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les marais perdus.

lockness
lockness
Niveau 9
28 octobre 2003 à 21:26:49

Sous-marin…Partie 2

Je courais, haletante et en sueur, mon sac sur le dos, immensément fatiguée.
J’avais mal partout, surtout au bras, d’où s’écoulait un liquide noirâtre qui ressemblait à du sang.
Je m’arrêtais, tombant à genoux. Je tenais mon bras gauche, des larmes coulant sur mes joues. La douleur, atroce, m’empêchait de me relever.
Je rampais dans un fourré et sortis de mon baluchon une poignée d’herbes cicatrisantes. Et puis-je me mis à rire. C’était trop con. J’aurais pu l’éviter. Mais non, j’avais du foncer dedans ! Et voilà, maintenant j’allais crever, et c’était ma faute. Ma vie ne faisait que commencer, et déjà elle s’arrêtait. Je foutu les herbes sur mon bras et les recouvris avec mon bandeau. C’est à ce moment que je me rendis compte qu’un truc me bavait dessus. Je levais la tête, et vis une espèce de grosse bestiole hideuse, d’au moins 2 mètres de haut, pareille à celle qui se dirigeait vers le camps le jour de mon départ. En beaucoup plus gros.
-Euh… Salut…
-Eh, eh, eh… fit la chose.
-Tu sais qu’on ne tue pas un homme à terre, hein, tu parle, donc tu à le sens de la morale, non ?
-Oui, mais tu n’es pas un homme, n’est-ce pas ?
-Euh, vu sous cet angle, en effet…
Le truc violet fronça une sorte de sourcils très épais.
-Il y a d’autres choses comme toi, dans le coin ? Ou t’es seule ?
-Non, y’en a d’autres, pourquoi ?
-Montre ou y sont, et je te laisse la vie sauve.
-C’est une proposition à réfléchir…Je, je peux te donner la réponse demain ?
-NON ! Gronda t’il, c’est tout de suite ou jamais.
-Mais, pourquoi tu ne me bouffe pas tout de suite ?
-Parce-que tu ne suffiras pas à me couper l’appétit, et puis, je ne suis pas un charognard.
-Eh, ça va ! Je ne suis pas encore morte !
-C’est tout comme.
-D’accord, alors, tu vois l’arbre là-bas ?
Pendant qu’il m’écoutait et regardait la direction qu’indiquait mon doigt, j’en profitais pour sortir une grosse seringue d’un liquide paralysant, qu’utilisaient les chasseurs en Afrique pour immobiliser les éléphants.
-Ah, mince ! Je ne me souviens plus de la route !
-Mon œil ! Dit-il en se penchant vers moi.
-C’est exactement ça !
Et je lui enfonça l’aiguille dans l’œil.

