Ptite fille à papa dans une zone craignos
le pire étant que je ne me faisais pas vanner par "les plus pauvres" au contraire comme ma mère était très active dans les Restos du Coeur, ils me touchaient pas. Par les autres filles et fils à papa
. J'ai jamais bien compris cet acharnement contre moi, peut-être mon côté Madame-je-sais-tout. Je rentrais tous les soirs en pleurant en 6ème-5ème. Parfois avec des ptains de bleus
Un peu moins en 4ème-3ème parce que j'ai connu mon premier grand amour à qui je vouais une dévotion totale, le reste je le voyais plus
Il était un peu bizu comme moi alors à deux ça passait mieux.
J'ai subi tous les trucs de bizus possibles et inimaginables
pelotage contre ma volonté dans les toilettes, marrons sur la tronche, lancés de ballons de hand sur tout le corps, lettres de menace, je pouvais m’asseoir nulle part en classe parce que toutes les chaises étaient bloquées pour pas que je m’assoie, on riait de moi à 15km à la ronde (toutes les blagues de merde
), on venait me péter à la gueule (ça parait drôle dit comme ça mais non
), on volait mes affaires, on tâchait mes vêtements, on me faisait trébucher, etc., etc. Je racontais jamais rien à mes parents pour pas passer davantage pour une fille à papa maman... Je leur adressais même plus la parole.
J'ai jamais eu besoin de me venger, d'ailleurs je suis pas trop rancunière. La tendance s'est inversée naturellement au lycée. Gros moment de gloire lorsque celle qui avait été la plus horrible avec moi a déclaré sa flamme à un mec qui lui a dit que c'était pas possible parce qu'il était amoureux de moi
Mec que j'ai d'ailleurs envoyé promener tellement il était con. J'étais appréciée de tout le lycée, quand je faisais des fêtes une cinquantaine de personnes venaient et on m'invitait de partout je devais même choisir. J'avais la cote. J'ai rencontré mon futur époux.