Le problème à la liberté d'expression, ou plutôt d'information si tu traites des médias spécifiquement, c'est qu'en France cette libertée préempte sur le droit à l'image (par exemple; il y avait le déraillement d'une ligne de métro je ne sais plus trop où, et la Une montrait le cadavre déchiqueté d'une vieille femme, sans que l'on puisse la reconnaître. Sa famille l'a néanmoins identifié à cause des vêtements, et a porté l'affaire au tribunal, qui les a débouté en statuant sur le fait que la liberté à l'information prime sur le droit à l'image).
De même, il faut savoir qu'en France le cadavre n'est pas soumis aux droit et à la protection de l'image ou de la vie privée (tu as l'affaire des paparazzi qui avaient photographié le corps du fils de Dalida, ou les photographes qui avaient photographié le corps de Mitterrand).
La seule limite, en France, est celle du voyeurisme, et lorsque la photographie, accouplée à un article, incrimine implicitement les personnes présentes dessus (par exemple, deux stagiaires en médecine dans les DOM-TOM ont été photographié et ladite photo servait à appuyer un article sur l'addiction des jeunes à la drogue); soit de la diffamation.
Sur le plan juridique, tu peux encore user de l'article 9 du code civil et du 1382 (sur les dommages et intérêts), mais en soit il n'y a pas grand-chose. Tu dois aussi savoir que les grands magazines s'attendent en général à être traduit en justice et disposent pour cela d'un budget spécifique pour les dommages et intérêts. Les peines sont le retrait des photos et des magazines en ventes (mais c'est toujours ridicule, vu que l'exemplaire s'est déjà bien écoulé en général), et une indemnisation pour préjudice moral.