Le commandant donna d´ultimes ordres au pilote avant de s´avancer vers le survivant. Celui-ci prononça quelques mots avant de demander les noms de l´équipage. Il semblait intimidé. Peut-être qu´il n´avait jamais vu de forces spéciales, ni de guerriers ultras.
-Mon nom ne vous dirait rien. Contentez-vous de m´appeler commandant. Excusez la froideur de mes hommes, au bout de quelques décénnies de service on apprends à ne plus poser de questions. De plus la plupart d´entre nous ici à déjà vécu bien pire qu´une récupération forcée. En tout cas, bienvenue. Ta compagnie étant réduite à néant, tu est désormais membre de l´équipage du destroyer " don des dieux". Tu est également sous mes ordres. Nous sommes de la grunty company.
Gruntor paru éberlué. Le commandant continua :
-A partir d´aujourd´hui, tu me répondras en disant " oui, chef", tu m´appelleras " commandant" ou " monsieur" dès que je te donnerais un ordre tu l´éxécuteras même si tu dois mourir pour cela tu ne feras aucun commentaire sur l´équipement ou une quelconque propriété de l´armée tu ne toucheras à aucune chose dans la mesure où il y auras écrit " secret défense" dessus et lorsque je te dirais de fermer les yeux tu le feras si tu veux voir le soleil se lever le lendemain. C´est clair ? C´est pour ta sécurité, mon gars. Il y a certaines choses qu´il ne vaut mieux pas que tu saches pour l´instant sur les troupes spéciales. Ah, une dernière chose : oublie le mot " amitié" tant que tu seras dans l´enceinte des quartiers des forces spéciales. Nous te trouverons une unité d´infanterie en dehors des troupes spéciales très bientôt et alors seulement tu pourras re-goûter à la fraternité. Compris ?
Le survivant secoua la tête d´avant en arrière.
-Bon. à partir de maintenant la règle du " oui, chef" est en vigeur. Tu veux une couverture ?
-Oui, chef !
-Ok. Sergent, apporte lui une couverture, du lait chaud, appelle le médecin et apporte la trousse à pharmacie !
-Oui, chef !
-La... La trousse à pharmacie, commandant ?
-Ne t´inquiète donc pas, soldat. Vérification de routine. Test de présence de spores parasites, ce genre de choses. Tout se feras par scanner. On n´auras pas à te toucher. Bon, désolé guerrier, il faut que je retourne au poste. Tu veux voir notre destroyer vu depuis un phntom ? Je parie que oui, dit-il avec un sourire rassurant.
-Euh... depuis le cockpit d´un phantom ? ça doit être quelque chose...
-En effet. Je t´appellerais. A tout à l´heure.
Le commandant se retourna et entra dans le poste de pilotage du phantom, la porte se refermant derrière lui.
-Ouah, dit Gruntor.