Même si ça n’a pas atteint le cerveau, 9 balles dans le crâne, ça ne fait pas du bien. Il a commencé à pousser une sorte de gémissement, et là, j’ai compris qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre.
Mais, ce n’était pas fini pour autant. Il a commencé par me marcher sur le pied. Déjà que je ne tenais pas bien debout, je sentais que ça n’allait pas arranger les choses.
-OUAHAHA…Hurlais-je en sautant sur un pied et en tenant l’autre, c’est qu’il est lourd l’animal !
Mais il n’y avait pas vraiment de quoi rire. Mon pied était en compote. Que dis-je ? En charpie ! Le truc devait bien faire 300 kilos.
Plus d’armes, dans l’impossibilité d’utiliser une machette ou de me déplacer, je m’attendais à une mort prochaine.
Mais le seul problème, c’est que je n’allais pas me laisser tuer sans rien dire. Alors j’ai sortis tant bien que mal mon couteau de ma poche et, bien que je ne sois pas gauchère, j’ai essayé de l’utiliser. Essayé.
La chose m’a mit un coup de tête dans les côtes quand j’ai essayé de m’accrocher à un autre arbre.
-Tu es trop lent, humain !
-Ah bon ? Et toi ?
Et je lui ai transpercé le cou.
J’ai entendu le sang lui remonter dans la gorge, pour qu’il le recrache ensuite par litres.
-Beuh ! C’est dégueulasse !
Le truc à enfin décidé à rendre l’âme. Le problème, c’est qu’il m’est tombé dessus.
J’ai essayé de l’éviter, mais bon, avec un bras et un pied en moins, c’est un peu difficile…
Bon, quand même s’aurai pu être pire. Il ne m’est tombé que sur la jambe. Enfin, s’aurai pu être plus cool aussi. Il aurai quand même pu tomber sur celle ou j’avais déjà le pied en moins.
J’ai mis un quart d’heure à me sortir de là. Un quart d’heure, et toute mon énergie aussi.
Alors, forcément, avec un pied écrabouillé, une jambe cassée, deux ou trois côtes fracassées, et un bras qui partait en gangrène…. Je ne sais pas comment j’ai fait pour revenir au camp.
A oui ! En plus, je n’ai aucun sens de l’orientation ! Une vraie partie de plaisir !
J’ai sortis de mon sac une petite écaille de poisson géant. Une espèce de miroir, quoi ! Je me suis regardé. Je ne sais pas si je me serai reconnue. En fait, personne ne m’aurai reconnue. Je ne ressemblais plus à grand chose ! Mes fringues à moitiés arrachées recouvertes ( comme le reste de mon corps) de sang et de boue.
Et puis là, j’ai eu l’impression que c’était fini. J’ai senti le sang glouglouter dans ma gorge, puis remonter dans ma bouche. Je suis tombé sur la terre humide et meuble, à côté du monstre. La boue est rentrée dans mon nez, mes oreilles et ma bouche où son goût s’est mélangé à celui de l’hémoglobine qui coulait lentement par terre. Dégueulasse.
Je voyais flou, je titubais, mais je savais que si je restais là, c’était pour mourir. Alors, je me suis forcée à avancer.
A l’aide de mon couteau, je taillais une branche qui trainait par terre, et m’en servis pour m’aider à marcher. Je mis mon Mag’ dans ce qu’il restait de mon holster, et mon snipp autour de mon cou. Je laissais mon sac sur place. Trop lourd à porter.
