il ya un mois j´ai rencontree une fille genial, et , hier j´ai fait une fic sur elle . LOL
Un grondement sourd à peine rythmé par les pas de Alexandre embrumait Joinville Le Pont. Celui-ci se mit à chanter doucement, puis de plus en plus fort, mais cessa de peur d´être ridicule. Apercevant la photographie d´un palmier, il se prit à rêver à un voyage, un long et beau voyage... aux côtés de celle qu´il rejoignait. Sans comprendre, il fut face à la porte.
Sans attendre, il sonna. Quelques secondes s´écoulèrent. Les tempes de Alexandre battaient. Comme personne n´ouvrait, il sonna une nouvelle fois. Mais rien ne se passa. Il frappa, sonna, frappa, sonna encore et encore... puis il décida d´attendre.
Il attendit une heure. Puis deux. Au bout de trois heures, désespéré, il se leva, et après avoir sonné une dernière fois, tourna les talons et s´en alla. Mais à peine fut-il en route qu´un bruit de verrou attira son attention. Il fit volte-face, et aperçut Lucie sur le pas de la porte.
- Je... excuse-moi, dit-elle. Je suis désolée, je... je...
- Tu es si angelique, la coupa Alexandre.
- Entre, ajouta Lucie.
Arrivé au salon, Alexandre s´assit dans un fauteuil et soupira. Puis il fixa Lucie. Celle-ci était debout près de lui. Lui tremblait d´émotion. Elle, ne disait rien. Il se leva, s´approcha d´elle.
- Lucie...
Elle détourna la tête.
- Lucie, répéta-t-il.
Alors elle le regarda. Au moment où leurs regards se croisaient, leurs lèvres se touchèrent.
- Euh... bredouilla Alexandre.
Mais les mots ne venaient pas... alors Lucie passa sa main derrière la nuque de son ami, et l´embrassa. Cela dura une éternité. C´était la première fois qu´ils ressentaient une telle émotion, et ils ne s´arrêtaient plus.
Puis lorsque les premières étoiles scintillèrent dans leurs yeux épuisés, leurs lèvres se quittèrent. Comme deux plongeurs en apnée, ils reprirent leur souffle en même temps que leurs émotions.
Puis Alexandre approcha sa bouche de l´oreille de son amie et chuchota quelque chose d´imperceptible. Soudain, une larme coula sur la joue de Lucie.
- Moi aussi, je t´aime, dit-elle.
- Cela fait déjà un mois... un mois que nous nous sommes vus... un mois que la foudre m´a frappé... et j´ai toujours su que c´était toi l´amour de ma vie. Et ce, malgré mes aventures passées.
- Voyons... tu vas me faire rougir, murmura Lucie.
- Pourquoi? S´écria-t-il. Tu es la personne la plus douce que je n´ai jamais connue! La plus douce de tout Joinville Le Pont! Les gens ne t´arrivent pas à la cheville.
- Mais et toi, tu es si tendre...
- Cela n´est rien à côté de toi. Lorsque je t´embrasse, j´ai l´impression que je m´envole. Quand je te quitte, j´ai l´impression que mon coeur se fait piétiner par un féroce dragon, ou transpercer par mille lances empoisonnées.
- Mais toi aussi, Alexandre, tu as beaucoup de qualités...
- Ma puce... Lucie...
Mais il ne put continuer. Une fois de plus, leurs lèvres se rejoignirent. Ils déliraient presque tant la fièvre les gagnait... ils étaient en haut d´un Saol Pleureur, en train de Carresser à l´air libre. Près d´eux, Eagles chantait ´´Hotel California´´ en les regardant. Comme frappé d´un coup de foudre, Alexandre fasciné eut à peine le temps d´apercevoir, dans un éclair, comme dans une toile de Van Gogh, Lucie réincarnée en sirène... Ecume bouclée, vagues ébouriffées, ciel baigné de nuages qui font cligner la lune, commissures nacrées de lèvres de coquillages, le sourire émaillé de corail blanc, la voix lactée et les seins nus étoilés de mer... tout disparut lorsque Alexandre rouvrit les yeux.
- Marions-nous...
- Pourquoi n´est-ce pas déjà fait?
Ils rirent. Ils étaient heureux.
Ils restèrent ainsi toute la nuit à se regarder dans le blanc des yeux. Parfois, ils s´embrassaient. Parfois, ils parlaient.
- Ne me quitte jamais, disait Alexandre.
- Je ne te quitterai jamais. Tu es bien trop tendre pour que je te quitte, répondait Lucie. Tu es l´opposé de la bêtise, de la brutalité... tu vaux bien plus que ce rustre de Felix. Je ne sais pas comment j´ai fait pour lui trouver du charme.
Et ils s´embrassaient. Puis ils s´embrassaient une nouvelle fois.
Dans un sourire, un souffle, un battement de cils, ils se dirent ´´je t´aime´´. Ce sourire brille encore au fin fond des étoiles... ce souffle chante encore dans les hautes couches de l´atmosphère... ce battement de cils scintille toujours quelque part. Ils s´aiment.