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allez l´om!
bon @++++
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c bien mort ce soir!!!
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Qu S qui se passe ! !!
OLA faut se reveiller les gars . .
Y a bientot la provence ! !! ; )
Sakho je l´ai pas trouvé tres bon moi . .. ![]()
je pense kil va falloir attendre davoir notre effectif en entier et en forme pour juger
je sais pas ce qu´il glande la provence!!!!
il abuse!!!!
c vraiment mort ce soir ! !!
GUINGAMP
On attend souvent monts et merveilles d’une première, c’est une quête du lendemain, l’espoir d’apercevoir une lueur et de lancer le débat. Ouvrir la saison, se livrer à mille suppositions.
La déception, une contrariété momentanée non établie sur le tableau de marche initial, contrarie parfois cette attente. On se souvient aussi de cet OM emprunté voilà douze mois, très scolaire, avec des individualités attachées à leurs placements, récitant leurs gammes, tellement concentrées sur le sujet qu’elles en oublièrent l’un des fondements de leur métier: aller de l’avant, exploser dans la surface de vérité, marquer en somme.
Le recrutement olympien très offensif de l’intersaison, le visage aligné d’emblée hier nous éloignent de cette époque dont on pense qu’elle est révolue. Pour plusieurs raisons. D’abord, parce que la qualité individuelle est desservie par une préparation incomplète pour certains.
Ensuite, par la diversité des situations: il y a eu des tirs lointains ( Vachousek, Sytchev et Drogba), des centres, une tête à bout portant sortie d’une manchette réflexe par Le Crom, de la variété aussi.
Enfin, parce que la complicité Mido - Drogba ne serait se suffire à elle-même, elle ne pourra sur le long terme contenter le collectif olympien.
Les deux Africains, dont la puissance devrait s’améliorer au fil des semaines, se cherchent systématiquement, leurs regards sont aimantés, leurs idées semblent communes. Peut-être parce qu’ils ne disposent pas encore d’autres sources d’alimentation suffisamment performantes pour offrir de la diversité.
Un raté dont il a le secret
L’un des premiers travaux de l’OM aujourd’hui est d’affiner ses complémentarités, mission délicate dans ce sens où, aux blessures multiples, aux suspensions, le football vit une époque où il est de bon ton de démarrer le championnat avec un effectif à compléter, du moins lorsque les finances le permettent.
L’OM a commencé son championnat en cumulant ses originalités. En s’imposant aussi. Ce qui permet de penser que le meilleur reste à venir. On n’a pas vu de grosses failles, de grosses inquiétudes, simplement un ton monocorde rythmant le début de soirée des Olympiens, attendant savamment une baisse de régime adverse. Ce qui fut chose faite, aussitôt l’heure de jeu franchie. Sans accélérer, l’OM eut la fraîcheur pour rester sur le même rythme.
Dans ce décor aoûtien, il ne manquait au bout de six occasions qu’un ingrédient. Unbut? Non, Baka? Depuis trois saisons, les deux sont indissociables. Nul ne sait si l’Ivoirien sera toujours Olympien à la fin de la période des transferts. Ce que l’on sait, c’est que les stages d’avant-saison n’ont pas de prise sur lui: il est fidèle à lui-même. Un raté dont il a le secret, à deux mètres de la ligne, un but croisé plus compliqué à réussir pour placer l’OM sur une orbite idéale.
En ce début du mois d’août, le Baka, il est encore là et revient toujours d’aussi loin...
y a kelk un?
l article de la provence et sorti?
je sais pas si cet article ! !!