Je sortis ma montre, qui avait résisté, et j’affichais le plan de la région. L’endroit du clan était à environ… 12 kilomètres… J’ai cru que j’allais péter la montre… Enfin, je me suis mise à marcher, et j’ai gravi les douze km sans m’arrêter. Enfin, presque.
Quand je vis la lumière de l’entrée de la guilde, j’aurai pu bondir de joie, si j’en avais eu la force.
Bon, bien sur, le comité d’accueil ne fut pas vraiment comme je l’espérais. Dès qu’ils me virent, j’eus droit à l’inévitable :
-INTRU porte 2 ! Jetez vos armes ! Mains sur la nuque ! Vite !
-Ouais, ouais, ça va, ce n’est que moi…
Je jetais mes armes devant moi et m’allongeais par terre. Une patrouille de 6 soldats vînt à ma rencontre.
-Déclinez votre identité, votre grade, votre…
-Lockness, générale 5 étoiles de la guilde des marais, lâchez-moi soldat, merci.
-Hein ? Fit l’un d’eux.
-C’est ça, mon œil, et moi je suis le président de l’Angleterre, ouais !
-Ben, prouve-le ! Dit un autre.
-Quelle bande d’idiots…
Je retournai ma main intacte et leur montrai le grand «L » tatoué sur ma paume.
-Ca vous suffit comme preuve ? Parce-que sinon, y’a mes armes aussi…gravée à mon nom.
-C’est…c’est vrai…Ah, merde alors…Excusez-nous mon général, mais…
-Ta geule soldat, rends-toi utile, vas plutôt me chercher un médecin.
-YESSÎR ! cria le soldat.
-Moins fort ! Ma tête !
-Que c’est il passé ? Fit une voix qui m’était familière mais que je ne savais identifier, Lock ? Quesque tu fous ?
-Moi ? Je prends un bain de soleil, ça ne se voit pas ? En plus, la lune est belle, ça change…
-La lune ? Elle délire ? Dit la voix à l’intention d’un soldat, celui-ci haussa les épaules.
-Chais pas. On l’a retrouvé là. L’a pas l’air dans un très bon état… Job est partit chercher un médecin…
-Quel médecin ? On a pas de médecin !
-Ah ouais, merde, c’est vrai…
-Quand je pense qu’on est normalement entouré de soldats d’élite…
-C’est vrai, dis-je, à moitié dans les vapes, ils ne m’ont même pas reconnue, tes foutus soldats d’élites !
-Euh…Sans vouloir te vexer Lock, je ne sais pas si je t’aurai reconnue, moi, alors…
-Au fait, qui me parle ?
-C’est bien partit, fit mon interlocuteur, tu sais pourquoi tu es dans cet état ?
-Ben, et toi ?
-C’était une question.
-Ah ! Ben, y’a des grosses bêbêtes qui rôdent, par ici…
-Ah ? Un prolong ?
-Un quoi ?
-Non, rien, laisse tomber.
-Ok ! Quoi ?
-Quoi, quoi ?
-Ben, qu’est-ce que je laisse tomber ?
-Elle… Elle devient dingue…
-Je ne vous le fais pas dire ! Dit un soldat.
-Dites-donc ! Qui vous permet de parler comme ça du général, soldat ?
-Euh, excusez-moi…
-Ca va pour cette fois…
-Que ce passe t’il ? Fit une autre voix.
-Ben…
-C’est quoi ce truc ?
-C’est lockness.
-Ah bon… Ben, c’est pas du luxe ! Tu sens tes jambes, lockness ?
-Bof, ouais, un peu…
-Ah, mets lui un coup sur la tête, Peace.
-Quoi ?
-Ouais, on a pas d’anesthésiant, ici.
-Ah ok ! Désolé, lock !
-Quoi ? Je pige pas tout là… qu’est-ce que…
-Bang !
Je ne sais pas avec quoi il m’ont assommé, mais pas avec des plumes en tout cas.

