Impressionnant de facilité lors de l’ouverture, le Belge met ce constat au crédit de l’implication collective. Daniel explique que cet état d’esprit est voulu par le manager général, lequel réclame un investissement plus rigoureux
Daniel Van Buyten domine son sujet comme jamais. Une maîtrise qu’il met au compte d’un meilleur collectif rendu encore plus performant par les renforts de l’intersaison - Photo Florian LAUNETTE - L’arrivée de Beye montre la volonté d’Alain Perrin de renforcer l’effectif ?
" C’est bénéfique. D’abord pour stimuler la concurrence, ensuite parce qu´il est important de sentir, dans le collectif, un arrière droit spécifique."
- Vous le connaissiez ?
" Par rencontres de championnat interposées. C’est un garçon qui ne se relâche jamais, très combatif, multipliant les courses. Par son comportement, son volume athlétique, son implication pour le maillot, c’est le profil de joueur qui colle bien à l’OM."
- En annonçant votre décision de rester vous aviez insisté sur les renforts à venir. Vous êtes rassuré ?
" Il y a un groupe de qualité mais aussi de quantité. Avec les échéances qui nous attendent, les blessures éventuelles, il y a la possibilité d’instaurer un turn-over mais aussi l’assurance d’avoir un banc de qualité à la hauteur des grands clubs."
- Pour la première en championnat, vous avez côtoyé un nouveau partenaire en défense centrale. Comment s’est passé la rencontre auprès de Brahim ?
" Sa polyvalence facilite les choses. Nous avons toutefois énormément discuté pour coordonner nos déplacements selon les séquences adverses. Dans l’ensemble, nous étions assez contents de notre prestation."
- Ce n’est peut-être qu’une impression, mais vous vous êtes frisé les moustaches. Vous abordez la compétition plus détendu ou la pression adverse était moins soutenue ?
" Nous avons quand même connu dix minutes de flottement, tout a été facilité à partir d’une meilleure mise en place. Dès que leurs attaquants ont été contenus, que les solutions n’existaient plus, nous avons repris le dessus en possession de balle. Et quand vous maîtrisez votre sujet, vous construisez plus facilement, vous faites tourner et défensivement vous êtes moins en danger, ce qui explique que nous ayons eu moins de boulot. Tout cela n’aurait pas été possible sans un positionnement juste de toutes les lignes et sans une implication permanente de tout un chacun . "
- L’équipe sera performante plus rapidement dans la saison ?
" Le groupe travaille dans la continuité en appliquant le même esprit. Les nouveaux entrent dans un moule et s’adaptent, ils n’ont pas le choix."
- Existe-t-il des modifications notables entre la préparation 2002-2003 et celle-ci ?
" C’est assez différent. La première année a été placée sous le signe de la découverte avec la connaissance de l’entraîneur, son mode de fonctionnement, l’instauration d’un nouveau système de jeu. Aujourd’hui, on pousse plus loin tous ces acquis. En contrepartie, Alain Perrin a augmenté son niveau d’exigence, il est beaucoup plus rigoureux avec nous et demande une implication plus grande à certains joueurs."
- Ses ambitions sont également montées d’un cran ?
" C’est logique. En ayant terminé troisième, en regardant la qualité des renforts, il est difficile de ne pas réclamer la Ligue des champions, mais elle n’est pas un tout. Lorsqu´on joue à l’OM, on doit être présent dans toutes les compétitions, c’est la loi des grands clubs."
- Avoir gagné à Guingamp vous enlève un brin de pression pour votre première au Vélodrome ?
" Dans un début de championnat, la pression est quotidienne. En étant catalogué favori du championnat, nous sommes attendus de partout et nombreux guettent, déjà, la première chute de l’OM.
" Mais bon, pour la première au Vél’, je me persuade aussi que la pression est sur les épaules d’Auxerre. On a quand même 60000 spectateurs dans notre dos."
- Justement, les supporters attendent beaucoup de cet OM nouvelle formule, ils seront plus exigeants que la saison passée ?
" Ils étaient entre deux eaux. Heureux des résultats tout en se plaignant d’une absence de spectacle offensif, d’un manque de buts. On n’est jamais assez contents, satisfaits de ce que l’on a mais ce n’est pas spécifique aux supporters, c’est un constat que nous avons également dressé. Je leur fais confiance pour qu’ensemble nous franchissions un palier."
- Vous êtes impatient de les retrouver ?
" On ne s’est pas vu depuis longtemps, j’ai vraiment hâte de me replonger dans cette ambiance."
Habib Beye portera le numéro 28
Comme nous vous l’annoncions dans notre précédente édition, Habib Beye s’est engagé hier matin pour trois ans avec l’OM après avoir passé une batterie de tests médicaux. Le nouveau défenseur olympien a été présenté dans l’après-midi par Christophe Bouchet avec son nouveau maillot frappé du numéro 28. Habib attend maintenant avec impatience la compétition. Il a découvert mardi soir le stade Vélodrome vide: " J’ai hâte de le voir plein", a déclaré le Sénégalais qui n’attend rien d’autre qu’une victoire contre Auxerre demain soir.
L’Austria Vienne brille en championnat
L’Austria Vienne a bien préparé son match du troisième tour préliminaire de Ligue des champions contre l’OM, en battant Mattersburg 3 à 0. Lors de la précédente journée, les champions d’Autriche avaient déjà cartonné contre Bregenz ( 4-0). Hier soir, Wagner ( 14), Verlaat ( 51) et Rushfeldt ( 74) ont été les buteurs. Cette victoire, sous les yeux d’Alain Perrin, permet àl’Austria de remonter à la troisième place du classement, derrière le Rapid, l’autre club viennois et Graz AK.
13,5
C’est, en millions d’euros, l’investissement consenti par l’OM pour attirer ses six recrues lors de l’intersaison. Le chiffre a été annoncé hier après-midi par Christophe Bouchet: " A titre de comparaison, précise le président olympien, le montant des dépenses pour l’exercice 2001-02 était de 55 millions d’euros."
Echographie pour Fernandao
Le Brésilien n’a pas pris part à l’entraînement d’hier. Au même moment, il passait une échographie pour juger la gravité de sa blessure aux adducteurs. Le diagnostic est rassurant. Sa participation à la rencontre sera décidée aujourd’hui après un nouveau test. Idem pour Olembé, souffrant toujours de la cuisse
Guy Roux emmènera cet après-midi le même groupe qui s’est incliné au stade de l’Abbé-Deschamps contre Nice. Un groupe où ne figure pas Benjani, revenu avec une déchirure à l’aine du Zwimbabwée et arrêté pendant deux mois. La seule incertitude concerne la titularisation de Kapo.