1. Les racines idéologiques des IUFM
L´épanouissement de l´idéologie marxiste
Après la deuxième guerre mondiale, le rapport Langevin-Wallon de 1947 - qui dictera la très grande majorité de la cinquantaine de réformes ou projets de réforme égrenés à l´Education nationale depuis la Libération - avait pour objet de rendre les Français plus dociles à l´avènement du communisme en leur enlevant tout esprit critique par l´effacement des points de repère que produit une vraie culture et c´est avec cet objectif que se sont développées des campagnes pour " expurger" des programmes scolaires tout enseignement qui accrédite la thèse d´une quelconque réussite du capitalisme, réunifier le cadre scolaire sous la coupe d´un ministère tout-puissant et commencer un endoctrinement massif du personnel enseignant et, indirectement, des élèves de nos écoles. D´où la nécessité impérative de créer une école unique pour tous les enfants. Les prétextes invoqués étaient : " l´inadéquation d´un système scolaire où la coupure entre l´enseignement primaire et supérieur est devenue contraire aux exigences du présent" ( Wallon). Ce que les concepteurs du plan reprochaient à l´enseignement était son aspect " dogmatique, figé, routinier" et aussi son " autonomie relative inconciliable avec l´unité relative du pays". Il fallait aussi " supprimer la cloison qui vouait l´enseignement primaire à être un enseignement utilitaire pour les masses, et l´enseignement secondaire un enseignement culturel pour l´élite".
Progressivement, de 1945 à nos jours, c´est à une véritable soumission idéologique de l´école que nous assistons : à travers les manuels et dans son fonctionnement.
Pendant des années, les manuels scolaires ( même aujourd´hui, ils ne sont pas complètement remaniés comme a pu le remarquer l´iFRAP dans le n° 33 de Société Civile) ont été remplis de propagande stalinienne ( par une incongruité bien française, c´est surtout après 1953 et la mort de Staline que les manuels d´histoire et de géographie sont devenus staliniens). Dans ces manuels, on prône la rupture définitive avec le capitalisme, cause de tous les maux de l´humanité, et l´on donne l´exemple parfait de l´économie soviétique qui est décrite en termes purement idéologiques avec, à l´appui, seulement les statistiques officielles. Les auteurs louent les réussites du peuple soviétique, la production industrielle qui croît de 300% par an, les superbes résultats obtenus en un temps record ( toujours moins que le temps qu´il aurait fallu) par la classe ouvrière et même les résultats " exceptionnels" des scientifiques à la Lyssenko qui ont réussi le " détournement des fleuves sibériens" et la création de nouvelles espèces végétales et animales censées révolutionner la recherche mondiale.
Ce texte illustre bien ma pensée.