lockness
lockness
Niveau 9
28 octobre 2003 à 21:27:49

c´est peut-être un peu long...
Je mettrais le reste un autre fois.

covenants02
covenants02
Niveau 8
28 octobre 2003 à 21:50:39

lock rejoin les covs ou sinon nous bombarderont sans sesse les marais perdu.

lockness
lockness
Niveau 9
29 octobre 2003 à 18:41:48

ais-je le choix?

covenants02
covenants02
Niveau 8
29 octobre 2003 à 19:47:44

aller rejoin nous

lockness
lockness
Niveau 9
29 octobre 2003 à 20:33:35

Qu´aurais-je de plus que ce que j´ai ici?
Avec toi je serai capitaine, ici je suis générale.
Chez les covs, je serai la seule à venir sur le chat lors des rendez-vous, aolrs que dans les marais on est toujours au moins trois ou quatre!
Il n´y a à paine que trois personne avec toi, et encore, on ne les voit jamais! Ici, on est beaucoup plus.
Je ne vois vraiment pas pourquoi je reviendrais.
Mais bon, on peut toujours négocier. On ne sait jamais.

lockness
lockness
Niveau 9
29 octobre 2003 à 20:42:34

Sous-marin…Partie 3

-Aaaah…Ma tête…Où… Où suis-je ?
-Dans ton arbre, lockness.
–Dans mon… Qu’est-ce que je fous ici ?
-Je ne sais pas, ça, c’est à toi de nous le dire.
-De… Oh, et puis j’en ai marre ! C’est quoi toutes ces bandelettes ?
-Ben, sincèrement, tu es dans un meilleur état que quand tu es arrivée…
-Que quand je suis… ? Ah oui, je m’en souviens ! Qui m’a mis un coup sur la tête ?
-Euh, c’est moi…
-Ok, si on pouvait me dire qui est « moi », ça m’arrangerais.
-Tu ne reconnais plus personne ?
-C’est que… Je vois flou…
-C’est normal, tu vas voir, dans deux jours, tout sera normal !
Je regardais autour de moi… 4 personnes étaient à mon chevet. Si je ne voyais pas double. Par contre, impossible de les identifier.
-Ouf ! Je suis crevée ! Dis-je en laissant tomber ma tête sur mon lit de camp.
-Oui, mais avant de dormir tu vas nous raconter ce qu’il s’est passé. Fit une voix grave.
-De quoi ?
-Ce pourquoi tu es partie il y plus d’un mois.
-Ah… C’est une longue histoire.
-Nous avons tout notre temps.
-Bon, d’accord. Alors voilà… Par où commencer…
-Pourquoi pas par le début ?
-Vous avez envoyé une équipe à ma recherche ?
-Nous ne l’avons pas jugé nécessaire.
-Pourquoi ?
-Bon, lock, tu es une baroudeuse, et on ne pensait pas que tu en avais besoin…
-Ok, j’aime bien les compliments…
-Mais c’était une erreur.
-Je m’en suis sortie, non ?
-Oui, mais tout juste. Bon, ton histoire.
-Ok, ok… Bon, au départ, je dois dire que ce n’était pas vraiment très loyal…
-C’est-à-dire ?
-Je ne suis pas du genre à m’attacher à ma patrie. Je crois que tout le monde s’en ai rendu compte.
-Oui. Ensuite ?
-Eh bien, je me suis tout de même trouvé un alibi.
-Ah oui ?
-Secourir Rhino3D.
-Rhino3D ? Et comment se fait-il qu’il ne soit pas avec toi ?
-Eh, bien… Il…il est…
-Abrège Lockness.
-Il est mort. Tu crois que c’est facile à dire ?
-Non, mais le nombre de gens qui meurent durant une guerre sont…
-Ta geule ! C’est… C’était un ami.
-… silence dans l’assistance.
-Tu sais à qui tu parles ?
-Non, et je m’en fout.
-Très bien. Alors je vais te le dire.
-Ce n’est pas mon problème.
-Raaah ! Elle me fait c*ie* !
-Du calme ! Après tout, c’est normal qu’elle soit un peu sur les nerfs ! Dit une autre voix.
-Ouais, bon, ok…
Je fermais les yeux… Enfin, un seul. L’autre l’était déjà depuis bien longtemps.
-Peut-être qu’il faudrait revenir plus tard.
-Ok, je m’en vais.
-Salut !
-Hum, oui, c’est ça…
-Lockness, t’es dingue! Dit l’autre voix quand le gars fut sorti.
-Je sais. Je suis habituée.
Il soupira.
-Qui m’a opéré ? Demandais-je.
-Un peu tout le monde…
-C’est à dire ?
-On a tous passé notre brevet de secourisme. On allait vomir chacun à notre tour.
-Olala…Dis-je en mettant ma main sur mon front.
-Ouais ! Pas très cool tout ça ! Un peu deg’ même !
Je souris.
-J’en ai pour combien de temps, dis-je en désignant ma jambe d’un signe de tête.
-Je ne sais pas…une ou deux semaines…Peut-être plus…
-Vraiment génial…Fis-je en fermant les yeux. Enfin, un seul.
-Je peux me lever ?
-Je sais pas. Avec un pied et une jambe handicapées, je ne pense pas.
-Ok. Qui est là ?
-Moi ? C’est Peace_Reign.
-Daccord.
Je refermais un œil.
-Lock…
-Oui ?
-Je me suis demandé pourquoi… Pendant l’opération, tu sais, tu n’avais plus ton bandeau…
-Pourquoi je n’ai qu’un seul œil ?
-Oui…
-Je ne peux pas te le dire. C’est classé secret-défense.
-Ton œil est classé secret-défense ?
-Pas seulement mon œil, tout mon corps.
- ? ? ?
-Oui, c’est de la magie. De la magie génétique. Mais je crois que maintenant ça va changer.
Je passais ma main sur ma figure. Quand je la retirais, mon œil était ouvert.
-Qu’est-ce que… ?
-Laisse tomber, il ne vaut mieux pas que tu trempes dans cette affaire.
-D’accord, comme tu veux, mais, euh… Tu es sur ?
-Peace, avant cette foutue guerre, j’étais un espion. Je suis conçue pour ça. Tu comprendra peut-être un jour…
-Bon, ok. Tu as raison, je ne voudrais pas en savoir trop.
-Tu en sais déjà trop. Fis-je avec un rictus peu agréable.
-Merde, alors.
-Bon, ça y est ? Tu vas la raconter, maintenant, ton histoire ?
-Oui. Aidez-moi juste à m’asseoir.
Une fois assise sur mon lit de camp aménagé, je commençais à raconter…

lockness
lockness
Niveau 9
29 octobre 2003 à 22:00:57

Bon, qui veut la place du défunt Rhino3D?
Inscrivez-vous!
Et rajoutez votre fiche d´inscription avec.

