Malgré une réunion, mercredi, avec les émissaires du club anglais, Francis Graille a refusé l’offre de Manchester concernant Ronaldinho. Libre de recruter depuis son passage devant la DNCG, le président parisien a ensuite signé ses deux première recrues officielles.
Paris dit «non» à Manchester
Fait exceptionnel, Peter Kenyon, directeur exécutif de Manchester United, et David Gill, directeur financier, s’étaient déplacés, mercredi, pour conclure le transfert de Ronaldinho vers le club anglais. Confiants en leur offre, dont le montant est resté confidentiel mais que l’on estime à 25 millions d’euros, les dirigeants mancuniens se sont heurtés à un refus poli de Francis Graille. «Manchester United nous a fait une offre, a-t-il déclaré à la fin de l’entretien, mais nous l’avons refusée car elle était très loin de nos attentes, si bien que la transaction n’a pas progressé.» Pire même, le président parisien leur aurait appris qu’il privilégiait d’autres pistes, notamment celle qui enverrait le Brésilien au Real Madrid la saison prochaine. " Nous sommes également en contacts avec d’autres clubs mais pour le moment, c’est le Real Madrid qui a pris l’avantage. J’en ai d’ailleurs une nouvelle fois discuté avec Florentino Perez lorsque nous nous sommes rencontrés mardi».
A quel jeu Francis Graille joue-t-il ?
Ni l’optimisme de façade de Peter Kenyon ( «On ne s’est pas mis d’accord sur tout, mais on se rapproche d’un compromis»), ni la confiance affichée par Roberto Assis, le frère et agent de la star brésilienne ( «Nous sommes très calmes, des discussions sont en cours. Le joueur n’est pas à la rue et il a prouvé sa valeur sur le terrain, alors nous allons attendre et voir ce qui se passe. Je suis certain que Manchester fera une autre offre. Il est important que nous laissions les deux clubs trouver une solution») n’y changeront quoi que se soit. Pour l’instant, c’est le Real qui tient la corde. Avec une offre de 40 millions d’euros pour recruter le joueur dans un an, Madrid devance largement Manchester. Les Anglais comptaient sur le besoin de liquidités du Paris-SG. Mais, depuis leur passage devant la DNSG, les Parisiens ont les mains libres ( toutes les sanctions on été levées) et la manne providentielle injectée lundi par Canal+ ( 20 millions d’euros), l’actionnaire principal, leur a permis de snober Manchester. Le club anglais reviendra-t-il à la charge ? Peut-être, car la stratégie menée par Francis Graille a parfois des airs de poker menteur. Mais, il est vrai que le président du Paris-SG a maintenant le temps d’attendre. Il est en position de force, ce qui n’est pas forcément la cas de Peter Kenyon qui vient de perdre officiellement David Beckham.
Et pendant ce temps-là, le Paris-SG recrute…
Libres de recruter depuis son passage devant la DNCG, le PSG s’en est donné à cœur-joie. Le club a enregistré ses deux premières recrues : Demis Nikolaïdis et Eric Cubilier. Si le recrutement de l’attaquant international grec, en fin de contrat avec l’AEK Athènes, était dans l’air, celui de Cubilier paraît plus surprenant. Encore sous contrat pendant trois ans avec Monaco, le jeune défenseur a été prêté pour un an, avec option d’achat. Est-ce une manière d’anticiper le départ d’un défenseur ( Pochettino, Heinze, ou autre) ?