ANALYSE 11/05/03
Sochaux 3-0 OM : Analyse
Venus à Sochaux pour conforter leur statut d´outsiders du championnat, les Olympiens y ont subi un revers douloureux. Trois buts encaissés, un penalty raté, et deux expulsions ont ponctué cette soirée catastrophe. Un couac regrettable mais pas éliminatoire dans la course à la Champions League.
Une telle soirée catastrophe, conclue sur un 3-0 sans appel, ce n´est malheureusement pas une première cette saison pour l´OM. Lille et Paris ( par deux fois) avaient déjà fait subir le même sort à l´escouade d´Alain Perrin.
Cependant, on retiendra aussi de cette rencontre l´extrême sévérité des expulsions de Leboeuf et Van Buyten, ainsi que leurs conséquences. A court terme, elles ont été la goutte d´eau qui a fait déborder le vase, c´est à dire qu´elles ont anéanti les derniers espoirs de revenir à la hauteur de Sochaux. Et à moyen terme, on ne manquera pas de déplorer l´absence des deux piliers de la défense marseillaise lors de la réception de Sedan, dans dix jours. Une bien fâcheuse hypothèque.
Ce déplacement dans le Doubs avait pourtant plutôt bien débuté. Sa bonne organisation avait autorisé l´OM à s´installer progressivement dans le camp des Lionceaux.
Sans être un leurre sur les dispositions phocéennes, ce sentiment de bonne entame a volé en éclats à la demi-heure de jeu après une coupable perte de balle dans le rond central. En une passe plein axe, Santos s´est retrouvé en position idéale et a pu ajuster Runje.
Cette action a mis à jour la faiblesse de l´OM sur les balles en profondeur, et dès lors Sochaux ne s´est pas privé de s´engouffrer dans cette brèche. Le penalty, inexistant, de la 41e minute n´est pas venu autrement. Et sans la hargne de Runje pour s´opposer à deux reprises à Frau, les Marseillais auraient regagné le vestiaire avec un retard de deux buts.
Pour apporter du soutien à ses attaquants, Alain Perrin a ensuite lancé Sébastien Perez dans le couloir droit. Mais, si l´option a été validée dès les premières minutes de la seconde période, et que l´entrée en jeu de Fernandao a également servi, tout a soudainement pris du plomb dans l´aile avec le deuxième but sochalien. D´autant que sur la remise en jeu, dans la même minute ( la 65e), Frank Leboeuf a reçu un carton rouge. De quoi rager surtout si on se souvient que c´est pour avoir protesté, en position de capitaine, que le libero avait écopé d´un premier avertissement…
Les raisons d´y croire se sont un peu plus encore amenuisées à la 70e quand Bakayoko a trouvé Richert sur le chemin de son penalty, puis se sont réduites à néant à la 75e avec l´exclusion de Van Buyten pour un tacle à retardement.
A partir de ce moment, la seule préoccupation des Olympiens a été d´en finir au plus vite, mais les joueurs de Guy Lacombe n´ont pas eu le tact d´en rester là : Isabey exploitant un contre favorable pour parachever le net succès de son équipe.
Pour l´OM, qui était venu en solide prétendant à la Ligue des Champions, une telle addition est dure à payer. Selon le résultat de Lyon dimanche contre le PSG, il fera peut-être une croix sur le titre. Mais pour l´objectif avoué ( retrouver l´Europe) cette défaite ne compromet rien. Elle constitue seulement un douloureux avertissement.