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" L’éducation de mes parents est ma richesse"
> Tous les articles OM
Ibrahima Bakayoko est très indécis sur son avenir. Il n’est pas jugé indésirable à l’OM mais n’est pas encore suffisamment désiré ailleurs. Il résiste à l’incertitude de son statut en préconisant l’honnêteté
" Il ne faut pas oublier que si l’OM est qualifié en Coupe d’Europe, a investi sur des renforts, c’est grâce aux dirigeants mais aussi à la solidarité des joueurs," dit Baka - Photo Florian LAUNETTE
Le sentiment est patent: son début de saison projette des images visionnées. Ses phrases ont un air de déjà entendu, parfois trop. Ses maux bégayent, ils sentent la lassitude.
Ibrahima Bakayoko a le sourire intermittent, l’avenir flou, les idées confuses. Dans son histoire avec l’OM, au fil des mois, des incompréhensions passionnelles, des buts rares mais précieux, des oublis souvent trop nombreux, le verbe s’est alourdi un peu plus chaque jour, nourrissant une vieille rengaine: son départ.
Retracer une proximité de trois années découle sur le constat suivant: Bakayoko n’est pas seulement une carte secrète sortie pour illuminer de bonheur la première journée de championnat de l’OM. L’Ivoirien cultive une autre richesse: il alimente une chronique à lui tout seul.
Chaque but extériorise son amour pour le maillot qu’il porte, l’ambition d’être indispensable: " Il n’y a que ça actuellement qui peut me permettre de prouver que je suis capable d’apporter quelque chose à l’OM. Ou ailleurs." Dans l’énoncé, la coupure est flagrante: " Ou ailleurs."
" L’attaque n’a pas été efficace? Et alors, vous voulez que je porte plainte?" Le temps d’une intersaison, son nom a été rejeté au second plan, derrière Mido ou encore Drogba. Lui, meilleur buteur du club depuis trois saisons, relégué derrière ces renforts espérés pour stopper les carences offensives constatées la saison dernière. Baka ne s’en offusque pas et prend la situation avec une pointe d’humour: " Beaucoup de personnes ont dit que l’attaque n’était pas efficace et alors? Vous voulez quoi? Que je porte plainte?"
Sa situation évolue et son caractère ne l’autorise pas à se satisfaire de la condition de remplaçant à laquelle chacun le destine pour les mois à venir: " Un joueur ne peut pas se contenter d’un tel statut, corrige l’Ivoirien, sinon il manquerait d’ambition." Humainement, il n’est pourtant pas indésirable, seul son salaire cause souci aux dirigeants olympiens.
Dans la confidence, Alain Perrin admet " avoir beaucoup de tendresse pour Baka", mais ce sentiment ne constitue pas pour autant un privilège. Dans leur relation, les deux hommes reconnaissent des discussions franches.
" Un jour, il m’a téléphoné et la conversation a duré 46 minutes, se remémore Baka. Il n’a rien à me reprocher. Ma préparation est correcte, professionnelle." Alain Perrin n’en disconvient pas: " Quand on voit son envie, son implication, son efficacité aussi lors des matches amicaux où il a toujours marqué dans des temps de jeu limités, la réflexion à son sujet évolue."
" J’ai analysé tous mes moments difficiles, je n’ai pas d’inquiétude pour mon avenir"
Jusqu’où? La route de Baka est-elle obstruée? Il réclame une porte ouverte afin de partir si, enfin, une proposition intéressante lui parvient: " Les rendez-vous européens avec l’OM restent gravés dans ma tête, je ne conçois pas la suite de ma carrière sans Coupe d’Europe".
Pourquoi alors avoir repoussé l’offre du Besiktas, qualifié directement en Ligue des champions? Si cette volonté européenne est fortement ancrée en lui, alors on connaîtra avant le match contre Vienne ses intentions définitives. Disputer le 3etour préliminaire avec l’OM le priverait de compétition européenne avec tout autre club pour la saison en cours. Une éventualité qu’il étudie: " Je me suis renseigné pour connaître exactement le règlement à ce sujet, avoue Baka. Je ne connais pas trop la réponse."
Où qu’il aille, Ibrahima a la certitude " d’avoir les moyens d’apporter quelque chose".
