous la Ligue des champions ?
" Un rêve, que je vais tout faire pour accomplir."
- Ne pas y participer, ce serait délicat, sportivement et économiquement ?
" C’est certain, mais nous nous préparons bien dans ce but. Le staff s’efforce de nous amener dans les meilleures conditions pour aborder cette compétition. A nous d’être à la hauteur. Le club a envie de retrouver cette épreuve."
- Avez-vous un souvenir de la dernière campagne européenne de l’OM ?
" La victoire sur Manchester. Tout le monde s’en souvient et on comprend que les gens aient envie de revivre de tels moments."
- Physiquement, le fait d’avoir joué vendredi alors que l’Austria a joué mercredi, c’est un petit handicap ?
" Non. Nous avons gagné, ce qui permet de récupérer plus vite. S’il y a un petit déficit, il va être compensé mentalement. En coupe d’Europe, on ne peut pas arriver tout mous. C’est un état d’esprit à avoir."
- Aujourd’hui comment vous sentez-vous? Amoindri par cette chaleur ?
" C’est dur pour tout le monde. Mais je le répète, ça se joue au mental. Dans ce genre de match, le premier qui marque a gagné, on l’a vu hier."
- Semaine exceptionnelle: après Vienne, Lens...
" Je suis venu pour ça..."
Perrin a apprécié Wagner
Alain Perrin, qui est allé voir jouer l’Austria, mercredi soir à Vienne contre Mattersburg, évalue les champions d’Autriche comme une " bonne équipe européenne qui serait dans la première partie du tableau du championnat de France". " Elle est solide derrière, avec Verlaat, poursuit l’entraîneur de l’OM; elle présente un milieu très actif, très technique. J’ai particulièrement apprécié le capitaine Wagner, généreux dans l’effort et à la technique sûre; il y a Janocko aussi, international slovaque, milieu offensif. Et puis, devant, un duo de Norvégiens etVastic qui amène une touche technique, dangereux sur coups de pieds arrêtés. En somme, une équipe de tempérament."
Perez allonge la foulée
Tandis que ses partenaires étaient aux soins, à la piscine ou analysaient leur victoire sur Auxerre, Sébastien Perez était le seul joueur présent sur la pelouse de la Commanderie, hier matin sous un soleil de plomb.
Dirigé et encouragé par Roger Propos, le défenseur olympien alignait les tours de terrain et allongeait la foulée. Selon le préparateur physique marseillais, Perez accomplit des progrès notables et son retour au contact du ballon pour des exercices plus poussés est pour bientôt.
Rappelons, au moment où l’OM va retrouver l’Europe, qu’il a marqué le but victorieux, lors du dernier succès olympien en déplacement européen, à Zagreb, en 1999 ( 2-1).
Swierczewski sur le marché
" Ça m’a fait mal au cœur de voir le match des tribunes, mais j’ai le sentiment que l’OM va être champion. Il y a de très bons joueurs et un bon entraîneur, même s’il ne veut pas de moi. Moi, je ne lui en veux pas. J’aurais aimé avoir ma chance, mais c’est la vie. Je ne voulais pas être le remplaçant du remplaçant." C’est ainsi que Piotr Swierczewski a expliqué hier la rupture de contrat qu’il a signée en accord avec l’OM et qui le libère un an avant terme.
" J’ai des bons contacts en Pologne, je pourrais y retourner; mais j’aimerais, en priorité, rester en France. Rien n’est impossible. J’ajoute que je garderai beaucoup d’amis à Marseille."
Bouchet sur RMC
Après les deux premières victoires olympiennes en championnat et avant le match aller du tour préliminaire de Ligue des champions, Christophe Bouchet sera, ce matin, à 10h 05, l’invité de " Larquéfoot", avec Jean Rességuié, sur RMC Info.