Mitsuru > Je ne crois pas que le débat soit là, au contraire. J'ai parlé d'inné mais ce n'est pas très important, en fait. QU'il y ait ou non de l'inné, cela ne change rien au fait que notre expérience (par laquelle il semble que nous inclinions dans un certain sens à chaque fois que nous sommes confrontés à des choix) relève des événements extérieurs, lesquels NE DEPENDENT PAS DE NOUS. Par conséquent nos volitions ne sont pas libres, si tant est qu'on admet que nos volitions dépendent de ce que nous sommes.
Après, il y a les partisans du libre arbitre d'indifférence, qui considèrent que nous sommes capables (contrairement à l'âne de Buridan, qui, animé d'une soif et d'une faim également prégnantes, et placé à parfaite équidistance d'un seau d'eau et d'un seau d'avoine, mourrait sur place, dit-on, faute de savoir quel seau choisir en premier) d'une action purement arbitraire (et donc absurde, soit dit en passant), produite ex nihilo ; donc l'homme, placé dans la même situation que l'âne de Buridan, pourrait, lui, choisir le seau d'eau par exemple, alors que cette volition ne s'expliquerait pas rationnellement, alors qu'il n'était pas plus poussé vers le seau d'eau que vers le seau d'avoine.
Il me paraît juste très difficile de penser un phénomène qui ne se soumettrait pas à la loi de causalité qui est fondamentale et a priori. En fait, il n'y a que Dieu qui peut être (et qui doit être, par définition) une cause de lui-même (causa sui)...