Un sentiment renforcé ces dernières semaines: " J’ai analysé tous mes moments difficiles et je n’ai pas d’inquiétude pour mon avenir. Ma plus grosse richesse est l’éducation reçue de mes parents, elle me permet d’avoir les pieds sur terre, de résister, de rester honnête envers les autres et moi-même." C’est dans ce souvenir qu’il se réfugie pour rebondir. A l’OM ou ailleurs. En sachant qu’il n’est pas indésirable ici et pas suffisamment désiré ailleurs.
Thierry MURATELLE
Ibrahima Bakayoko est très indécis sur son avenir. Il n’est pas jugé indésirable à l’OM mais n’est pas encore suffisamment désiré ailleurs. Il résiste à l’incertitude de son statut en préconisant l’honnêteté
" Il ne faut pas oublier que si l’OM est qualifié en Coupe d’Europe, a investi sur des renforts, c’est grâce aux dirigeants mais aussi à la solidarité des joueurs," dit Baka - Photo Florian LAUNETTE
Le sentiment est patent: son début de saison projette des images visionnées. Ses phrases ont un air de déjà entendu, parfois trop. Ses maux bégayent, ils sentent la lassitude.
Ibrahima Bakayoko a le sourire intermittent, l’avenir flou, les idées confuses. Dans son histoire avec l’OM, au fil des mois, des incompréhensions passionnelles, des buts rares mais précieux, des oublis souvent trop nombreux, le verbe s’est alourdi un peu plus chaque jour, nourrissant une vieille rengaine: son départ.
Retracer une proximité de trois années découle sur le constat suivant: Bakayoko n’est pas seulement une carte secrète sortie pour illuminer de bonheur la première journée de championnat de l’OM. L’Ivoirien cultive une autre richesse: il alimente une chronique à lui tout seul.
Chaque but extériorise son amour pour le maillot qu’il porte, l’ambition d’être indispensable: " Il n’y a que ça actuellement qui peut me permettre de prouver que je suis capable d’apporter quelque chose à l’OM. Ou ailleurs." Dans l’énoncé, la coupure est flagrante: " Ou ailleurs."
" L’attaque n’a pas été efficace? Et alors, vous voulez que je porte plainte?" Le temps d’une intersaison, son nom a été rejeté au second plan, derrière Mido ou encore Drogba. Lui, meilleur buteur du club depuis trois saisons, relégué derrière ces renforts espérés pour stopper les carences offensives constatées la saison dernière. Baka ne s’en offusque pas et prend la situation avec une pointe d’humour: " Beaucoup de personnes ont dit que l’attaque n’était pas efficace et alors? Vous voulez quoi? Que je porte plainte?"
Sa situation évolue et son caractère ne l’autorise pas à se satisfaire de la condition de remplaçant à laquelle chacun le destine pour les mois à venir: " Un joueur ne peut pas se contenter d’un tel statut, corrige l’Ivoirien, sinon il manquerait d’ambition." Humainement, il n’est pourtant pas indésirable, seul son salaire cause souci aux dirigeants olympiens.
Dans la confidence, Alain Perrin admet " avoir beaucoup de tendresse pour Baka", mais ce sentiment ne constitue pas pour autant un privilège. Dans leur relation, les deux hommes reconnaissent des discussions franches.
" Un jour, il m’a téléphoné et la conversation a duré 46 minutes, se remémore Baka. Il n’a rien à me reprocher. Ma préparation est correcte, professionnelle." Alain Perrin n’en disconvient pas: " Quand on voit son envie, son implication, son efficacité aussi lors des matches amicaux où il a toujours marqué dans des temps de jeu limités, la réflexion à son sujet évolue."
" J’ai analysé tous mes moments difficiles, je n’ai pas d’inquiétude pour mon avenir"
Jusqu’où? La route de Baka est-elle obstruée? Il réclame une porte ouverte afin de partir si, enfin, une proposition intéressante lui parvient: " Les rendez-vous européens avec l’OM restent gravés dans ma tête, je ne conçois pas la suite de ma carrière sans Coupe d’Europe".
