Et ce sacré Bakayoko qui revient toujours de loin!
> Tous les articles OM VOIR AUSSI :
> > Celestini: " Une grosse envie et une grande solidarité"
> > Marcelo Gallardo, c’est fini, priorité à l’arrière droit
La très forte complicité Mido - Drogba, le potentiel offensif aligné d’emblée ont été éclipsés par la carte secrète sortie dans le temps additionnel: Bakayoko n’est pas transféré et il rapporte encore...
Photo de notre envoyé spécial Florian LAUNETTE
GUINGAMP
On attend souvent monts et merveilles d’une première, c’est une quête du lendemain, l’espoir d’apercevoir une lueur et de lancer le débat. Ouvrir la saison, se livrer à mille suppositions.
La déception, une contrariété momentanée non établie sur le tableau de marche initial, contrarie parfois cette attente. On se souvient aussi de cet OM emprunté voilà douze mois, très scolaire, avec des individualités attachées à leurs placements, récitant leurs gammes, tellement concentrées sur le sujet qu’elles en oublièrent l’un des fondements de leur métier: aller de l’avant, exploser dans la surface de vérité, marquer en somme.
Le recrutement olympien très offensif de l’intersaison, le visage aligné d’emblée hier nous éloignent de cette époque dont on pense qu’elle est révolue. Pour plusieurs raisons. D’abord, parce que la qualité individuelle est desservie par une préparation incomplète pour certains.
Ensuite, par la diversité des situations: il y a eu des tirs lointains ( Vachousek, Sytchev et Drogba), des centres, une tête à bout portant sortie d’une manchette réflexe par Le Crom, de la variété aussi.
Enfin, parce que la complicité Mido - Drogba ne serait se suffire à elle-même, elle ne pourra sur le long terme contenter le collectif olympien.
Les deux Africains, dont la puissance devrait s’améliorer au fil des semaines, se cherchent systématiquement, leurs regards sont aimantés, leurs idées semblent communes. Peut-être parce qu’ils ne disposent pas encore d’autres sources d’alimentation suffisamment performantes pour offrir de la diversité.
Un raté dont il a le secret
L’un des premiers travaux de l’OM aujourd’hui est d’affiner ses complémentarités, mission délicate dans ce sens où, aux blessures multiples, aux suspensions, le football vit une époque où il est de bon ton de démarrer le championnat avec un effectif à compléter, du moins lorsque les finances le permettent.
L’OM a commencé son championnat en cumulant ses originalités. En s’imposant aussi. Ce qui permet de penser que le meilleur reste à venir. On n’a pas vu de grosses failles, de grosses inquiétudes, simplement un ton monocorde rythmant le début de soirée des Olympiens, attendant savamment une baisse de régime adverse. Ce qui fut chose faite, aussitôt l’heure de jeu franchie. Sans accélérer, l’OM eut la fraîcheur pour rester sur le même rythme.
Dans ce décor aoûtien, il ne manquait au bout de six occasions qu’un ingrédient. Unbut? Non, Baka? Depuis trois saisons, les deux sont indissociables. Nul ne sait si l’Ivoirien sera toujours Olympien à la fin de la période des transferts. Ce que l’on sait, c’est que les stages d’avant-saison n’ont pas de prise sur lui: il est fidèle à lui-même. Un raté dont il a le secret, à deux mètres de la ligne, un but croisé plus compliqué à réussir pour placer l’OM sur une orbite idéale.
En ce début du mois d’août, le Baka, il est encore là et revient toujours d’aussi loin...
Mario Albano