Fuir à l’infini, tel était l’unique moyen d’échapper aux tentacules de Dédale. Dédale était une prison sans fin. Dédale était mouvant, aussi. Au gré de son inventivité, la planète vivante se métamorphosait sans cesse, donnant l’illusion qu’il « progressait », qu’il se rapprochait d’une issue libératrice. Mais cette issue n’existait pas car Dédale ne s’ouvrait jamais. Il anéantissait ses proies à force d’espoirs déçus, de solitude infinie. Parfois, il les étouffait entre ses anneaux.
Mais il ne s’ouvrait jamais.