Lyon qui s’intéresse à Drogba, c’était donc du bidon. Dixit Jean-Michel Aulas en personne.
Bernard Lacombe qui part en Côte d’Ivoire pour y convaincre en désespoir de cause l’attaquant des Eléphants, ce n’était donc qu’un écran de fumée. Une simple manœuvre de diversion.
Le Guen qui téléphone plusieurs jours d’affilée au joueur, ce n’était donc qu’une ruse.
En brouillant ainsi les pistes, le président lyonnais souhaitait également faire monter les prix. Il pousse le vice jusqu’à s’en vanter haut et fort chez nos confrères de " L’Equipe": " Maintenant, il va falloir que l’OM le paye. Il va leur coûter presque autant que Nonda..."
Bref, Jean-Michel Aulas, grand donneur de leçons, a pris les dirigeants olympiens pour des idiots mais aussi ceux de Guingamp. Et que dire du buteur de l’En Avant, dont l’OL s’est uniquement servi pour mieux appâter Nonda. " En agissant ainsi, le président lyonnais donne vraiment l’impression de se foutre de tout le monde à Marseille comme à Guingamp, déplore Christophe Bouchet. Un jour ou l’autre, cela se retournera contre lui".
Bouchet: " Le Graët sait la valeur de son joueur"
Dans l’immédiat, on se demande si la manœuvre ne va pas contrarier le montage financier du transfert de Drogba à Marseille. En obligeant notamment l’OM à payer plus cher. " Pas du tout, répond le président olympien. Noël le Graet ( Ndlr: le président de Guingamp) sait pertinemment la valeur réelle de son joueur à qui il reste un an de contrat.
" Evidemment en agissant de la sorte, Jean-Michel Aulas a tout fait pour nous gêner. Mais lorsque j’entends dire qu’il ne s’intéressait pas du tout au joueur, cela me fait doucement rigoler. Il voulait Drogba, il ne l’a pas eu. Voilà peut-être ce qui explique sa réaction." Possible.
La polémique désamorcée, Marseille doit désormais convaincre l’En Avant en termes d’indemnités. Hier, les dirigeants phocéens ont officiellement proposé 5-millions d’euros pour Didier Drogba. Une offre ferme pour laquelle les responsables guingampais n’avaient, hier soir, pas donné de réponse. Il est vrai qu’auparavant Lyon avait monté la barre aux alentours de 8-millions d’euros. Logiquement, les deux clubs devraient tomber d’accord avant la fin de la semaine. On sait en tout cas que l’OM n’est guère disposé à aller au-delà des 5-millions d’euros.
Le temps de la réflexion pour Anigo
Pas d’évolution en revanche dans le dossier Vachousek. Les discussions avec le Slavia de Prague se poursuivent. Mais l’intérêt de plusieurs clubs européens, notamment de la Juventus, pour l’international tchèque pose un véritable problème.
Marseille qui souhaite en premier lieu renforcer son secteur offensif, continue à travailler sur la piste Pauleta. A Bordeaux, on assure ne pas être vendeur. " C’est là le jeu des négociations", assure pour sa part Christophe Bouchet. De Corse, on évoquait hier la possible venue à l’OM de Mickaël Essien contre Sakho, Swierczewski et un peu d’argent. " Intox d’agent", lâche encore Bouchet.
Enfin, ultime information sur le front du mercato: l’intérêt de plusieurs clubs du golfe Persique pour José Anigo, symbole de la formation olympienne. En dépit du challenge sportif proposé et de propositions très tentantes d’un point de vue financier, l’entraîneur du CFA s’est donné un temps de réflexion. " Pour moi, l’OM reste le club de mon cœur. Il n’est pas évident de s’en éloigner..."