lockness
lockness
Niveau 9
29 octobre 2003 à 22:10:55

lalala...

lockness
lockness
Niveau 9
29 octobre 2003 à 22:48:45

c mort

blipblip
blipblip
Niveau 8
30 octobre 2003 à 02:05:21

SiR Yes Sir je suis la monsieur!

lockness
lockness
Niveau 9
30 octobre 2003 à 02:33:32

hum oui?

lockness
lockness
Niveau 9
30 octobre 2003 à 03:14:37

bon, des volontaire pour aider zhog à sauver Londres?
Besoin d´un pilote et de soldat expérimentés.
Décidez-vous dans les 20H00.
Et j´ai toujours besoin d´un remplaçant pour Rhino3D.

zhog
zhog
Niveau 8
30 octobre 2003 à 14:56:44

bon jai embarquer avec les chaaseurs ki viennetnt te voir

mythik_shadow
mythik_shadow
Niveau 10
30 octobre 2003 à 14:59:54

salut jeune fille, tes story ont l´air bien, mais tu devris mettre un peu moins de texte et plus de...récit

lockness
lockness
Niveau 9
30 octobre 2003 à 16:11:55

bonjour jeune homme, explique moi la différence entre textes et récit(pour moi c un peu la même chose...)
Si tu veux dire moins de dialogue j´en ai un bien de deux pages qui ne demande qu´a être fini.

tch0
tch0
Niveau 8
30 octobre 2003 à 16:15:45

:lol: vou me faite rire avec vos jeune fille et jeune homme :lol:

lockness
lockness
Niveau 9
30 octobre 2003 à 16:38:18

en effet c´est hilarant.
Bon, il n´est pas fini, mais bon.

Sous-marin…Partie 4 :

