Partir du bon pied
Mercredi au stade Gerland, l’équipe de France ouvre sa Coupe des Confédérations face à la Colombie. Si les joueurs de Jacques Santini auront à cœur de bien se lancer dans la compétition, ils devront se méfier de l’inconnue colombienne.
par Chti_dkois
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La spirale positive
Un premier match dans une compétition officielle est toujours délicat. On ne sait jamais trop où l’on va, le niveau de forme est toujours énigmatique et pourtant, la rencontre initiale est souvent déterminante pour la suite. Elle permet de lancer une équipe dans une spirale positive.
Le challenge est pris au sérieux
Même si l’on dit de la Coupe des Confédérations qu’elle est une compétition mineure, l’équipe de France ne doit pas se rater. A un an de l’Euro, un échec flagrant ferait désordre et remettrait beaucoup de choses en cause. C’est certainement pour cela que Jacques Santini prend le challenge très au sérieux. Sur le site de la FFF, le sélectionneur national confie que le résultat doit être «le meilleur possible. ( …) La France veut conserver son titre comme le Brésil voudra prendre sa revanche sur nous après 1998 et 2001, comme le Cameroun voudra peut-être imiter le Sénégal... Le haut niveau est une remise en question permanente. Nous ferons le maximum en sachant que la période de préparation a été courte, après une saison chargée, et qu’il nous faut jouer trois matchs en six jours lors du premier tour.»
Ne pas se rater
Trois matchs en six jours, voilà une raison de plus de bien débuter. En effet, si face à la Colombie, Jacques Santini devrait aligner son équipe type, contre le Japon vendredi, il devra composer avec des joueurs moins expérimentés en sélection et donc pas à l’abri d’un faux pas. On s’en souvient, lors de la Coupe des Confédérations 2001, les Bleus avec une équipe quasi inédite ( Gillet, Bréchet, Née, Camara, Coupet) avaient perdu le second match face à l’Australie ( 0-1) et mis l’équipe de France dans une situation embarrassante.
L’inconnue colombienne
«C’est une très bonne équipe.» Un rien hilare, Lilian Thuram explique aux journalistes présents à Clairefontaine ce qu’il sait de la Colombie : c’est à dire pas grand-chose. Avec la Nouvelle Zélande, la Colombie est sûrement l’adversaire le plus méconnu de ce premier tour mais peut-être le plus dangereux. Les Sud-Américains ont remporté la Copa America 2001 qui se déroulait dans leur pays mais ont manqué le Mondial 2002. Il est donc difficile d’avoir une idée bien précise sur le niveau réel de cette équipe d’autant plus que lors de la Copa America, beaucoup de gros avaient envoyé une formation bis. La meilleure preuve, la troisième place du Honduras qui avait éliminé le Brésil en quarts ( 2-0). Cependant une chose est certaine, la Colombie n’est plus au niveau de ce qu’elle a été au début des années 90. En 1994, elle faisait même partie des favoris du Mondial américain. L’échec ( élimination au premier tour) avait quelque peu sonné le glas de la génération Asprilla. Aujourd’hui, les joueurs majeurs de la sélection de Francisco Maturana se nomment Ivan Cordoba ( Inter Milan) ou encore Mario Yepes ( Nantes).
Technique et agressivité
Ces derniers, les joueurs, sont d’ailleurs les mieux placés pour présenter leur équipe. Et notamment Gerardo Bedoya. Sur le site de la FIFA, le joueur affirme que la Colombie est «une équipe riche sur le plan technique. Nous essayons toujours de bien faire circuler le ballon, sans sauter les lignes. Nous sommes agressifs même si le compartiment offensif est le point faible de notre formation.» Comme la plupart des nations sud-américaines, la Colombie mélange jeu léché et agressivité. Les Bleus et notamment Thierry Henry en savent quelque chose. Lors de la Coupe du Monde 2002, le match face à l’Uruguay ( 0-0) avait été un véritable cauchemar pour les champions du monde 1998. Les Uruguayens et Dario Silva avaient pourri la rencontre et la France avait laissé passer leurs illusions. Espérons que cela se passera mieux mercredi.
Equipes probables :
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France :
Barthez - Lizarazu, Desailly, Gallas, Thuram – Pedretti, Dacourt, Pires, Wiltord - Henry, Cissé
Colombie :
Oscar Cordoba - Martinez, Ivan Cordoba, Yepes, Bedoya - Velasquez, Diaz, Patino, Murillo, Hernandez - Aristizabal