Odeur de Frites(poème sur les frites)
Toujours l´odeur,
M´annonce nostalgie
Des cornets d´antan:
Papier absorbant
Excès de chaleur,
Et graisse ramollie.
Je dégustais les grosses blondes
Du dessus, celles au cœur
Tendre, fermes à l´extérieur,
Aux saveurs toutes rondes.
Plus bas, je dégageais
La moutarde où baignaient
Les moyennes, plus croquantes,
Plus dorées, plus craquantes.
Pour arriver enfin
Dans la pointe, à la fin,
Qui cachait les petites dures,
Brunes de gourmande friture.
Restaient: goût de trop peu,
Et un papier graisseux,
La décision prochaine
D´une portion plus pleine.
Grand Jacques que c´est bon!
Regarder Madeleine,
Manger les frit´ d´Eugène.
Le cœur à sa chanson:
Beau temps où friterie,
Se disait, sans qu´on en rie,
"Friture". Voici le tram
Trente-trois, cher quidam,
Tu peux y embarquer,
Brel t´y attend pour trinquer.