Pingouins et Manchots
Commencer une nouvelle année par une petite polémique à caractère scientifique, quoi de plus réjouissant, démontrant ainsi que les forums de Syberia 1 et Syberia 2 élèvent l’esprit.
Bonne année à toutes et tous.
Anatole France dans sa préface de « l’île aux pingouins » écrit :
« Nous appelons ( EN FRANÇAIS) pingouins ( de la famille des Alcidés), un oiseau des régions arctiques et manchots ( une espèce des Sphéniscidés) habitant les mers antarctiques.
Toutefois, Charcot affirme le contraire et il donne comme raison l’antériorité du nom donné en 1598 par des hollandais aux oiseaux de ce type découverts en antarctique et appelés PINGUINOS ( à cause de leur graisse) ».
Remarque, Pinguyn en flamand veut dire graisse.
Cette phrase marque bien l’indécision qui a longtemps régné dans l’esprit et dans la lettre entre DEUX GROUPES d’oiseaux parfaitement distincts.
Les pingouins sont voisins des mergules, des guillemots et des macareux, ils ont les ailes courtes mais pointues, garnies de plumes suffisantes pour leur permettre de voler « en rase vague ».
Les manchots au contraire ( seule espèce du groupe des Sphénisciformes) ont des ailes dépourvues de rémiges et recouvertes d’un tissu écailleux. ; leurs ailes sont totalement impropres au vol, ces « ailerons » leur servant qu’à nager sur ou dans l’eau.
MAIS EFFECTIVEMENT
LES PINGOUINS SONT NORDIQUES ET LES MANCHOTS N’HABITENT QUE DANS L’HÉMISPHÈRE SUD.
Il faut cependant bien convenir qu’il y a beaucoup de ressemblance aussi bien dans le port, dans les attitudes et les mœurs ( port dressé, démarche maladroite, reptation et glissade lorsqu’ils sont obligés de fuir, mœurs nuptiales).
En ce qui concerne les pingouins de Syberia 2 dessinés par Sokal, c’est leur trop grande taille qui n’est pas exacte. Axolotl l’avait en effet remarqué ; mais je lui avais déjà répondu dans un post que je ne retrouve pas. VOICI :
Jusqu’au milieu du XIX ème siècle existait une grande espèce de pingouins ( Pinguinus impennis) mais dont les ailes étaient trop petites pour voler ( d’où sans doute l’extinction de l’espèce). Ils furent massacrés par les pêcheurs. Le dernier couple fut découvert en 1848 sur les côtes d’Islande, emmené en captivité à Copenhague où il est conservé et empaillé au Museum d’histoire naturelle de cette ville.
Encore une fois « Bonne année » et attendons le retour de Kate et du Youki et la résurrection d’Oscar ( par Momo)
Salut. Godfriaux