Je prendrai l´exemple du panpsychisme ( et en fait, du " crypto-proto-panpsychisme"...). Ce panpsychisme postule que tout grain de matière renferme une goutte de conscience. La " matière" devient alors une psychomatière, substance bi-dimensionnelle riche d´un double contenu, ´phi´ ( ou physique) et ´psi´ ( ou psychique). Les faits enseignent que cette goutte est farouchement indécelable! Cela s´explique si le ´psi´ est très généralement inerte, ou latent.
Mais sous certaines conditions - que j´appelle les conditions paralantes - le ´psi´-sortirait furtivement de sa latence, pour s´éveiller et devenir actif. C´est alors que naîtrait une lueur d´esprit. L´idée sous-jacente est que le cerveau serait à la conscience ce qu´une lampe est à la lumière: le catalyseur d´une potentialité universelle, mais latente, de la matière ordinaire ( qui est l´émission, soit de lumière, soit de conscience...).
Il y aurait donc - à l´instar de l´eau qui peut devenir glace - deux états possibles pour la psychomatière: un état à " psi" latent, et un à " psi" actif. Je les baptise matière et paral respectivement. Ce " psi" serait le support de la conscience. Plus exactement, il resterait préconscient dans son état latent, et ne contribuerait à la conscience qu´à l´état actif.
Il faut des myriades de photons pour obtenir un rayonnement décelable. De même, seul un nombre immense de lueurs d´esprit simultanées engendrerait des entités " macro-psychiques" complexes. La conscience humaine ne serait réalisée qu´à partir d´un certain seuil d´aggrégation du ´psi´. Elle serait ainsi une propriété émergente.
Je nomme supralité cette propriété d´agrégation. ( Le " psi" s´aggrège ou se soude grâce aux liaisons suprales, qui le structurent et partant, lui permettent d´encoder de l´information). Le secret du cerveau conscient proviendrait alors de sa capacité à fabriquer du paral à grande échelle suprale, que j´appelle pour simplifier le paral supralé.
En résumé, la conscience serait liée au paral dont l´ampleur ( suprale) est suffisante. Je traduis cela par la formule: {conscience = paral supralé}. Ce paral nécessite des conditions paralantes: on doit supposer que le cerveau est équipé de microstructures - que j´appelle les paralgènes - réalisant ces conditions.
On comprend alors la différence entre les traitements préconscient et conscient de l´information neuronale: le second, à l´inverse du premier, met en jeu l´action des paralgènes. Nous pouvons à présent conclure:
Le cerveau est l´organe de la conscience parce qu´il réalise du paral supralé, à grande échelle et en flux continu. Il doit cette propriété exceptionnelle à ses innombrables paralgènes.