Pourquoi alors avoir repoussé l’offre du Besiktas, qualifié directement en Ligue des champions? Si cette volonté européenne est fortement ancrée en lui, alors on connaîtra avant le match contre Vienne ses intentions définitives. Disputer le 3etour préliminaire avec l’OM le priverait de compétition européenne avec tout autre club pour la saison en cours. Une éventualité qu’il étudie: " Je me suis renseigné pour connaître exactement le règlement à ce sujet, avoue Baka. Je ne connais pas trop la réponse."
Où qu’il aille, Ibrahima a la certitude " d’avoir les moyens d’apporter quelque chose".
Un sentiment renforcé ces dernières semaines: " J’ai analysé tous mes moments difficiles et je n’ai pas d’inquiétude pour mon avenir. Ma plus grosse richesse est l’éducation reçue de mes parents, elle me permet d’avoir les pieds sur terre, de résister, de rester honnête envers les autres et moi-même." C’est dans ce souvenir qu’il se réfugie pour rebondir. A l’OM ou ailleurs. En sachant qu’il n’est pas indésirable ici et pas suffisamment désiré ailleurs.
Thierry MURATELLE
c celui la
" L’éducation de mes parents est ma richesse"
> Tous les articles OM
Ibrahima Bakayoko est très indécis sur son avenir. Il n’est pas jugé indésirable à l’OM mais n’est pas encore suffisamment désiré ailleurs. Il résiste à l’incertitude de son statut en préconisant l’honnêteté
" Il ne faut pas oublier que si l’OM est qualifié en Coupe d’Europe, a investi sur des renforts, c’est grâce aux dirigeants mais aussi à la solidarité des joueurs," dit Baka - Photo Florian LAUNETTE
Le sentiment est patent: son début de saison projette des images visionnées. Ses phrases ont un air de déjà entendu, parfois trop. Ses maux bégayent, ils sentent la lassitude.
Ibrahima Bakayoko a le sourire intermittent, l’avenir flou, les idées confuses. Dans son histoire avec l’OM, au fil des mois, des incompréhensions passionnelles, des buts rares mais précieux, des oublis souvent trop nombreux, le verbe s’est alourdi un peu plus chaque jour, nourrissant une vieille rengaine: son départ.
Retracer une proximité de trois années découle sur le constat suivant: Bakayoko n’est pas seulement une carte secrète sortie pour illuminer de bonheur la première journée de championnat de l’OM. L’Ivoirien cultive une autre richesse: il alimente une chronique à lui tout seul.
Chaque but extériorise son amour pour le maillot qu’il porte, l’ambition d’être indispensable: " Il n’y a que ça actuellement qui peut me permettre de prouver que je suis capable d’apporter quelque chose à l’OM. Ou ailleurs." Dans l’énoncé, la coupure est flagrante: " Ou ailleurs."
" L’attaque n’a pas été efficace? Et alors, vous voulez que je porte plainte?" Le temps d’une intersaison, son nom a été rejeté au second plan, derrière Mido ou encore Drogba. Lui, meilleur buteur du club depuis trois saisons, relégué derrière ces renforts espérés pour stopper les carences offensives constatées la saison dernière. Baka ne s’en offusque pas et prend la situation avec une pointe d’humour: " Beaucoup de personnes ont dit que l’attaque n’était pas efficace et alors? Vous voulez quoi? Que je porte plainte?"
Sa situation évolue et son caractère ne l’autorise pas à se satisfaire de la condition de remplaçant à laquelle chacun le destine pour les mois à venir: " Un joueur ne peut pas se contenter d’un tel statut, corrige l’Ivoirien, sinon il manquerait d’ambition." Humainement, il n’est pourtant pas indésirable, seul son salaire cause souci aux dirigeants olympiens.
