Le réveil fut des plus morne,
dans ce rosier de la vie,
emplissant les âmes de rogne,
pétales noires, esprits impies,
et sonne le glas de la liberté,
enfoncant les épines charnues,
nous forçant a nous lever,
jusqu´à ce que le temps nous tue,
oubliant le sang,
oubliant le temps,
il me vient a penser
que je pourrais renoncer,
et par une journée d´été me sauver,
franchir les barrières et les ronces,
emplissant par l´oublie mon gosier,
jusqu´à ce que nuit s´annonce,
car la nuit tout est permis,
et le ciel n´est que folie,
j´irai voir dame liberté,
par ses couleurs me libérer,
dans la chaleur de son lit,
la caresser, la regarder,
jusqu´à ce que vienne midi,
et que l´ombre vienne me chercher,
tout sera à recommencer,
comme les champs à labourer,
car sans être prisonnier,
je ne puis gagner,
comme les saisons figées.