L’eau était plus gelée que ce que je pensais. Après mettre expédié à environ 30 mètres de fond, je remontais un peu, pour ne pas que la pression m’éclate le cerveau si je continuais à descendre. Alors, j’ai commencé à observer la population sous-marine. Des algues, vers le fond, des poissons, partout. Quelques carnivores, plus petits que moi, et quelques autres, plus gros. Il y en avait qui ressemblaient à si méprendre à des requins. J’avais, attaché à ma combinaison de plongée, un déclencheur électrique qui se mettait à émettre des ultrasons faisant fuir un animal s’approchant de trop près.
Je réglais la position maxi, car ici, on ne sait jamais.
Plusieurs bêtes s’approchaient pour s’enfuir aussitôt. Le lac était très fructueux de poissons de tout genres. Ce soir, rôti de requins ! Bon, c’est cool tout ça, mais en attendant, je manquais d’air. Je remontais donc à la surface et respirais un grand coup. Je nageais vers le sud à la recherche d’une grotte ou autre tanière dans laquelle je pourrais m’installer. J’en aperçu une qui semblait apte à accueillir un humain. Le seul problème, c’est qu’on ne pouvait y accéder qu’en gravissant la paroi fertile qui donnait accès à l’endroit d’où j’avais plongé.
Je me mis à escalader la falaise. Plusieurs fois, je retombais dans l’eau bleue du lac. Au bout de la cinquantième accession, je finis par me hisser à l’entrée de la grotte. Celle-ci avait déjà du être habitée par quelqu’un d’autre. Des restes de repas pourrissaient au fond de l’antre et des fragments d’os blanchissaient à l’entrée. Impossible de déterminer si c’était des os humains ou animal. Un truc à vous flanquer la chaire de poule. Le problème, c’est que j’étais crevée et que je n’avais plus le courage de chercher autre chose. Alors je passerais la nuit ici et je verrais demain. De toute façon, je ne vois pas ce qui pouvait m’arriver. Pas grand-chose. Enfin j’espère.
C’est ce que je m’étais dit. Erreur fatale. En fait, l’erreur, c’était surtout de mettre tirée du camp. C’était con. Vraiment con.
Je me mis à l’aise. De toute façon je n’avais pas vraiment autre chose à faire. J’ai viré les os et les vieilles charognes par-dessus bord, puis j’ai aménagé l’endroit du mieux que j‘ai pu. Ca à même finit par être presque sympathique. Presque. Le truc gênant, c’était les sifflements mêlés aux grognements qu’on entendait la nuit. Alors forcément, dormir comme ça, c’est pas vraiment génial. Pas du tout, même. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Cool. Le lendemain, j’étais crevée. Je foutu le camp de là au bout de jours. Quand je l’ai vu arriver. Une grosse pieuvre. Enorme. C’est vrai, je n’aurai pas du lui prendre sa maison. Ni l’attaquer, d’ailleurs. N’empêche, elle aurai pu être plus sympa avec moi tout de même. Je dormais tranquillement quand c’est arrivé. Et ouais, maintenant, j’dors le jour. Au moins, y’a pas de bruit. Donc, je ronflais…
-Ziiigoouwiiidyyy ! ! !
-Hum ?
-SiiiiiziiiiiFSHHHHH ! ! !
-Quoi ? Qui est là ?
Et paf, une grosse tentacule dans la geule.
-Arrrh ! C’est quoi ce truc ?
-Slurrrp !
Quand j’ai vu la grosse bestiole qui se cachait dans le noir, j’ai cru que j’allais avoir une crise cardiaque. Alors forcément, le plomb a volé.
-PAW !
Mal visé, comme d’hab’.
-FSHHHHHHH ! ! !
-La ferme saloprie ! Tu m’as tué les tympans ! ( C’était vrai.)
Tiens, mon harpon… Hin hin hin…
Et pouf, le harpon est venu se ficher dans la tête de la « chose ».
Sauf qu’elle était tellement grosse que je n’ai pas pu la tracter jusqu´à moi.
Alors j’ai dégagé le harpon à distance, et j’ai plongé dans l’eau.
Ouais, sauf qu’elle m’a suivi.
Le milieu marin, c’était son domaine. Et je pense qu’elle ne serait pas affectée par mes ultrasons. Dès qu’elle a sauté à son tour, j’ai commencé à paniquer.
-Et merde !
-Bloub Bloub !
-Bon, désolée, mais j’ai pas le choix! Dommage pour toi !
J’ai sorti mon snipp et j’ai visé. C’est pas très facile quand on est dans l’eau et qu’il y a un monstre qui nage vers vous. Un très gros monstre par-dessus tout.
Et voilà, fini le monstre. Enfin,pas tout-à-fait, mais il avait son compte, et il s’est tiré.
-Ouf ! Il m’en a fait baver celui-là !