Dans la confidence, Alain Perrin admet " avoir beaucoup de tendresse pour Baka", mais ce sentiment ne constitue pas pour autant un privilège. Dans leur relation, les deux hommes reconnaissent des discussions franches.
" Un jour, il m’a téléphoné et la conversation a duré 46 minutes, se remémore Baka. Il n’a rien à me reprocher. Ma préparation est correcte, professionnelle." Alain Perrin n’en disconvient pas: " Quand on voit son envie, son implication, son efficacité aussi lors des matches amicaux où il a toujours marqué dans des temps de jeu limités, la réflexion à son sujet évolue."
" J’ai analysé tous mes moments difficiles, je n’ai pas d’inquiétude pour mon avenir"
Jusqu’où? La route de Baka est-elle obstruée? Il réclame une porte ouverte afin de partir si, enfin, une proposition intéressante lui parvient: " Les rendez-vous européens avec l’OM restent gravés dans ma tête, je ne conçois pas la suite de ma carrière sans Coupe d’Europe".
Pourquoi alors avoir repoussé l’offre du Besiktas, qualifié directement en Ligue des champions? Si cette volonté européenne est fortement ancrée en lui, alors on connaîtra avant le match contre Vienne ses intentions définitives. Disputer le 3etour préliminaire avec l’OM le priverait de compétition européenne avec tout autre club pour la saison en cours. Une éventualité qu’il étudie: " Je me suis renseigné pour connaître exactement le règlement à ce sujet, avoue Baka. Je ne connais pas trop la réponse."
Où qu’il aille, Ibrahima a la certitude " d’avoir les moyens d’apporter quelque chose".
Un sentiment renforcé ces dernières semaines: " J’ai analysé tous mes moments difficiles et je n’ai pas d’inquiétude pour mon avenir. Ma plus grosse richesse est l’éducation reçue de mes parents, elle me permet d’avoir les pieds sur terre, de résister, de rester honnête envers les autres et moi-même." C’est dans ce souvenir qu’il se réfugie pour rebondir. A l’OM ou ailleurs. En sachant qu’il n’est pas indésirable ici et pas suffisamment désiré ailleurs.
Thierry MURATELLE
En plus, il y a de la marge
> Tous les articles OM
Malgré un succès largement mérité, l’OM donne le sentiment de pouvoir progresser dans tous les secteurs. Physiquement mais aussi techniquement
Vachousek a souvent posé des problèmes à Michel quand il est revenu dans l’axe et a tenté des une-deux avec Mido. Discret en première période, il a pris peu à peu de l’importance dans le jeu olympien - Photo Florian LAUNETTE
Gagner, c’est bien, surtout à l’extérieur, pour la première journée. Même si la défaite de l’an dernier, " à domicile" contre Nantes à Lyon, n’avait pas empêché l’OM de gagner ensuite à Monaco et de réaliser un mois d’août remarquable.
Mais gagner, ce n’est pas tout. Y parvenir comme l’a fait l’OM à Guingamp en laissant le sentiment d’en avoir encore sous le capot, c’est beaucoup plus fort.
Aujourd’hui, on sort de ce premier déplacement avec l’impression que l’OM a de la marge, beaucoup de marge. Les trois premiers points ne sont pas le fruit du hasard, ils sont mérités. Mais dans un mois, l’équipe olympienne devrait être bien plus performante.
Si l’on devait se contenter d’un symbole, on prendrait Daniel Van Buyten. Lui, comme Celestini ou Hemdani, est sans doute physiquement prêt, mais samedi soir, il a fait preuve d’une telle supériorité sur ses adversaires, qu’il a paru marcher, tel un géant serein et sûr de sa force, entouré de nains qui s’agitaient. Un peu comme s’il n’avait même pas eu besoin de jouer, mais d’être présent.
Le physique au mois d’août
Il n’est pas le seul, évidemment. Globalement, l’équipe n’est pas prête. Alain Perrin a répété le terme de rodage hier à la Commanderie.
" Il n’y a pas de surprise, on va s’attacher à mettre tout le monde en forme au mois d’août. Il faut encore améliorer aussi la circulation de balle, l’animation offensive. Mais il est fondamental de conserver cet état d’esprit."
Zone par zone, on constate qu’il n’est pas utopique d’attendre des progrès, individuels et collectifs.
En défense, c’est quand l’adversaire la mettra vraiment à contribution que l’on jugera de sa fiabilité. Mais on imagine aisément que l’apport de Meité, qui a purgé sa suspension, puis, plus tard, de Christanval, Perez, Ecker etDos Santos, ne pourra que renforcer ce secteur. Sans compter l’arrière-droit qu’Alain Perrin recherche toujours en priorité. En attendant, l’expérience Hemdani est concluante dans l’axe.
Au milieu, Fabio Celestini le rappelle lucidement, il n’y avait guère de vrais milieux.
" Certains jouaient derrière, alors que certains attaquants jouaient au milieu. Sytchev ou Fernandao ont forcément plus de difficulté à défendre que Johansen. Et nos attaquants n’étant pas encore au mieux physiquement, le premier filtre n’a pas toujours fonctionné. Il a donc fallu courir un peu plus, prêcher d’exemple au milieu."
Vachousek, futur patron?
Avec ce qu’a donné Hemdani l’an dernier, les promesses et l’implication immédiate de N’Diaye, le retour de Johansen, le milieu de terrain va, lui, gagner en densité.
Avec Vachousek, il va aussi gagner en créativité. Le Tchèque est précis et capable de varier son jeu. Il a recherché les une-deux, balayé le terrain sur toute sa largeur et pris du volume en cours de match. Mais on n’a certainement vu qu’une partie de son talent. Son pied gauche n’a pas encore parlé, dans le jeu long ou sur coup franc, l’une de ses spécialités. Il y a un patron potentiel chez ce joueur.
Enfin, devant, l’OM tient de la dynamite.
Pas prêt, Drogba? C’est normal. Mais avec une passe décisive, deux tirs cadrés, un centre qui aurait pu provoquer l’ouverture du score, il a dépassé le simple cadre du boulot bien faitet des promesses. Ce dont a dû se contenter son compère Mido, qui va quand même devoir apprendre à ne pas trop s’énerver.
Les deux joueurs se recherchent, se trouvent, se complètent, nous promettent une complicité exceptionnelle.
Et en plus, ils sont susceptibles de faire briller les autres.
Quels que soient les attaquants olympiens qui partiront, ceux qui resteront seront probablement meilleurs que l’an passé. Le but de Baka est un signe.
Haute taille et force de frappe
L’OM a de la marge.
Physiquement, tactiquement aussi, quand tout le monde se connaîtra mieux. Mais surtout, il doit faire encore mieux en matière d’efficacité. Quand on arrive dans la surface adverse avecVan Buyten, Fernandao, Drogba et Mido, on doit être capable de se créer au moins une occasion sur corner, à condition de mieux les tirer. Si le ballon arrive bien dans la zone de vérité, un des quatre géants finira par marquer; souvent même.
Mais dans un domaine précis, si l’efficacité n’a pas été au rendez-vous, les progrès ont déjà été évidents: celui des frappes lointaines. Qui ont cruellement fait défaut à la panoplie olympienne la saison dernière.
A voir et revoir les deux flèches décochées de 25 mètres par Drogba et Vachousek en deuxième mi-temps, on se dit qu’il ne manquait pas grand-chose pour avoir deux buts à la clef. Là où, souvent, les gabians tremblaient ces dernières années.
Cette fois-ci, ce sont les filets qui vont le faire. Souvent et bientôt.
Mario ALBANO