Alors j’ai recommencé à nager en levant la tête, cherchant un nouvel abri. Oh et puis j’en ai assez ! Je chercherais ce soir, de toute façon, je n’attends plus rien de rien ni de personne. M’étais-je dis. Donc, j’ai pris ma journée à profiter du soleil. Non, je rigole ! Oui, oui, ce n’est pas marrant… J’ai pris le temps d’aller explorer les fonds sous-marins à la recherche d’espèces de poissons ou de mammifères marins comestibles. J’en ai trouvé plusieurs. Evidemment, j’ai bien mis la journée à tous les goûter, les analyser, les enregistrer… Ouais, la journée. J’ai découvert autre chose, aussi. Les couchers de soleil. Du campement, on ne voyait pas l’astre solaire se coucher ni se lever à cause des arbres. Là, on ne le voit pas se lever à cause de la falaise, mais on le voit se coucher. Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu un si beau spectacle. Splendide, vraiment. L’étoile était loin de la planète, mais juste assez prés pour chauffer super fort. J’en connaissais un bout sur l’astrophysique, et une géante rouge au milieu de sa vie, c’est ce qu’il y a de mieux quand on veut bronzer et avoir des nuits fraîches. Bien sur, il est conseillé d’avoir l’air climatisé et le chauffage, tant qu’à faire. Les géantes, par leur aspect rosé foncé avec des agrumes violets sur le haut des nuages, et qui donne au ciel une couleur rouge foncé, font des planètes qu’elles chauffent une destination touristique très convoités, et aussi très chère. La plupart des touristes n’y restent qu’une ou deux heures, le temps d’une aurore ou d’un crépuscule. Deux moments magiques. Moi donc, adossée à mon rocher ( je me l’étais attribué) appréciais de mon mieux cette scène. Les rayons lumineux qui piquaient les yeux s’étaient radoucis, la lourde chaleur était tombée, le tapant soleil avait cessé de cogner sur les nuques et les dos. Il ne faisait pas encore froid, l’eau était à une température agréable. Dommage que ces instants ne fussent que des instants, et non de longues heures où il aurait était si facile de travailler.
Je fermais les yeux. Enfin, un seul. Je savourais ce que j’étais entrain de vivre. Je savais que ça n’allais pas durer. Non, je le savais. Depuis longtemps, je crois. Je ne voulais pas l’admettre, j’avais trop d’orgueil pour revenir sur mes actes. Je savais depuis mon départ que partir allait me tuer. Idiot ! M’étais-je dis. Un pressentiment, c’est toujours idiot. Mais bon, je me trompais rarement. J’avais tord, mais raison à la fois. Alors, allez vous amuser à expliquer à votre interlocuteur avec qui vous n’êtes pas d’accord qu’il a raison, mais que vous, vous n’avez pas tout à fait tord ! Trop compliqué. Avec trop des répétitions, de phrases qui ne veulent rien dire. J’ai laissé tomber, j’ai laissé les autres avoir raison si ça leur chantaient, J’ai mis mes principes à la poubelle et j’ai vécu enfermée dans mes idées. J’ai rouvert mon œil. Ca commençait. L’eau s’est mise à bouger, à bouillonner. Je suis montée à reculons sur «mon» rocher, et, subjuguée par ce qui arrivait, j’ai regardé un long moment de longues algues sortir de l’eau. Il ne manquait plus que ça, comme je le disais souvent. Enfermée dans un mutisme sans précédent, je n’eus même pas la force de pousser un de mes habituels jurons.
-M*rde, m*rde, m*rde !
A tiens, si.
Les plantes continuèrent de grimper hors de l’eau. Lors de mes plongées, j’avais bien vu de grands arbres sous-marins comme sur le marais, avec de grandes lianes qui serpentaient leurs troncs, mais pas autant !
Elles devaient sortirent de l’eau pour une raison bien précise, sur terre, au moment de la pleine Lune, les coraux mâles et femelles lâchent leurs substances reproductives pour la survie de l’espèce. Ca devait être quelque chose dans le genre, car elles ne voulaient pas m’attaquer. Elles ne me remarquaient même pas.
Mais en sortant de l’eau, elles devaient bien s’accrocher à quelque chose. La paroi de la falaise ferait l’affaire.
Le problème, c’est que j’étais justement sur un de ses rochers, à la falaise.
-Aaaah !
Les longues tentacules végétales retombèrent lentement sur moi.
Elles claquèrent l’une après l’autres sur les rochers. Mieux vaut faire un dessin :
_______________|~|_ < ----Mon sac(lé pu loin)
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| < ----la grotte de la pieuvre. \ \
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|___ # \ \ \
\| < ----Moi ( en gros aussi) \ \
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( En gros) le falaise…

( je sais pas si ça va passer…)

Bon, ben dans la situation critique dans laquelle j’étais, je n’avais pas beaucoup de solutions :
1)Je restais là à attendre de me faire écrasée puis étouffée.
2)Je plongeais dans l’eau, espérant que les plantes n’avaient déjà pas pris toute la place et j’attendais qu’elles retournent dans l’eau en prenant bien le temps de me noyer.
3)Je trouvais une aspiritée dans la roche pour m’y cacher.
Malgré le grand risque, je choisis la troisième possibilitée.

Cypher13
Cypher13
Niveau 7
30 octobre 2003 à 16:39:15

lockness Posté le 28 octobre 2003 à 21:14:41
il y en a qui n´ont pas l´air de comprendre: J´ai dit 3 jours!
Bon, c pas grave.
J´ai écris 8 pages sur Word en attendant mon nouveau forfait!
Demain je l´ai!
Je dois 0,05 à mes parents... Que la vie est injuste...

Dsl mais c Rhino lui meme qui m´a dit de le virer des marais, alors...

lockness
lockness
Niveau 9
30 octobre 2003 à 16:40:00

bon, le dessin a raté.
Mais je suis sur que vous arriverez à comprendre tout seuls! :-) !

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